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SUMMARY:Quasimodo
DESCRIPTION:Commentaires des pièces de cette messe par Dom Baron. \nINTROÏT\nLE TEXTE \nComme des enfants nouveau-nés\, Alleluia Devenus raisonnables (spirituels)Un lait sans mélange désirez Alleluia\, Alleluia\, Alleluia. \nPs. – Acclamez Dieu\, notre secours\, Acclamez le Dieu de Jacob. I Petr. II. 2. – Ps. 80. 2. \nCes paroles de Saint Pierre contiennent sous les dehors d’une aimable comparaison\, toute la doctrine de la Vie Eternelle. Lorsque nous recevons le Baptême\, nous recevons\, par la vertu même du sacrement\, quelque chose de la vigueur surnaturelle qui tenait son intelligence et sa volonté fixées sur le Père et le Saint Esprit dans la contemplation et l’amour. Cette vigueur nous pousse\, nous aussi\, à demeurer avec les divines Personnes et à vivre leur vie qui est de s’aimer : c’est la grâce sanctifiante agissant par la Foi\, l’Espérance et la Charité ; force vitale nouvelle qui s’ajoute à celle que nous avons reçue par nature et qui fait que vraiment\, au sortir du Baptême\, nous sommes « comme des nouveau-nés ». Quasi modo géniti infantes.Cette puissance de vie n’est au débit que très faible. Pour se développer\, elle a besoin d’être nourrie d’une nourriture substantielle et adaptée. Ce lait spirituel\, l’Eglise le présente sous deux formes : la Parole divine et l’Eucharistie. C’est à chacun de le prendre et de l’assimiler. « Etant devenus spirituels\, nés à la vie de l’Esprit du Christ\, désirez la vraie et solide nourriture » : sine dolo lac concupiscite.Il n’y a pas de doute que ce texte ne s’adressât autrefois aux nouveaux baptisés. La veille ils avaient quitté la robe blanche de leur baptême et\, à cette occasion\, il leur avait été lu à l’Epître de la messe. En ce dimanche où\, pour la première fois\, ils prenaient place dans la vie de la communauté chrétienne\, l’Eglise tenait à le répéter comme un conseil maternel à leur adolescence qui commençait.Il  va de soi que ce conseil garde pour nous tout son sens et demeure toujours opportun. Par le renouvellement ou l’augmentation de vie qui nous est donné chaque année à Pâques\, nous sommes\, nous aussi\, d’une certaine façon\, des nouveau-nés\, et\, étant toujours en croissance dans le Christ jusqu’à ce que la mort fixe notre taille\, nous devons avoir de plus en plus vif le désir de la nourriture qui nous fait grandir. \nLA MÉLODIE \nCouvrant juste les mots et les soulignant ici et là de quelques neumes\, elle a l’allure d’un simple récitatif sur quelques notes\, mais tout est disposé de telle sorte\, dans cette extrême simplicité\, que les mots nous viennent enveloppés de bienveillance\, de douceur\, de maternelle et souriante bonté ; le sourire de l’Eglise qui\, dans la joie de sa nouvelle maternité\, dispense\, avec toute sa tendresse\, à ses nouveaux-nés et à ses adolescents\, les avis de sa divine sagesse.Cette joie accueillante\, qui laisse entrevoir ce qu’elle a de profond plutôt qu’elle ne se répand\, est particulièrement marquée ans la première phrase ; surtout si on lui donne le sens d’un vocatif\, ce qui semble la meilleure façon de la traduire ; on trouvera alors dans la cadence de infantes l’accent de tendre fierté qui est celui des mères heureuses.Les Alleluia entrent dans la sobre ordonnance de cette joie discrète comme l’expression du bonheur profond de la mère remontant en louange de reconnaissance vers le Père d’où vient toute génération.Chantez avec douceur\, simplicité\, légèreté dans un bon mouvement\, allant\, plein de vie\, de fraicheur et de jeunesse.Que la première phrase soit dans un seul mouvement géniti bien en relief\, la distropha\, douce ; l’accent de infantes bien soulevé.Dans la deuxième phrase\, mettez en évidence sine dolo\, la clivis de do légèrement élargie.Appuyez bien la double note du premier et du troisième Alleluia ; c’est une bivirga épisématique.Le Psaume\, alerte comme une invitation à la louange les rythmes binaires de l’intonation seront bien balancés. \nALLELUIA I\nLE TEXTE \nLe jour de ma résurrection\, dit le Seigneur\, Je vous précéderai en Galilée. Math. XXVI\, 32.Ces paroles furent dites par Notre Seigneur comme une prophétie\, le soir du Jeudi Saint\, entre le Cénacle et le jardin de l’Agonie.Il est bien évident qu’ici ce n’est pas lui qui parle ; l’atmosphère dans laquelle il prononça ces mots était tout à l’opposé de celle de Pâques. C’est l’Eglise qui se redit à elle-même la prophétie du temps de la Passion. Elle rend ainsi hommage à la puissance prophétique du Christ tout en donnant une expression à sa joie débordante. \nLA MÉLODIE \nAprès l’intonation\, joyeuse et pleine de fraîcheur\, la première phrase se déroule dans un grand calme\, comme une contemplation paisible.Soudain\, au début de la seconde\, le mot de la prophétie est porté à la quinte supérieure en un mouvement hardi qui permet à la joie d’exulter à loisir. Le motif est allègre et léger ; deux fois répété sur les notes les plus élevées du mode\, il s’épanouit sur un pressus qui commande une thésis gracieuse sur le ré ; c’est alors\, à la quinte inférieure\, la reprise de l’Alleluia et le retour à la paisible contemplation.Il faut que tout soit très lié et très gracieux\, surtout les grands intervalles de Alleluia et de in die. Pas de contraste forcé entre les deux phrases : le tempo de proecédam ne doit pas être beaucoup plus rapide : mais le mouvement très calme et très « chanté ». \nALLELUIA II\nLE TEXTE \nAprès huit jours\, les portes étant closes\, Il se tint\, Jésus\, au milieu de ses disciples et dit : Paix à vous. Jean XX\, 26.Simple récit que l’Eglise\, ici encore\, se chant à elle-même dans la joie du mystère pascal\, mais aussi\, cette fois\, comme le prélude de l’incident dramatique dont le récit va être fait à l’Evangile. \nLA MÉLODIE \nElle est comme celle du premier Alleluia très joyeuse\, de la même joie fraîche\, simple sans exaltation\, ni recherche d’effet ; comme un air sortant spontanément de l’âme qui livre son bonheur sans s’en douter. Il n’y a pas de mots particulièrement en relief si ce n’est Pax vobis à la reprise du chœur\, si admirablement rythmé\, par la clivis allongée et le salicus\, en un salut large\, joyeux et doux.On notera la belle composition de l’ensemble ; la première phrase répétée\, la troisième reprenant le thème de l’Alleluia\, lui-même composé d’un motif trois fois redit.Chantez dans un legato absolu.Dans le jubilus de l’Alleluia\, allez vers l’épisème horizontal de la clivis du sommet en un discret crescendo-accelerando et laissez vote voix descendre sans effort la thésis ; le pressus de la fin à peine marqué. \nOFFERTOIRE\nC’est celui