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SUMMARY:Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus
DESCRIPTION:Sainte Thérèse est fêtée chaque année le 3 octobre. Etant patronne secondaire de la France\, la solennité est fêtée en France le dimanche aux alentours de cette date. \nEn 2022 la fête est solennisé le dimanche 25 septembre. \nLa messe actuelle fut composée à l’occasion de sa canonisation en 1925. Si certaines parties de la messe reprennent des thèmes connus sur le procédé de centonisation – comme l’offertoire ou le jubilus de l’Alleluia – les autres parties furent composées de toutes pièces\, sur des mélodies pas toujours heureuses\, ce qui rend cette messe difficile dans son exécution. \nAfin de faciliter le travail d’apprentissage\, nous proposons le chant de ces pièces. \n \nNous vous proposons ici deux séries de conférences sur la spiritualité thérésienne qui\, en soi\, ne font pas partie de l’objet de ce site. Cependant\, en raison des circonstances et surtout de leur qualité\, Sacra Musica les diffuse. \n \nL’une est une synthèse globale en 15 conférences de l’abbé Sylvain Lamerand. Excellent et très complet. \nL’autre\, du Père Patrick Lemoine\, est – comme son titre l’indique – une synthèse introductive (en 6 conférences) dans une spiritualité qui marquera encore pour de longues décennies la spiritualité chrétienne. \n  \nNous vous proposons le cantique: Pourquoi je t’aime\, ô Marie \nIl s’agit d’une poésie de sainte Thérèse sur le Rosaire. Et comme la fête de notre bien-aimée patronne se situe en début d’octobre\, proche de la fête du Rosaire\, autant célébrer les deux à travers ce cantique.
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SUMMARY:Dix-septième Dimanche après la Pentecôte (XVII)
DESCRIPTION:Commentaires des pièces de cette messe par Dom Baron.\nLEÇONS DES MATINES : En Septembre : Tobie\, Judith ou Esther. En Octobre : Les Macchabées. \nEPÎTRE : Les chrétiens\, membres d’un seul corps\, doivent garde l’unité de l’Esprit qui les anime tous et se supporter mutuellement dans la charité. (Eph. IV. I-6) \nEVANGILE : Le premier commandement est d’aimer Dieu. Le second\, semblable au premier\, d’aimer le prochain. (Math. XXII. 34-46) \nIDÉE CENTRALE : Elle se dégage bien de l’Epître. Tous les chrétiens\, membres du Christ \, auquel ils ont été incorporés par le Baptême et l’Eucharistie\, forment avec lui comme un seul Corps. Ils doivent s’aider mutuellement à réaliser leur sanctification dans l’unité de l’Esprit et le lien de la paix. Ce conseil de Saint Paul revient indirectement sur les lèvres de Notre Seigneur à l’Evangile\, lorsqu’il fait de la charité envers le prochain une seule chose avce la charité envers Dieu. C’est pour ce « peuple saint » que l’Eglise prie dans la collecte\, et c’est cette « nation bienheureuse » qu’elle chante dans le Graduel\, comme c’est aussi le peuple sur lequel Daniel\, à l’offertoire\, invoque le nom divin. \nINTROÏT\nLE TEXTE\nTu es juste\, Seigneur\, et droit est ton jugement ; agis avec ton serviteur selon ta miséricorde. \nPs. – Heureux les sans tâche dans la voie\, Ceux qui marchent dans la loi du Seigneur. \nPs. CXVIII. 137\, 124. \nCes deux versets ne se suivent pas dans le Psaume. C’est donc intentionnellement qu’ils ont été mis ici l’un après l’autre. Sans doute l’auteur a-t-il voulu rapprocher l’idée de justice et l’idée de miséricorde. N’a-t-il pas voulu aller plus loin : insinuer qu’en Dieu la miséricorde est un complément de la justice et que\, pour être juste\, le Seigneur doit être miséricordieux ? La disposition qu’il a adoptée\, en plaçant le verset 137 avant le verset 124\, semblerait l’indiquer. Conception d’ailleurs absolument exacte. N’est-ce pas la miséricorde qui\, de toute éternité\, règle l’attitude de Dieu à l’égard de l’homme ? C’est elle qui l’a fait nous donner l’être et la vie\, nous prédestiner à être « du Christ »\, nous justifier en lui. C’est elle encore qui\, par delà la stricte justice\, le fait sans