15 Aout: l’Assomption

15 mai 2012 | Messes du Sanctoral

L’introït Signum magnum interprété par la Schola Bellarmina

Les autres pièces de cette fête

 

 

Notre-Dame est morte comme tout le monde meurt.
Mais la mort, châtiment du péché, ne pouvait lui être imposée, à elle que le péché n’avait pas touchée; elle était immortelle en droit. C’est donc en quelque sorte librement qu’elle est morte, acceptant d’être ainsi associée, jusqu’en son acte suprême, à l’œuvre rédemptrice de son fils.

Elle n’est morte ni d’usure, ni de maladie, mais d’amour. Un moment est arrivé où son corps n’a plus été capable de porter l’ardeur de son âme. Dieu alors a laissé l’amour déborder sur la sensibilité qui en un instant a été consumée.
Son âme monta droit au ciel. Son corps fut mis au tombeau. Mais il ne devait pas retourner en poussière. De droit, lui aussi était incorruptible. Après un laps de temps, sans doute très court, quelques jours, quelques heures, peut-être, l’âme l’occupa à nouveau et il fut glorifié.

Alors, par la force même de la gloire qui fait les corps agiles et dociles à tous les désirs de l’âme et de l’Esprit-Saint, Notre-Dame monta vers les Cieux, s’éleva au-dessus des anges et des saints qui l’acclamaient et, dans le midi éternel, près de son fils, commença à chanter, sur le mode de l’éternité, son Magnificat.

Tel est l’événement historique de l’Assomption. Il fut célébré de très bonne heure. Dès la fin du Ve siècle la fête était organisée en Orient. A la fin du VIIe elle fut introduite à Rome et devint rapidement très solennelle.

L’Eglise la célèbre dans une atmosphère de joie tour à tour contemplative et exultante, faisant entrer dans le jeu tout le ciel et toute la terre: le Père qui reçoit sa fille bien aimée, le Fils qui retrouve sa mère, le Saint-Esprit qui enveloppe son épouse dans l’amour béatifiant, elle-même qui nous dit son bonheur, et les anges et les élus et tous les chrétiens de la terre et du purgatoire qui l’acclament et félicitent le Christ glorieux d’avoir enfin près de lui, corps et âme, sa mère.
(Texte d’introduction à la fête dans le commentaire de Dom Baron)
 
La messe actuelle de l’Assomption date de la proclamation du dogme par le pape Pie XII (1950). Elle n’a pas été commentée par Dom Baron qui a publié son ouvrage bien avant.
Notons qu’il s’agit d’une messe créée pour cette occasion, donc d’une composition récente, particulièrement réussie, bien qu’il y ait peu d’usage de mélodies-types. Seul l’Alleluia est une mélodie-type, mais qui n’est pas particulièrement modale, donc de facture plutôt récente. Cela n’enlève rien à son caractère joyeux, léger et adapté à la fête liturgique. L’introït et le graduel sont du mode 7, le mode angélique. Celui-ci a une tessiture très large, ce qui permet des envolées particulièrement élancées; il était difficile de mieux correspondre à l’esprit de la fête. A chanter avec élan et légèreté.

Cette messe montre qu’il est possible de créer de nouvelles pièces qui soient belles, priantes et qui correspondent au thème et à l’esprit de la fête liturgique. Même si le caractère modal est moins marqué que dans le répertoire primitif, le but est néanmoins atteint, à savoir l’élévation des âmes par la beauté du chant.

Bernard Lorber

 

 

Motets polyphoniques en l’honneur de Marie

 

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