du lundi de Pâques\, avec la même interprétation et du texte et de la mélodie. \nCOMMUNION\nLE TEXTE \nMets ta main Et prends connaissance de la place des clous. Et ne sois pas incrédule\, mais fidèle. Alleluia\, Alleluia. Jean XX\, 27.Ce verset de Saint Jean\, n’a aucun rapport direct à la communion. On peut toutefois en faire une application à l’augmentation de foi que produit la grâce du sacrement et il est ainsi pour nous tout autant que pour Saint Thomas. C’est en effet le Christ ressuscité que nous recevons dans l’Eucharistie. En venant en nous\, il nous donne une lumière qui nous fait mieux voir qu’il est bien vivant et qu’il porte pour nous\, à tout instant\, devant le Père\, les plaies glorifiées de sa Passion… Mets ta main\, prends conscience de ce que je suis\, de ce que j’ai fait pour toi\, de ma puissance divine qui te ressuscitera… et sois un homme de foi\, d’espoir et d’amour. \nLA MÉLODIE C’est Notre Seigneur qui parle. Le ton est simple\, sans rien de grave\, sans la moindre nuance de reproche. Tout est enveloppé dans une atmosphère de bonté souriante qui comprend et encourage ; Peut-être verrait-on bien une pointe d’esprit dans la double note de l’intonation et dans le climacus de et…Il y a comme une pression plus marquée dans la deuxième phrase. Le sed fidélis est admirable de miséricordieuse bonté…Il n’y a pas dans les Alleluia la moindre nuance d’exaltation ; c’est la même voix discrète et douce.Ne pas chanter vite : mais dans une grande paix ; les accents bien légers et arrondis. Appuyez légèrement la double note de l’intonation ; la première des deux est une virga épisématique. Tombez avec un peu de poids sur de fidélis. Les deux Alleluia un peu élargis.  \nCantiques pour Pâques \n\nQuelques partitions de cantiques pour Pâques\nPolyphonies pour Pâques\n\nEcoutes de pièces \n\nZelenka : messe de la Résurrection\n\nEpître\, évangile et préface chantés de cette messe\, voir ici
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DESCRIPTION:Commentaires des pièces de cette messe par Dom Baron.\nPourquoi l’ange demande-t-il le consentement de cette jeune fille de quinze ans ? Qu’a-t-elle donc qui lui donne autorité pour représenter les hommes en cette affaire capitale ? Extérieurement\, rien. Intérieurement\, tout. Dieu en effet\, de toute éternité\, l’a prédestinée à être la mère du Christ et\, en lui\, spirituellement\, la mère de tous les hommes. Ainsi\, habilitée par Dieu lui-même\, elle peut à bon droit donner le consentement de tous ses fils. \nINTROÏT Vultum tuum\n« Ton visage ils le chercheront\, tous les puissants du peuple\, on amènera au Roi des vierges après elle. Ses proches te seront présentées dans la joie et l’exultation. Il a chanté\, mon cœur\, un chant merveilleux. Je vais dire moi-même mon œuvre au Roi. » Ps 44\, 13 \nLe psaume 44 est le cantique nuptial du Christ et de l’Eglise. Les versets qui forment ici l’antienne de l’introït sont extraits de la réplique de l’ami de l’Epoux à l’Epouse mais\, dans le cadre liturgique de l’Annonciation\, ils prennent un sens quelque peu différent. Ils sont le compliment de l’Eglise au Christ qui vient d’être conçu ou à sa mère qui vient de le concevoir. A l’un ou à l’autre\, car ils peuvent être interprétés dans les deux sens. \nGRADUEL Diffusa est\n« Elle est répandue\, la grâce\, sur tes lèvres. A cause de cela\, le Seigneur t’a bénie à jamais. A cause de ta fidélité et de ta douceur et de ta sainteté (tu as été choisie). Elle te conduira merveilleusement\, ta main. » Ps 44\, 3 \nIci encore\, on ne saurait préciser à qui ces paroles s’adressent : ou au Christ pour célébrer l’éternelle louange du Père qu’il commence dans le sein de Notre Dame\, sa fidélité\, sa douceur\, sa justice et la merveilleuse destinée où sa droite le conduira ; ou à Notre Dame qui vient de dire les paroles si riches de l’Ecce ancilla Dómini et du fiat\, et qui\, elle aussi\, bénie dans les siècles\, s’en va vers sa destinée triomphale\, fidèle\, douce et sainte. \nALLELUIA Ave Maria gratia plena\nC’est le salut de l’ange. A cette louange divine\, qui dépasse tout\, l’Eglise mêle la sienne et la fait monter vers Notre Dame comme l’hommage le plus parfait à sa sainteté et à sa maternité divine. \nL’original de la mélodie est l’Alleluia Eripe me du IXe dimanche après la Pentecôte. L’adaptation n’en est cependant pas très heureuse. L’Ave Maria est une salutation joyeuse\, et Eripe me la prière d’une âme accablée ; la mélodie\, lourde et plaintive par elle-même\, ne saurait exprimer la joie délicate et profonde du salut angélique. Cet Ave Maria n’est beau que chanté en supplication humble. \nCantiques pour Pâques \n\nCoffret de cantiques\, CD 2\nQuelques partitions de cantiques pour Pâques\n\nEcoutes de pièces  \n\nVecci : motets et messe de la Résurrection\nZelenka : messe de la Résurrection\n\n\n 
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SUMMARY:Deuxième Dimanche après Pâques dit "du Bon Pasteur"
DESCRIPTION:Commentaires des pièces de cette messe par Dom Baron.\nINTROÏT\nLE TEXTE\nDe la miséricorde du Seigneur\,Pleine est la terre\, Alleluia.Par la parole de Dieu\,Les cieux ont été faits. Alleluia\, Alleluia\, Alleluia.Ps. – Réjouissez-vous\, justes\, dans le Seigneur.Aux (cœurs) droits convient la louange. Ps. XXXII\, 5\, 6\, 1.Le Psaume XXXII est une louange à la bonté et à la toute puissance que Dieu a exercées dans la création\, dans le gouvernement du monde\, dans les destinées des nations et\, si l’on passe les mots du psalmiste\, dans l’édification de l’Eglise.Les versets 5 et 6 ont été choisis comme texte de l’Introït de ce deuxième Dimanche après Pâques\, non seulement parce qu’ils résument tout le Psaume\, mais parce qu’en eux tient toute l’idée que l’Eglise développe ce jour-là dans sa liturgie.Depuis quinze jours\, elle a contemplé tous les détails de la Résurrection et en a nourri sa joie ; aujourd’hui elle entre plus profondément dans le mystère\, elle va à ce qui en fut la cause et elle trouve la Bonté infinie de Dieu penchée avec amour sur les misères de l’homme. Celle du Père nous prédestinant\, dans le Christ\, à vivre sa propre vie\, à partager sa propre béatitude. Celle du Christ qui nous rachète par sa Passion\, sa Mort\, sa Résurrection\, qui nous prend en lui au Baptême\, qui nous garde dans sa pensée comme l’ami dans la pensée de l’ami\, qui se fixe en nous à demeure\, nourrissant notre amour\, de sa parole\, de sa présence corporelle\, nous conseillant\, nous guidant\, nous pardonnant\, nous relevant et nous serrant de plus près\, semble-t-il\, chaque fois que nous revenons à lui…\, nous menant ainsi\, par sa toute puissante influence librement acceptée\, à