cesse nous pardonner. Comment les deux s’harmonisent-elles dans l’infini de son être ? Mystère ; mais elles s’harmonisent. Nous savons même\, et par ce que le Seigneur nous en a dot\, et par l’heureuse expérience que nous en avons\, que sa miséricorde toujours couronne sa justice. Nous avons donc le droit de l’exiger\, ne serait-ce qu’en vertu de tant de promesses qui nous ont été faites. \nLe sens de ces deux versets se trouve ainsi précisé. L’âme proclame la justice de Dieu et\, s’y appuyant\, demande la miséricorde. C’est rigoureux\, nous venons de le voir\, c’est habile aussi. Elle ne s’en tient pas d’ailleurs à cet aspect purement juridique. Elle sait que c’est pour la lier au Christ\, comme un membre à la tête dans l’unité du Corps mystique\, que la miséricorde de Dieu est venue sur elle\, et que c’est en considération de cette même unité de vie avec le Fils – à qui tout est dû en justice stricte qu’elle viendra toujours\, comme un épanouissement de la justice du Père à l’égard du Fils. \nIl ne faut donc pas voir dans ce texte\, deux idées juxtaposées\, deux phrases\, mais une seule : Tu es juste\, Seigneur\, droit est ton jugement\, alors\, agis avec ton serviteur selon ta miséricorde. \nLA MÉLODIE\n  \nNous allons voir qu’elle corrobore cette interprétation du texte.- \nL’intonation est celle de l’Introït Inclina du Dimanche précédent. Elle est paisible\, avec une touche de joie délicate qui est bien à sa place ici\, car cette première incise n’est pas une prière\, mais une attestation heureuse de la justice divine. Le chœur chante Dómine dans le même sentiment de pax puis\, il enveloppe réctum judícium túum d’une certaine gravité\, d’une certaine ferveur aussi qui marque l’adhésion joyeuse de l’âme aux jugements divins. Cette ferveur\, très marquée sur toute l’arsis\, s’épanouit sur la double note de judícium et sur la cadence de túum. \nMais elle ne s’éteint pas sur cette cadence. Elle passe\, plus vive encore\, sur fac cum sérvo túo\, où elle devient la joie de l’âme tout heureuse de pouvoir\, une fois de plus\, réclamer la miséricorde comme couronne de la justice. Une joie qui monte sur túo simple\, pleine de fraîcheur\, exultante aussi\, soulignant le mot d’un admirable accent de confiance et de tendresse filiale qui va droit au Père. Elle se détend ensuite tout à l’aise sur misericórdiam\, après avoir insisté délicatement sur secúndum. \nIl n’y a pas à douter de cette interprétation. Tout\, depuis le début\, va en un élan ininterrompu vers túo\, et par des intervalles pleins où il n’y a pas trace de supplication anxieuse. \nIl faut chanter dans un mouvement très calme et assez lent\, mais avec joie. \nSoulevez bien l’accent de Dómine afin de retomber doucement et avec souplesse sur mi puis sur ne. Allongez légèrement la première note du punctum de réctum et commencez-y un crescendo qui va s’épanouir\, sans la heurter sur la double note de judícium – une bivirga épisématique – et après la détente d’un instant sur ci reprendre sur um. N’adoucissez que très peu túum qui sera tout de même retenu et passez à la seconde phrase en faisant de la grande barre une demi-barre. \nLe crescendo s’intensifiera sur fac cum sérvo túo. Le podatus de túo sera allongé et lié à secúndum par un mouvement très arrondi qui fera du podatus et du punctum qui le suit un seul temps composé ternaire. Insistez sur secúndum qui commande en fait toute la suite en faisant bien la répercussion sur la clivis allongée. \nLe psaume\, qui chante la pureté conservée ou retrouvée grâce à la miséricorde\, sera léger et joyeux\, lui aussi. \n  \nGRADUEL\nLE TEXTE\nHeureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu\, le peuple qu’il a choisi\, le Seigneur\, en héritage pour lui.Verset. – Par la parole du Seigneur les cieux ont été affermis\, et\, par le souffle de sa bouche\, toute leur puissance. \nPs. XXXII. 