
| IVe dimanche de l'Avent |
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Résumé du commentaire de cette messe par Dom Schuster, dans son oeuvre L'année liturgique.
L'introït est tiré du chapitre XLV d'Isaïe (v. 8). Deux brillantes images expriment à merveille le caractère doux et pacifique de cette première venue du Verbe de Dieu sur la terre : les cieux qui distillent la rosée rafraîchissante sur la toison de Gédéon, et la terre qui fait germer la fleur des champs sur la tige mystique de Jessé. Le psaume 18 vient ensuite ; c'est tout un hymne à la création, aux astres du firmament, au soleil, à la lune, aux étoiles nocturnes, au Créateur. Le psalmiste y ajoute les louanges de la Loi, reflet lumineux du Verbe éternel du Père. Le graduel pris au psaume 144 annonce que le Seigneur est proche de ceux qui se confient en Lui. Il traite les âmes selon leurs dispositions intimes. Toutefois, comme le Seigneur est bon, Il rend souvent bonnes par sa grâce nos dispositions mauvaises. L'alleluia s'inspire d'Isaïe et a été merveilleusement revêtu de mélodie dans le recueil grégorien ; on y sent toute l'ardeur affectueuse de l'âme qui ne peut plus résister loin de Dieu : "Venez, Seigneur, et ne tardez pas davantage à délivrer votre peuple des liens du péché." L'offertoire est tiré de saint Luc et répète la belle salutation angélique à Marie, unie aux bénédictions que lui adressa l'heureuse mère de saint Jean-Baptiste, le Précurseur. L'histoire de la prière Ave Maria, si chère à la piété des fidèles, et devenue si familière grâce surtout au Rosaire marial, commence par ce splendide offertoire, qui nous donne le texte de l'Ave dans sa forme primitive, tel qu'il fut en usage durant tout le Moyen-Age. La seconde partie de la prière, Sancta Maria, Mater Dei, ne dérive pas, comme la première, de la Sainte Ecriture, mais jaillit du cœur de la piété chrétienne, qui, vers la première période franciscaine, se distingua surtout par son caractère de tendre amour pour la Sainte Vierge. L'antienne pour la communion est tirée de l'annonce d'Isaïe au roi Achaz : "Une vierge concevra un enfant qui aura pour nom Emmanuel, c'est-à-dire Dieu avec nous". Dans la loi nouvelle, Jésus prend le nom d'Emmanuel, pour indiquer le caractère indissoluble de l'amitié établie entre Dieu et l'homme.
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