sa béatitude de ressuscité.C’est cette Miséricordieuse Bonté\, qui a fait la Résurrection du Christ pour notre propre résurrection\, que l’Eglise célèbre aujourd’hui dans la lumineuse clarté dont le mystère de Pâques enveloppe tous les actes de Dieu et de son Fils. Elle la concrétise à l’Epître et à l’Evangile dans l’allégorie du Bon Pasteur\, mais c’est déjà le divin Berger qui partout sur la terre nourrit ses brebis\, les défend\, les cherche\, les ramène\, les garde dans le chaud bercail\, qu’elle chante en une sorte de prélude dans le misericordia Domini plena est terra de l’Introït… \nLA MÉLODIE\nElle ne saurait être plus réduite\, dans ses éléments matériels : l’étendue d’une tierce dans la première phrase\, d’une quarte dans la seconde. Manifestement ce n’est pas une exaltation de la miséricorde comme dans le verset Confitémini de l’Haec dies. Ce que l’auteur nous livre ici\, c’est sa contemplation ou\, plus précisément\, ce que la contemplation de la miséricorde divine\, réalisée dans la radieuse allégresse du temps de Pâques\, a fait naître dans son âme : la joie d’être aimé de l’infiniment aimable et de pouvoir l’aimer\, sa tendresse pour lui\, sa révérence\, son admiration\, sa confiance… et la paix dont il est tout pénétré. Mais ce sont là choses qui ne se détaillent pas. L’âme en a conscience ; elle pense\, elle voit\, elle admire\, elle remercie\, elle jouit\, mais sans parole ; tout se fond dans l’acte très simple qui la tient fixée en Dieu\, en une quiétude silencieuse. C’est cet état\, très simple au fond\, de joie paisible et aimante\, que la mélodie exprime.Evidemment\, elle n’exulte pas\, cette joie\, elle ne se répand pas\, elle demeure intérieure\, mais pas une note qui n’en soit imprégnée. Elle est dans le premier mot qui\, en dépit du ré initial\, tout de suite s’établit en fa par l’ondulation délicate des demi-tons. Sur Domini\, le nom divin\, un accent de tendresse la pénètre d’une ardeur discrète qui se prolonge sur la tristropha et la clivis allongée. Le mouvement descend sur ré\, mais la mélodie ne s’arrête pas à cette touche du Ier mode qui l’assombrirait\, elle remonte au fa et brode autour de cette tonique du IVe mode en un rythme dont tous les détails contribuent à la faire de plus en plus radieuse : l’accent léger de plena se détendant souple et ferme sur la tristropha\, le podatus et la clivis de est terra\, l’ondulation de l’Alleluia qui touche la tierce majeure\, et rebondit légère et bien posée sur le fa.Elle prend un peu plus d’étendue dans la deuxième phrase\, mais l’atmosphère demeure la même. Il n’est pas jusqu’aux mots qui ne se ressemblent : Dei est revêtu de la même tendresse que Domini avec peut-être quelque chose de plus mystérieux\, que lui donne la cadence sur mi ; et le rythme de firmati sunt est joyeux et ferme comme celui de plena est terra\, plus une nuance d’admiration que lui donne la cadence sur ré.Viennent enfin les Alleluia ; le premier plus extérieur ; c’est la louange qui jaillit de la contemplation\, sans éclat toutefois ; le second qui en ramenant la mélodie à la cadence du IVe mode la garde si bien\, par ce qu’elle a d’inachevé\, dans l’indicible.Ce chant est une contemplation ; il ne doit pas avoir d’éclat\, mais il est aussi l’expression de la joie dans laquelle l’âme contemple et\, de ce fait\, il doit revêtir une certaine ardeur\, être vivant\, souple et ferme. Une juste proportion de ces deux éléments n’est pas facile à réaliser… Il ne faut pas donner toute sa voix\, il va de soi\, mais ne pas trop l’étouffer non plus ; faire les accents légers\, le rythme souple et vivant.Faites l’arsis de Domini arrondie\, sans la ralentir\, en posant doucement la voix sur la tristropha. Veiller à ne pas allonger plus qu’il ne faut la clivis pointée ; rattachez-y plena dont l’accent sera très soulevé et un peu élargi. L’Alleluia\, gracieux\, l’oriscus qui l’achève léger.Un peu plus de mouvement et de force à Verbo Dei. Crescendo léger sur l’arsis de firmati sunt. Que toute cette seconde phrase soit vivante et pleine de joie. Le premier Alleluia très arrondi. Très peu de ralenti au second.Le Psaume bien accentué\, dans une atmosphère de joie simple. \nALLELUIA I\nLE TEXTE\nIls connurent\, les disciples\, le Seigneur Jésus à la fraction du pain. Luc XXIV 31\, 35.Il s’agit des disciples d’Emmaüs reconnaissant le Christ ressuscité : mais en ce dimanche du Bon Pasteur\, ces quelques mots sont plus que le rappel joyeux de l’incident ; ils chantent la réalisation de la parole de Notre Seigneur : « mes brebis me connaissent ». A la nourriture qu’il leur présente\, les disciples\, brebis errantes dans le soir qui tombe\, reconnaissent leur Maître\, le divin Berger.Ainsi entendu cet Alleluia est une très belle paraphrase des derniers mots de l’Epître : Vous êtes retournés à celui qui est le pasteur et l’évêque de vos âmes… Nous le chantons dans la joie de ne plus être des brebis errantes\, mais de vivre sous la vigilance du Pasteur bien aimé\, dans l’intimité duquel nous entrons de plus en plus chaque fois qu’il se donne à nous dans la « fraction du pain ». \nLA MÉLODIE\nUn très bel élan sur les notes principales du mode\, même le mot cognovérunt jusqu’à la dominante où il s’épanouit. C’est le mot important de la phrase et l’âme s’y complait dans la joie\, celle des disciples qu’elle évoque et la sienne qui se renouvelle et s’accentue  à chaque rencontre avec le Christ dans l’Eucharistie et dans l’oraison ; Cet élan\, un instant interrompu\, rebondit sur discipuli et se continue dans la même allégresse jusqu’à Dominum. La joie alors\, sur le mot divin\, devient intérieure\, contemplative ; C’est sa vénération\, sa tendresse\, sa soumission abandonnée\, tout ce qu’il y a d’indicible en elle\, que l’âme chante au Pasteur adoré\, tout le long de cette admirable thésis qui de degré en degré\, comme par des paliers successifs\, ramène\, lentement\, doucement\, religieusement le mot jésum à la cadence finale où il se pose en un rebondissement délicat.La joie s’extériorise à nouveau sur in fractione panis mais elle garde quelque chose de réservé qu’elle tient de la contemplation profonde\, qui pour quelques instants vient de la pénétrer. C’est une très belle phrase d’ailleurs. Admirablement ordonnée par la succession régulière des notes longues en rythme ternaire dans la première incise\, en rythme binaire dans la seconde\, elle se déroule en une ondulation que rien ne trouble jusqu’à ce qu’elle s’achève dans la cadence pleine de mystère du IIIe mode.Il faut bien lancer l’arsis de cognovérunt ; les deux notes qui précèdent le pressus seront légèrement retenues. Les doubles notes de Dominum douces ; ne