12\, 6. \nLa nation bienheureuse\, le peuple choisi qui est chanté ici\, c’est Israël évidemment. Mais Israël n’était que la figure de l’Eglise ; c’est elle la bienheureuse et c’est nous le peuple choisi\, celui que le Christ a eu en héritage\, qu’il a conquis de son sang et qu’il a fait sien en le faisant un avec lui dans la même vie. \nLe verset chante la parole créatrice organisant le monde – il semble bien en effet que ce soit le sens qu’il faille donner à caéli. Mais cette parole de Dieu c’est le Verbe ordonnant tout l’univers à l’homme et\, à travers les générations\, au Christ et à l’Eglise qui lui donne sa plénitude\, « première pensée incluse dans le Verbe qui sera un jour son Chef\, premier amour en l’Esprit \, qui sera un jour son âme ». Ainsi\, dans le verset comme dans la première partie\, c’est le Corps mystique qui est chanté. Belle paraphrase de l’Epître où Saint Paul célèbre « le Père qui pénètre tout\, qui réside en nous tous » et qui fait la Beáta gens en réalisant ente les hommes « l’unité de l’Esprit dans le lien de la paix ». \nLA MÉLODIE\n  \n(I) Beáta gens cújus est Dóminus Déus éorum \nPópulus quem elégit Dóminus in hereditátem síbi. \nL’intonation est tout empreinte d’une noblesse et d’une fierté qui se développent et prennent une ampleur magnifique tout le long de la montée vers Déus. Une nuance de bonheur et de paix s’y mêle pour finir\, sur la cadence en fa de eórum. \nLa seconde phrase continue l’idée. L’expression aussi est la même. Il y passe toutefois quelque chose de plus intime\, comme un sentiment de gratitude qui fait la mélodie très ardente ; notez le pressus\, la triple note de pópulus – une trivirga épisématique – et elégit Dóminus avec la nuance de tendresse qui se fait de plus en plus délicate et de plus en plus adorante à mesure que la mélodie s’efface dans le grave. \nCette gratitude s’illumine d’espoir et de désir sur la montée pleine d’élan de hereditátem puis devient toute contemplative sur les rythmes paisibles et si fins de síbi. \nLe verset. – Vérbo Dómini caéli firmáti sunt et spíritu óris éjus ómnis virtus eórum. \nL’expression ici est quelque peu différente. L’Eglise\, sur ces mots si riches de sens\, s’arrête à contempler l’œuvre merveilleuse du Verbe et de l’Esprit dans le monde. Sur Dómini\, dans la première phrase\, et sur Spíritus\, dans la seconde\, elle se laisse aller à une tendresse qui s’attarde\, tandis que\, sur caéli firmáti sunt et sur ómnis virtus eórum\, elle s’exalte en de beaux élans d’admiration. \nLa double note de Beáta est une bivirga épisématique : appuyez-la bien ; elle forme avec le pressus un très beau rythme qui se prolonge avec beaucoup de grâce ; liez bien la clivis allongée sol-ré. La double note de est est aussi une bivirga épisématique. C’est là que commence le crescendo qui va se développer avec ampleur sur Dóminus Déus. Etalez bien la cadence de eórum. \nAttaquez pópulus avec une ardeur qui ira croissante sur la trivirga du sommet ; elle est épisématique\, posez-là bien\, appuyez-la et faites-la très expressive. Faites très expressive aussi la bivirga épisématique de elégit\, avec la descente vers le quilisma retenu et Dóminus de plus en plus thétique. \nFaites une reprise a tempo sur in hereditátem\, avec un léger crescendo-accelerando. síbi ; détaillez avec finesse les temps composés binaires et chantez-les en mouvement vers les épisèmes horizontaux des podatus. \nBalancez avec grâce \nLe verset ne devra pas être chanté trop vite. Faites expressives les notes doubles et triples de Dómini. Donnez de la force\, de l’élan et de l’ampleur à caéli. Complaisez-vous sur spíritu óris éjus. Elargissez tout le motif de ómnis. Le chœur fera un a tempo discret sur eórum\, mais retiendra bien la cadence finale. \n  \nALLELÚIA\n  \nLE TEXTE\nSeigneur\, exauce ma prière. Et que mon cri jusqu’à toi vienne. \nPs. CI. 2. \nC’est une prière qui supplie avec véhémence. \nLe Psaume CI fut un chant de a captivité de Babylone ; il est sombre\, en sa première partie du moins\, et crie haut vers le Seigneur. \nComment cette supplication vient-elle se joindre au Graduel si heureux\, si