Ce dimanche 9 novembre, l’Église célèbre la Dédicace de l’Archibasilique de Saint-Jean-de-Latran, appelée aussi Archibasilique du Très-Saint-Sauveur.
Cette fête, d’un rang particulier, prend préséance sur la messe du 22e dimanche après la Pentecôte, et nous invite à contempler le mystère de l’Église, temple de Dieu vivant.
La “mère de toutes les églises du monde”
L’Archibasilique Papale du Très-Saint-Sauveur et des Saints Jean-Baptiste et Jean l’Évangéliste du Latran, plus connue sous le nom de Basilique Saint-Jean-de-Latran, est la cathédrale du pape en tant qu’évêque de Rome.
Elle est, selon l’antique formule, omnium urbis et orbis ecclesiarum mater et caput — la mère et tête de toutes les églises de la ville et du monde.
Son histoire remonte à l’époque de l’empereur Constantin, qui fit bâtir vers 314 une grande basilique sur les terres de la famille Lateranus, confisquées par Néron après la conjuration de Pison.
Ce terrain fut offert à l’Église après la victoire de Constantin sur Maxence, remportée sous le signe de la croix et du célèbre mot : In hoc signo vinces — Par ce signe, tu vaincras.
La basilique fut consacrée par le pape Sylvestre Ier en 324, sous le vocable du Saint-Sauveur.
Au fil des siècles, deux autres patrons y furent ajoutés : Saint Jean-Baptiste (par le pape Serge III au IXᵉ siècle) et Saint Jean l’Évangéliste (par Lucius II au XIIᵉ siècle).
Aujourd’hui encore, elle demeure le symbole du lien entre la Rome chrétienne et la foi universelle.
Le chant grégorien au service de la liturgie de la Dédicace
Sacra Musica met à disposition, à l’occasion de cette fête, l’enregistrement de deux pièces majeures :
L’Alléluia et l’Offertoire de la messe de la Dédicace, tirés du volume 15 de l’intégrale de chant grégorien.
Par ailleurs, l’hymne des vêpres, “Cælestis Urbs Jerusalem”, se trouve dans le volume 12, consacré aux vêpres et complies.
Que la beauté du chant grégorien nous aide à contempler la Cité sainte, Jérusalem céleste, dont la basilique du Latran est le signe visible sur la terre.