pas exagérer le ralenti de Jésum. Pour que la reprise du chœur se fasse sans heurt\, on arrondira bien l’accent de panis. Le mouvement ne saurait être rapide ; c’est le Christ qui chante. \nALLELUIA II\nLE TEXTE\nMoi\, je suis le Bon Pasteur.Et je connais mes brebisEt elles me connaissent\, les miennes. Jean X. 14.Notre Seigneur\, ici\, se présente lui-même comme le Bon Pasteur et découvre au monde le secret des relations qui unissent le Berger aux brebis et les brebis au berger\, dans le divin bercail ; « Je connais mes brebis et mes brebis me connaissent ». Ceci entendu non seulement de la connaissance extérieure que le Pasteur a de son troupeau et le troupeau de son Pasteur\, mais de l’intimité qui les unit. « Comme le Père me connaît et que je connais le Père. »\, lisons-nous au verset suivant. Relation d’amour ; un seul cœur\, une seule vie\, dans la tendresse et la joie.Cette parole prend une actualité vivante après les derniers mots de l’Epître : Vous étiez comme des brebis errantes… vous êtes retournés au Pasteur\, a chanté le sous-diacre. Le Christ répond : C’est moi le Bon Pasteur… \nLA MÉLODIE\nLa première phrase est toute empreinte de bonté\, de douceur aimable et souriante. C’est la tendresse du Pasteur. Il se manifeste\, divinement attirant\, avec je ne sais quoi de profondément heureux ; le bonheur de se trouver avec ses brebis\, de se donner à elles\, et de recevoir en retour leur ardent et joyeux amour. Le motif descendant de Ego sum qui se pose si délicatement sur le mi est particulièrement expressif de cette tendresse heureuse.Dans les deux autres phrases – qui sont semblables – c’est plutôt la joie qui domine\, la joie de connaître et d’être connu\, d’aimer et de se savoir aimé. Le mouvement\, en portant la mélodie à la dominante\, s’avive et s’éclaire un instant sur cognosco et cognoscunt. Il y a là une touche d’allégresse délicate ; elle se répand sur oves et meae en un motif paisible et gracieux qui est comme la contemplation du Divin berger regardant ses brebis dans la joie et l’amour qu’il leur donne et qu’il en reçoit.Ne pas chanter fort. Le tempo doit être assez large\, sans être lent : ici encore c’est le Christ qui chante.Faites l’accent de Ego léger et arrondi\, posez délicatement sum sur le mi et ralentissez légèrement le climacus qui suit.Léger accelerando dans l’arsis de cognosco et de cognoscunt. Le reste de la phrase\, très lié. \nOFFERTOIRE\nLE TEXTE\nDieu\, mon Dieu\,Vers toi\, dès la lumière\, je me tourne ;Et en ton nom je lèverai mes mains. Ps. LXII. 2\, 5.Le Psaume LXII fut composé par David\, au temps où\, poursuivi par son fils Absalon\, il vivait dans le désert\, entre Jérusalem et la mer Morte.C’était sa prière du matin. Sur cette terre aride\, qui était sans doute l’image de son âme désolée\, il se tournait vers son Dieu\, vers son Pasteur\, brebis errante qu’il était\, lui aussi\, et levait vers lui ses mains dans le geste de la supplication\, avec la confiance inébranlable qu’il serait exaucé.Dans la liturgie de ce jour\, ces deux versets sont une réponse du bercail à la tendresse vigilante du Bon Pasteur qui vient de se révéler dans l’Evangile. Il a dit que son amour est toujours en acte ; ses brebis lui disent\, à leur tour\, qu’il en est de même du leur. A peine éveillées\, leur pensée\, leur désir\, leur tendresse vont vers lui et dans la joie et la sérénité d’une absolue confiance en sa garde vigilante et forte\, elles lui répètent qu’au moindre besoin\, qu’à la moindre alerte\, elles l’appelleront d’un geste\, d’un cri\, pour qu’il vienne et qu’elles se serrent autour de lui. \nLA MÉLODIE\nL’intonation est toute simple\, avec une note de joie tranquille\, mais dès les premières notes qui suivent\, une sorte d’ardeur s’y mêle qui va croissant jusqu’à la triple note sur fa où elle devient intense\, avec quelque chose de personnel\, d’intime que lui donne le pronom meus : mon Dieu à moi. C’est toute la tendresse émue de l’âme qui\, après le noir de la nuit\, retrouve son Seigneur tant aimé. Simple incident d’ailleurs ; sitôt passe le nom divin\, la joie retrouve sa simplicité paisible. Le mot face\, déjà mis en relief par le sommet de l’arsis\, se développe en de longs neumes comme si l’âme insistait pour faire remarquer à l’ami divin qu’il est vraiment sa première pensée.Même joie dans la seconde phrase\, peut-être plus extériorisée. Elle enveloppe nomine tuo d’un beau mouvement\, à la fois retenu et chaud\, puis elle continue avec un accent de fermeté\, de sécurité qui trouve ce qu’il lui faut sur les longues tenues de levabo\, de manus et de l’Alleluia. Ce n’est plus tant son intime tendresse que  sa confiance inébranlable que l’âme veut dire à son fidèle gardien.Il faut faire un crescendo sur Déus meus mais discret ; c’est une prière. La triple note de meus est une trivirga ; la faire très expressive.Reprenez le mouvement léger sur ad te de luce ; arrondissez le podatus du sommet et retenez toute la thésis. La première note de nus et celle de as\, légèrement allongées ; L’Alleluia très paisible. \nCOMMUNION\nLE TEXTE\nJe suis le Bon Pasteur\, Alleluia ;Et je connais mes brebisEt elles me connaissent les miennes\,Alleluia\, Alleluia. Jean X\, 14.C’est le même que celui du second Alleluia. Chanté au moment de la communion\, il prend un sens plus actuel encore. C’est en effet dans l’Eucharistie que se réalise cette connaissance mutuelle intime entre le Christ et nous. « Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi et moi en lui … et je me manifesterai à lui. » C’est donc le Christ qui exprime ici\, sous les termes imagés de l’allégorie du Bon Pasteur\, le mystère de l’union qui se réalise\, au moment même\, entre lui et les âmes. \nLA MÉLODIE\nSous une forme musicale toute différente\, c’est bien la même expression que dans l’Alleluia.Dans la première phrase\, une tendresse souriante\, attirante\, avec une nuance d’intimité extrêmement délicate sur les trois salicus remontant en demi-ton sur le fa ; on dirait que le Christ ne parle que pour l’âme à laquelle il est uni dans le Sacrement.Dans la seconde\, la joie profonde de l’union. La mélodie s’établit\, par ses fréquents contacts avec le do dans une tonalité plus majeure si l’on peut dire ; Il y a dans et cognosco une admirable expression de joie\, une plénitude de joie qui se développe sur oves meae en un beau mouvement arsique au sommet duquel meae est mis en relief par l’accent tonique. Le même motif reprend sur et cognoscunt mais ébauché seulement cette fois. Le pressus met une belle nuance de tendresse sur meae. C’est peut-être dans la courbe du premier Alleluia que la joie profonde trouve sa plus parfaite expression.C’est toujours le Christ qui chante\, le mouvement sera donc modéré.Prenez garde de ne pas faire les salicus de la première phrase trop longs ; posez nettement sur fa la dernière note de bonus pour éviter que ce demi-ton ne soit une plainte ce qui serait un contre-sens.Dans la seconde phrase\, un léger crescendo-accelerando ira jusqu’à la fin de la première incise ; la première note de sco dans cognosco un peu allongée\, le torculus bien arrondi et l’accent de meas lancé et articulé ; retenez à peine la cadence de meae mais enchainez et cognoscunt ; Gardez la voix sonore dans les notes graves du premier Alleluia qui ne sera pas ralenti.Cantiques pour Pâques \n\nQuelques partitions de cantiques pour Pâques\nPolyphonies pour Pâques\n\nEcoutes de pièces \n\nZelenka : messe de la Résurrection\n\nEpître\, évangile et préface chantés de cette messe\, voir ici