plein d’admiration paisible et douce ? Sans doute comme la demande pressante de l’Eglise pour qu’en elle se réalise l’unité de l’Esprit\, si difficile\, et sans laquelle pourtant ni la gloire de Dieu\, ni la paix et la béatitude de ses membres ne sauraient être. \nLA MÉLODIE\n  \nDans la première incise la supplication est ardente et quelque peu angoissée. On retrouvera ce très beau motif sur le même mot dans l’Allelúia du XXIIIe Dimanche\, rendu là plus émouvant encore dans l’atmosphère de terreur des derniers jours du monde. Ici\, ce n’est qu’en passant qu’il met un peu d’anxiété dans la prière ; elle se fait\, tout de suite après\, plus paisible sur oratiónem\, tout en insistant sur la trivirga. \nL’ardeur reprend sur méus\, dans la seconde phrase\, mais plus tempérée. A la fin\, sur le jubilus de véniat\, il n’y a plus d’angoisse : l’âme est apaisée. \nIl faut dès le début de Dómine commencer le crescendo et le poursuivre très expressif sur le salicus\, puis le podatus allongé de exáudi. Arrondissez-en le sommet pour retomber doucement sur di et continuez-y la pression. La triple note de oratiónem est une trivirga épisématique. Retenez quelque peu la thésis tout au long de laquelle l’ardeur se détendra. \nCelle-ci reprend sur méus ; on pourra allonger la première note du podatus. \nLiez avec grand soin la belle vocalise de véniat qui va du sol au sol avec une grâce si paisible. \n  \nOFFERTOIRE\n  \nLE TEXTE\nJ’ai prié mon Dieu\, moi\, Daniel\, disant : Exauce\, Seigneur\, les prières de ton serviteur. Fais briller la lumière de ton visage sur ton sanctuaire. Et sois propice à ce peuple sur lequel est invoqué ton nom\, ô Dieu. \nDaniel IX. 17\, 18\, 19. \nUn jour\, en lisant Jérémie (XXV. 11.XX.X.10.)\, Daniel comprit que la désolation de Jérusalem devait durer soixante-dix ans. Revêtant alors ses vêtements de pénitence\, il leva les yeux vers le Seigneur et pria ainsi : \nJe t’en supplie\, Seigneur\, Dieu grand et terrible\, garde l’alliance et ta miséricorde à ceux que tu as aimés. Nous avons péché…La justice est à toi\, à nous la honte. Mais la miséricorde aussi est à toi… \nAdmirable prière\, humble et forte. Elle se poursuit par la confession des crimes du peuple ; après quoi\, elle se fait plus pressant au verset 17. \nExauce donc maintenant\, notre Dieu\, la prière de ton serviteur et ses supplications. Montre ta face sur ton sanctuaire qui est désert. Et cela pour ton propre avantage. \nC’est le texte de notre offertoire. Du moins\, à quelques détails près\, car l’auteur y a fait des changements qu’il faut noter. Après son sanctuaire\, il a supprimé qui est désert enlevant ainsi l’illusion aux malheurs de Jérusalem. Il a remplacé montre ta face par éclaire de joie ton visage ; c’est une nuance qui compte. Enfin\, à la place de la dernière phrase : et cela pour ton propre avantage\, il a pris dans les versets qui suivent\, une invocation qui adapte le texte de plus près au sacrifice : \nEt sois propice à ce peuple sur lequel est invoqué ton nom. \nOn peut se demander comment cette prière est entrée dans la messe du XVIIe Dimanche. L’explication se trouve dans le second verset de l’Offertoire\, aujourd’hui hors d’usage. Il se lit ainsi : \n J’entendis une voix qui me disait : « Daniel\, comprends les paroles que je t’adresse parce que je suis envoyé cers toi. » Et voici que Michel est arrivé à mon secours. \nCes paroles empruntées à la fin du chapitre suivant\, ont certainement été choisies\, et tout le reste de l’Offertoire avec elles\, en raison de la proximité de la fête de Saint Michel qui groupait alors autour d’elle\, comme autour d’un centre liturgique\, les Dimanches qui l’entouraient. \nEn dehors de ces considérations historiques\, cette prière\, toujours actuelle\, s’harmonise bien avec le sacrifice. L’Eglise demande avec le prophète que le Seigneur jette un regard de bienveillance sur le sanctuaire où son peuple est réuni et qu’il bénisse l’offrande qu’elle lui présente au nom de son Fils\, avec