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SUMMARY:Troisième Dimanche après Pâques
DESCRIPTION:Commentaires des pièces de cette messe par Dom Baron.\nINTROÏT\nLE TEXTE\nAcclamez Dieu\, toute la terre\, Alleluia.Un psaume chantez à son nom\, Alleluia.Donnez de l’éclat à sa louange\, Alleluia.Ps. – Dites à Dieu : Que terribles sont tes œuvres !Devant la grandeur de ta puissance\,Ils te mentiront tes ennemis.(obligés qu’ils seront de te louer). Ps. LXV. 1\, 2\, 3. \nCes deux versets\, dans le Psaume\, sont adressés à toute la terre comme une invitation à louer Dieu avec éclat pour l’un des nombreux miracles qu’il fit pour sauver son peuple.Ils sont tout à fait à leur place au temps de Pâques et particulièrement en ce IIIe dimanche où le Christ\, pour la première fois\, nous dit à l’Evangile qu’il va retourner dans la gloire du Père et nous y donne rendez-vous pour « une joie que personne ne nous ravira jamais ».C’est l’Eglise qui les chante\, toute l’Eglise ; celle du Ciel\, de la terre\, du purgatoire\, appelant ses membres\, et toute la création en eux\, à louer Dieu d’avoir ressuscité son Fils\, et nous avec lui\, en nous communiquant\, par le Baptême et l’Eucharistie\, son éternelle vie. \nLA MÉLODIE\nJubilate\, le premier mot de l’intonation\, est revêtu du même motif que dans l’Offertoire du Dimanche dans l’Octave de l’Epiphanie ; mais\, ici\, la syllabe la n’a aucun développement neumatique et la mélodie\, au lieu de se complaire en broderies sur le fa\, remonte au la sur Déo et conduit ainsi le mouvement en arsis vers la double note du torculus par l’accent tonique\, il prend sur cette bivirga\, tout au sommet de la mélodie\, un nouvel élan qui le fait aller\, en des rebondissements thétiques mais pleins de vie\, comme d’un seul jet jusqu’à la cadence de l’Alleluia. Cette première phrase est une merveille d’ardeur et d’entrain ; c’est tout l’enthousiame de l’Eglise reconnaissante et vibrante d’espoir qui passe et voudrait entrainer le monde entier dans la louange.Dans les deux autres phrases\, le mouvement est moins alerte. A quelques exceptions près\, chaque syllabe a son neume et très souvent il est élargi. Ce n’est pas que l’ardeur soit moindre mais elle est plus pondérée\, plus intérieure\, si l’on peut dire ; quelque chose de plus religieux la pénètre. Il semblerait que l’auteur\, prenant les mots dans leur sens précis\, ait vu dans Jubilate omnis terra un appel à toute la création pour une acclamation générale et\, dans le psalmum dicite\, une invitation à la louange liturgique\, d’où cette nuance assez marquée de réserve et de gravité. Le texte et la mélodie\, serrés de près\, prêtent à cette interprétation ; d’autant plus qu’en maints autres cas la même expression musicale se trouve sur psallere\, psalmum dicere\, psallentes\, psallat…(Voir entre autres l’Introït du Dimanche dans l’Octave de l’Epiphanie\, celui du IIe Dimanche après l’Epiphanie ainsi que l’Offertoire de ce même Dimanche\, l’Offertoire de la Septuagésime et celui du IVe Dimanche de Carême).Le psaume\, par son allure décidée\, est bien dans le ton\, et la cadence sur inimici s’adapte parfaitement à la nuance d’ironie qui se trouve dans les mots.La première phrase sera chantée d’un seul mouvement ; l’accent de Jubilate bien lancé\, la première note du podatus de Déo légèrement allongée\, la bivirga de omnis vibrante d’entrain.Pas de contraste poussé entre les deux phrases\, il se fera de lui-même. Gardez le mouvement et faites très souples les beaux rythmes de dicite nomini ejus\, attaquez avec fermeté le salicus de date\, mais retenez délicatement les quatre notes de te ; menez les Alleluia en crescendo vers le troisième qui sera élargi et aura de l’éclat. \nALLELUIA I\nLE TEXTE\nLa rédemption il a envoyée\, le Seigneur à son peuple. Ps. CX. 9. \nC’est de la délivrance de la captivité d’Egypte ou de Babylone qu’il s’agit dans le Psaume. Ici\, dans la liturgie de Pâques\, c’est du salut que le Seigneur nous a envoyé par son Fils ; lequel ayant payé notre rançon de son sang\, nous a délivrés de l’emprise du démon et faits libres.L’Alleluia est ainsi une paraphrase très heureuse de l’Epître\, où il nous est rappelé que c’est en tant qu’hommes libres que nous devons obéir à Dieu et aux hommes qu’il a établis sur nous. \nLA MÉLODIE\nL’Alleluia est celui de la messe du jour de Noël. Comme il est très spécial à la période de la Nativité\, on peut se demander quelle raison l’a fait choisir pour un dimanche qui en est si éloigné. Serait-ce le mot misit ? C’est à Noël que le Sauveur a été envoyé… de telles nuances ne sont pas rares. (cf le Trait Domine audivi du Vendredi Saint)Le verset\, lui\, est original. Une phrase très simple qui\, dans un beau mouvement de joie\, met misit en pleine évidence au sommet de l’arsis puis vient se complaire sur Dominus qu’elle baigne de révérence\, de tendresse et de gratitude. \nALLELUIA II\nLE TEXTE\nIl fallait qu’il souffrit\, le ChristEt qu’il ressuscitât d’entre les mors\, Et qu’ainsi il rentrât dans sa gloire. Luc XXIV. 26. \nSous une forme légèrement différente\, ces paroles furent dites plusieurs fois par Notre Seigneur aux apôtres pour prophétiser sa Passion et sa Résurrection. (Math. XVI. 21. – Marc IX\, 30) Au matin de Pâques les deux anges du tombeau les rappelèrent aux Saintes Femmes : « Souvenez-vous qu’il a dit lorsqu’il était en Galilée ; Il faut que le Fils de l’homme… »(Luc XXOV. 7) Le soir\, Notre Seigneur\, lui-même\, sur un ton qui comportait une nuance de reproche pour leur mémoire si courte\, les redit aux disciples d’Emmaüs : « Ne fallait-il pas que le Christ souffrît et qu’ainsi il entrât dans sa gloire ».(Luc XXIV. 26)C’est de ce dernier texte que ce verset de l’Alleluia se rapproche le plus ; on a seulement ajouté resurgere a mortuis et supprimé la forme interrogative. Ce dernier point a son importance. Par le fait que le texte est revenu une affirmation\, il ne semble pas que ce soit Notre Seigneur qui le chante ici\, mais plutôt l‘Eglise qui se le remet en mémoire\, en méditant les détails de la Résurrection. Il devient ainsi comme une sorte de prélude à l’Evangile où Notre Seigneur\, pour la première fois\, va parler de sn entrée prochaine dans la gloire : dernier accomplissement de la prophétie. \nLA MÉLODIE\nElle est calme\, recueillie\, toute baignée de paix.La première phrase toutefois est empreinte d’une nuance très particulière de tristesse par une certaine réserve qui la maintient dans le grave et plus encore\, par les cadences en demi-ton de oportébat et de Christum. Ce n’est pas la douleur aigüe de la Passion : l’Eglise ne pleure pas ; elle est dans la joie de Pâques ; mais\, au souvenir de ce que le Christ a dû souffrir\, une sorte d’attendrissement pénètre sa contemplation. C’est cette douleur des souffrances du Christ\, cette douleur de souvenir\, qui passe dans son chant et le revêt de nuances si délicates ; de celles-là mêmes que prend tout naturellement notre voix lorsque nous parlons des souffrances passées de nos amis. Resurgere a mortuis n’a pas d’expression particulière\, mais il s’achève tout de même sur une cadence en ton plein où il n’y a plus de tristesse.C’est une heureuse transition à la phrase qui va chanter le prix de la douleur\, à savoir l’entrée du Christ dans la gloire. Elle le fait sur un motif deux fois répété ; sur ita et gloria ; il est plein de noblesse\, de grandeur et d’éclat. L’âme y trouve tout ce qu’il lui faut pour exprimer la joie forte et pleine que les mots divins ont mise en elle en lui révélant le mystère de la souffrance du Christ et celui de sa propre souffrance qui s’y trouve enfermé. La phrase s’achève sur le jubilus de l’Alleluia déjà ébauché sur intrare à la fin de la première incise. Lui aussi\, comme pour reprendre toute l’idée\, a sa première partie nuancée de tristesse\, elle se développe dans le grave et a ses cadences bien posées en demi-ton par le torculus\, tandis que la seconde\, s’établissant dans les hauteurs\, y chante la joie\, se posant à peine sur le mi et s’achevant en ton plein par la cadence de mortuis\, qui reste suspendue\, comme si l’âme continuait\, dans le silence\, la contemplation du Christ entrant dans la gloire.C’est un chant délicat ; il doit être chanté doucement\, sans effort dans un mouvement très souple et très lié.Ralentir la cadence finale de l’Alleluia et de suam afin de bien lui donner son caractère contemplatif et mystérieux. Faites très expressifs les pressus de oportébat et de Christum ; Un peu plus de mouvement dans la seconde phrase. Arrondissez le sommet de ita et de gloriam. \nOFFERTOIRE\nLE TEXTE\nLoue\, mon âme\, le Seigneur.Je louerai le Seigneur durant ma vie.Je chanterai des psaumes à mon DieuTant que je serai\, Alleluia. Ps. CXLV\, 2.Le verset du Psaume est\, à lui seul\, une sorte de dialogue ; l’âme s’invite d’abord elle-même à louer le Seigneur\, puis\, répondant à l’invitation\, elle commence sa louange – qu’elle développera tout le long du Psaume – en proclamant qu’elle chantera le Seigneur toute sa vie.Cette promesse d’éternelle louange est bien à sa place après l’Evangile qui vient d’être chanté. Notre Seigneur en effet n’y annonce pas seulement qu’il remonte à son Père mais il prédit son retour : « Encore un peu de temps et vous me reverrez… » Interrogé sur le sens de ce retour\, il répondit : « vous êtes dans la tristesse… mais je vous verrai de nouveau et votre cœur se réjouira et personne ne vus ravira votre joie. » La réponse était imprécise ; il est probable que les apôtres n’en saisirent pas le sens profond\, mais\, pour nous\, elle est claire ; c’est l’avènement de gloire et l’éternelle béatitude qui suivra que Notre Seigneur annonce.Cet Offertoire se présente donc comme un chant de reconnaissance dans lequel l’âme dit à Dieu que\, pour tout le bonheur qu’il lui a donné déjà et pour celui qu’il lui promet\, elle le louera\, tant qu’elle vivra. \nLA MÉLODIE\nParole intérieure\, musique intérieure. L’invitation qui prend toute la première phrase\, est baignée de joie intime ; notez la plénitude des intervalles et les cadences sur mi et sur fa si délicates. L’âme\, remplie de la parole divine qui lui promet une félicité accrue et sans fin avec le Christ dans la gloire\, contemple\, dans une atmosphère de gratitude heureuse\, la bonté du Seigneur et\, doucement\, discrètement\, intimement puisqu’elle se parle à elle-même\, elle chante pour s’exciter à le louer. A part l’invitation qui traduit si parfaitement cet état de paisible bonheur\, tout le reste de la phrase est une formule du IVe mode\, mais le mode est lui-même si bien dans le ton !La seconde phrase a plus de mouvement. L’âme\, sans sortir de sa sainte quiétude\, fait à sa propre invitation une réponse empressée\, ardente. Un très bel élan\, un élan de louange déjà\, emporte Dominum sur les hauteurs où il s’épanouit avant d’être ramené tendrement à la tonique. Laudabo Dominum in vita mea ; elle louera\, toute sa vie ; elle insiste sur ces derniers mots : épisème\, quilisma\, pressus ; toutes les ressources de la mélodie sont amenées pour mettre en relief cette promesse d’éternelle louange car la vie de celui qui loue le Seigneur ne finit pas.Après avoir achevé cette affirmation d’ordre général sur la formule si tendre qui finit la première phrase\, l’âme précise ce que sera sa louange : psallam. Je chanterai des Psaumes à mon Dieu. Après les quatre premières notes\, qui ramènent\, très heureusement ici\, la nuance de bonheur profond\, – le bonheur de chanter – le mot s’étend sur la tristropha\, enveloppé de la même religieuse vénération que dans l’Introït sur Psalmum. Cette vénération se pénètre d’ardeur et de tendresse tout le long des arsis de Deo meo et que quamdiu et\, plus encore peut-être\, sur ero que le quilisma et le pressus font si expressif.L’Alleluia reprend le motif de psallam et le prolonge par une bivirga et une clivis allongées\, intensifiant ainsi pour finir le sentiment de contemplation paisible et heureuse qui enveloppe tout depuis le début.Le mouvement sera paisible. Elargir la partie thétique de l’intonation. Bien veiller à ne pas traîner les cadences de Dominum et de mea\, qui\, pour un rien\, deviendraient des plaintes.On mettra un peu plus de mouvement dans la seconde phrase ; accélérant quelque peu l’arsis de laudabo\, mais retenant la dernière syllabe de Dominum. Bien rythmer ero\, à la fin de la dernière phrase. Ralentir progressivement l’Alleluia. \nCOMMUNION\nLE TEXTE\nUn peu de temps et vous ne me verrez plus\, Alleluia.Encore un peu de temps et vous me reverrezParce que je vais à mon Père.Alleluia\, Alleluia. Jean. XVI\, 16.Ces paroles ont été prononcées par Notre Seigneur après la Cène. Il prédisait là sa mort et sa Résurrection\, mais aussi son retour\, à la fin du monde\, pour son triomphe total et définitif.Ici\, ce n’est pas le Christ de la Passion qui les chante ; le Temps Pascal s’y oppose et\, plus encore\, le caractère joyeux de la mélodie qui est tout à l’opposé de la gravité triste du Discours après la Cène ; c’est l’Eglise qui se les remémore ou\, mieux encore\, le Christ Glorieux qui\, dans l’intimité de la communion\, les redit à ceux qui le reçoivent en leur donnant un sens particulier d’intimité : »Vous qui me recevez dans votre âme\, vous ne me voyez pas de vos yeux de chair car je suis remonté vers mon Père\, mais vous me reverrez parce que Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle\, je me manifesterai à lui et je le ressusciterai au dernier jour\, car là où je suis\, je veux qu’il soit aussi. » \nLA MÉLODIE\nLa première phrase\, bien qu’elle évoque le départ et la séparation\, n’est pas triste. C’est un récitatif\, il n’exprime pas de sentiment bien déterminé jusqu’à l’Alleluia qui\, lui\, a une note de joie très nette\, mais peut-être un peu brusquement amenée.Il reste qu’il est une transition heureuse à la seconde phrase qui\, elle\, est joyeuse d’une joie éclatante ; la joie que le Christ\, maintenant dans la gloire\, veut communiquer aux siens comme un réconfort\, en évoquant les jours où ils seront avec lui près du Père.L’attaque de iterum en plein élan sur la dominante a bien ce caractère de force qui convainc et ranime en remplissant l’âme de vivant espoir. La dernière incise\, elle\, se nuance de joie aimable puis la mélodie redevient grave à l’évocation du mystère de la Paternité divine\, bien plus profond et bien plus béatifiant que celui du Christ et que la joie de son visage à jamais contemplé.Liez de près l’Alleluia de la première phrase à me\, qui sera bien posé\, et chantez-le avec une certaine douceur afin d’atténuer ce qu’a d’un peu brusque cette note de joie.La deuxième phrase sera chantée d’un seul mouvement\, avec entrain\, la double note de iterum bien appuyée.Ralentissez quelque peu le vado ad Patrem qui sera bien balancé. Les Alleluia auront leur nuance de joie délicate si on ne les force pas. Elargissez légèrement le podatus du second. Cantiques pour Pâques \n\nQuelques partitions de cantiques pour Pâques\nPolyphonies pour Pâques\n\nÉcoutes de pièces\n\nZelenka : messe de la Résurrection\n\nEpître\, évangile et préface chantés de cette messe\, voir ici
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SUMMARY:Quatrième Dimanche après Pâques
DESCRIPTION:Commentaires des pièces de cette messe par Dom Baron.\nINTROÏT\nLE TEXTE\nChantez au Seigneur un cantique nouveau.\nAlleluia.\nCar des merveilles\, il a fait le Seigneur\,\nDevant la face des nations il a révélé sa justice.\nAlleluia\, Alleluia.\nPs. Elle l’a sauvé\, sa main et son saint bras. Ps. XCVII. 1\, 2.\nLe Psaume XCVII est une invitation à louer Dieu parce qu’il a manifesté sa justice devant les nations en sauvant maintes fois son peuple\, selon les promesse qu’il lui avait faites.\nCes interventions de Dieu avaient en fait pour objet le Christ et ses membres. Elles se sont donc continuées\, et elles se continueront jusqu’à la fin des temps\, jusqu’au jour où devant toutes les nations soumises\, a justice de Dieu sera totalement révélée. C’est alors seulement que le Psaume aura tout son sens : mais il l’a déjà d’une certaine manière à la fois actuelle et prophétique\, si l’on peut dire\, en chacun des mystères du Christ car ils sont bien une manifestation de la justice divine que le temps d’ailleurs fait de plus en plus éclatante. Or aucun ne la manifeste avec plus d’éclat que le mystère de la Résurrection. C’est donc dans le sens le plus littéral que l’Eglise entend ces deux versets. Elle les adresse à ses membres comme une invitation à louer le Seigneur qui a révélé une fois de plus sa justice devant les nations en ressuscitant le Christ d’entre les morts par la seule puissance « de sa main et de son bras ». \nLA MÉLODIE\nOn ne trouve pas ici l’enthousiasme qui éclate partout dans le Jubilate du dimanche précédent. C’est une invitation pleine de joie\, certes\, mais simple\, paisible\, avec le caractère très particulier de bonté aimable et souriante de l’Introït du Dimanche de Quasimodo. Les deux mélodies d’ailleurs sont apparentées de très près ; à ce point que\, dans l’une et dans l’autre\, la deuxième phrase est la même. \nLe salicus de Cantate met dans l’intonation une insistance délicate tout à fait de mise ; simple nuance de détail d’ailleurs qui se fond tout de suite dans la révérence toute gracieuse qui enveloppe Domino et dans la joie qui s’élève et se balance jeune\, légère\, souple sur les accents toniques et les rythmes ternaires de canticum novum.\nDans la seconde phrase\, un rien d’enthousiasme passe dans la montée de mirabilia\, et c’est à nouveau sur fecit Dominus et sur Alleluia le motif de l’intonation avec son insistance renouvelée\, avant la cadence sur do si évocatrice de joie profonde.\nIl y a une certaine gravité dans la première partie de la dernière phrase : revelavit surtout est très en relief ; la distropha\, la retombée du mouvement sur le pressus puis sur la clivis allongée vont bien à ce mot qui dit le mystère. La nuance d’enthousiasme de mirabilia se retrouve alors sur justitiam et se prolonge sur les Alleluia qui chantent à nouveau la joie simple\, jeune et fraiche du début. \nLe mouvement sera assez vif. On arrondira bien l’accent de canticum. Léger crescendo sur quia mirabilia.\nLes tristrophas et distrophas de génitum et de revelavit\, douces. Gardez le mouvement jusqu’au bout. \nALLELUIA I\nLE TEXTE\nLa droite du Seigneur a fait éclater sa puissance\,\nLa droite du Seigneur m’a exalté. Ps. CXVII. 16. \nC’est celui de l’Offertoire du IIe Dimanche après l’Epiphanie et du Jeudi Saint. L’interprétation\, ici\, ne saurait être différente\, il va de soi. \nLe Psaume CXVII fut sans doute composé pour la dédicace du second Temple\, ares le retour de la captivité. Le peuple Juif y chante la puissance du Seigneur qui l’a délivré et qui lui a rendu son ancienne gloire. Ce sens en cachait un autre : la délivrance de l’humanité retenue sous l’emprise de Satan et son retour à Dieu\, groupée dans le Christ\, pour être offerte au Père comme le temple vivant dont les temples de pierre ne sont que la figure. C’est donc du monde chrétien qu’il s’agit. C’est le Christ\, c’est tout le Corps mystique qui chante les merveilles que Dieu a faites pour le sauver et le glorifier. \nEn ce temps de Pâques\, les merveilles sont là\, toutes étalées sous nos yeux dans la Résurrection du Christ\, dans la grâce des nouveaux baptisés et dans celle de tous les chrétiens devenue plus vivante et plus forte\, dans la justice de Dieu enfin\, de plus en plus exaltée. Saint Jacques\, dans l’Epître a ramené toutes ces merveilles à leur source : « Toute grâce et tout don descendent du Père des lumières. De sa propre volonté il nous a engendrés par la parole de vérité afin que nous soyons comme les prémices de ses créatures… » L’Eglise les retient ces paroles\, les contemple et trouve dans le verset du Psaume la parfaite expression de sa joie reconnaissante. \nLA MÉLODIE\nUn chant recueilli\, intérieur\, contemplatif que l’Eglise se chante à elle-même dans une atmosphère de vénération reconnaissante.\nIl n’y a rien de plus dans la première phrase ; aussi bien l’idée est-elle d’ordre général.\nElle prend un tour plus actuel et plus personnel dans la seconde sur exaltavit me\, le mot de la Résurrection\, le mot de notre exaltation dans le Christ. La joie\, la reconnaissance\, la fierté le portent dans un magnifique élan au sommet du mode\, lui donnant\, sans sortir de l’atmosphère de contemplation\, l‘éclat qui convient à la gloire qu’il chante. \nL’Alleluia doit être exaltant – c’est le thème du dernier mot – mais en même temps léger et souple.\nBien ralentir les deux notes qui précèdent le quilisma de Déi pour lui donner l’expression de vénération qui convient au nom divin. La troisième note de fecit est un salicus.\nMenez bien le crescendo de exaltavit me avec une bonne articulation de me. La reprise du chœur lui donnera l’ampleur et la force qui conviennent. \nALLELUIA II\nLE TEXTE\nLe Christ ressuscité d’entre les morts ne meurt plus.\nLa mort sur lui désormais ne dominera plus. Rom. VI\, 9. \nCette simple affirmation de Saint Paul ne requiert ni explication ni commentaire.\nL’Eglise s’en sert ici pour célébrer le triomphe du Christ sur la mort ; mais aussi pour chanter en espérance la résurrection future de tous ses membres. Et c’est encore l’idée du premier Alleluia\, mais précisée dans l’exaltation suprême du Christ total ressuscité. \nLA MÉLODIE\nElle est plus développée que celle de l’Alleluia précédent. La joie aussi est plus poussée. Avec une force de plus en plus pressante\, elle prend tout l’arsis de resurgens ex mortuis et demeure jusqu’à la fin de la phrase ; notez les tons pleins de jam non moritur\, si expressifs d’une pleine et totale satisfaction. Mais elle n’a pas d’éclat\, toutes les notes se suivent par degrés conjoints et très rapprochés ; elle ne sort pas l’âme du recueillement paisible dans lequel elle contemple la béatitude du Christ…et la sienne dans les jours à venir ;\nDans la seconde phrase\, l’affirmation a quelque chose de plus fort. Il y a une sorte de fierté\, de défi victorieux dans la montée hardie de mors et dans la répercussion sur le si bémol et comme une joie triomphante dans les rythmes ternaires de la thésis.\nAprès la reprise du chœur\, le non dominabitur monte en un crescendo d’allégresse qui se détend pour finir dans le paisible recueillement du début. \nIl faut chanter Christus avec vénération mais sitôt après laisser la joie dominer. Le crescendo-accelerando se poursuivra jusqu’à la fin de mortuis sans brisure. Bien balancer la cadence de moritur qui est  très affirmative.\nDe même le motif de mors doit être très articulé\, la reprise sur le si bémol\, nette et dans un mouvement assez vif. La première note du torculus de ultra\, bien posée\, un peu élargie. Il doit y avoir beaucoup de fermeté dans ce dernier neume. \nOFFERTOIRE\nC’est celui du IIe Dimanche après l’Epiphanie. Tout ce qui a été dit alors vaut ici\, il va de soi. Il faut seulement élargir l’objet de la reconnaissance. Ce n’est plus seulement pour le miracle de Cana et pour l’Eucharistie que nous louons le Seigneur en ce temps de Pâques\, c’est pour tout le mystère de la Rédemption ; pour la Résurrection du Christ pour la grâce du Baptême qui nous y fait participer\, pour le Paraclet que l’Evangile annonce. « Venez et écoutez\, et je vous dirai que de choses le Seigneur a faites pour mon âme… » \nCOMMUNION\nLE TEXTE\nLorsque viendra le Paraclet\, l’Esprit de vérité\,\nIl convaincra le monde de ce qu’est le péché\,\nLa justice et le jugement\,\nAlleluia\, Alleluia. Jean XVI. 13\, 8. \nNotre Seigneur prononça ces paroles après la Cène. Il va de soi que ce n’est pas dans cette atmosphère de la Passion qu’elles sont à prendre ici. Il faut les entendre ou de l’Eglise qui se les dit à elle-même dans sa contemplation du mystère pascal\, ou du Christ qui\, du Ciel\, les redit à ses membres comme une annonce de la prochaine Pentecôte qui va renouveler la venue du Paraclet.\nRien ne permet de les rattacher directement à la Communion ; on peut dire cependant que la réception du sacrement cause\, si elle est fervente\, une nouvelle mission du Saint Esprit dans l’âme qui\, de ce fait\, se trouve éclairée par l’Esprit de cérite sur tout ce que le Christ a dit. Rien ne s’oppose donc à ce que ces paroles soient dites par le Christ dans l’intimité à l’âme qui le reçoit. \nLA MÉLODIE\nElle a peu de mouvement ; les mots sont bien soulignés\, mais sans développement mélodique considérable.\nToutefois une insistance assez marquée par les salicus sur Spiritus veritatis amène une cadence suspensive en si qui prépare le bel élan de ille arguet au débit de la seconde phrase. C’est là vraiment le point culminant de l’expression ; on y sent une joie fière ; celle du Christ qui va enfin triompher ; celle de l’âme qui se redresse devant le péché\, l’injustice et toute la perfidie au milieu desquels elle vit et\, dans la liberté de sa pensée intime\, prend force\, courage et joie à l’idée que bientôt va venir celui qui établira le droit véritable et le vengera de tout ce qui le diminue. L’énumération qui suit se fait sur des formules sans grand intérêt\, mais les Alleluia raniment la joie pour finir. \nChantez avec simplicité le mouvement thétique de la première phrase ; le pressus de Paraclitus sera donc peu marqué. Par contre\, appuyez bien les salicus sur le si\, en leur donnant même un peu de mordant. Peu ou pas de ralenti à la cadence.\nLe crescendo sur ille arguet léger et délicat. \n  \nCantiques pour Pâques\n \n\nQuelques partitions de cantiques pour Pâques\nPolyphonies pour Pâques\n\nEcoutes de pièces  \n\nZelenka : messe de la Résurrection\n\n  \nEpître\, évangile et préface chantés de cette messe\, voir ici
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