qui elle ne fait qu’un. \n  \nLA MÉLODIE\n  \nElle commence\, comme le Precátus est Moyses du XIIe Dimanche\, par un prélude à la prière. C’est Daniel qui le chante. Il n’y passe ni tristesse\, ni anxiété\, mais une grande simplicité et une confiance abandonnée. Tout est beau dans cette phrase\, jusqu’aux moindres détails. Le rythme est admirable de souplesse et de grâce sur tous les mots. Orávit méum est baigné de vénération tendre. Ego Dániel\, simple et effacé. \nLa prière\, intense dès le début sur le salicus de exáudi\, se fait tout de suite humble sur la thésis de Dómine qui se courbe comme une prostration. Elle le demeure jusqu’à la fin de la phrase\, avec une nuance très heureuse de plainte délicate sur la cadence de túi. \nSoudain\, tout s’éclaire sur illumina. La mélodie\, passée sans transition au IIIe mode\, s’élève dans un magnifique élan\, mesuré\, mais plein de vie\, enveloppe túam de vénération et va s’épanouir sur la tenue de súper où elle se tient un instant comme recueillie\, à la pensée du Temple\, de l’Eglise\, de l’autel\, du sacrifice. Elle se détend alors sur les rythmes paisibles de sanctuárium et se pose ferme et pleine sur une cadence du VIIIe mode. C’est la joie qui domine dans toute cette troisième phrase. C’est bien ainsi\, car le Seigneur ne peut pas ne pas voir avec complaisance son peuple se donnant à lui dans l’offrande même de son Fils qui se renouvelle\, et l’Eglise\, qui le sait et qui le sent\, ne peut pas ne pas s’en réjouir elle-même. \nUne nuance de supplication humble atténue la joie dès le début de la quatrième phrase sur la cadence de inténde\, si particulière avec le si b et le mi ; volontiers\, on entendrait le si bécarre\, peut-être authentique. Cette nuance se prolonge quelque peu et tout redevient paisible. Il y a une insistance marquée sur ístum et sur invocátum est\, mais sans que la mélodie sorte de sa tranquille modération. Déus est enveloppé de tendresse en une longue vocalise où la mélodie se fait à nouveau gracieuse et délicatement suppliante\, notamment sur les deux cadences en mi où l’on retrouve la paix baignée de confiance du début. \nOrávit devra être très lié\, très souple et quelque peu retenu. Le crescendo sur Déum sera discret ; il se détendra sur méum en un legato très soigné. \nMettez un peu de mordant sur exáudi. Le sens exige que préces soit rattaché de très près à Dómine qui sera\, lui\, légèrement retenu. Ne retenez pas trop la cadence de túi et surtout évitez d’en faire une plainte languissante. \nLe mouvement sera un peu plus vif au début de la troisième phrase\, mais on évitera toute précipitation\, voire tout contraste poussé. Qu’un souffle de joie unisse tout dans cette phrase. Faites la distropha et la tristropha légères sur súper et donnez un peu d’ampleur à la première note des deux podatus qui suivent. \nMême mouvement sur propitius au début de la phrase suivante. Retenez quelque peu le porrectus de inténde qui sera lié étroitement à pópulum. La vocalise de Déum\, très liée et très paisible ; la cinquième note avant la fin est un salicus. \n  \nCOMMUNION\n  \nLE TEXTE\nPromettez et rendez au Seigneur\, votre Dieu. Vous tous qui habitez autour de lui apportez des présents (à ce Dieu) redoutable à lui qui abat le courage des princes ; redoutable à tous les rois de la terre. \nPs. LXXV. 12. \nDans le psaume\, qui est une ode triomphale à Dieu après la victoire\, ces deux versets sont une invitation adressée aux peuples voisins pour qu’ils viennent rendre hommage à celui qui dispose de la puissance des chefs et des rois. \nL’Eglise en fait une application à ses membres\, les appelant à s’offrir dans la communion et à s’acquitter ensuite de ce qu’ils ont promis – vovéte et réddite – pour qu’elle soit de plus en plus un corps docile à l’influence de l’Esprit du Christ qui l’anime et qu’elle se développe sans crainte sous la protection de Celui qui enlève\, quand il lui plaît\, la force aux peuples et aux rois qui se lèvent contre lui. \n  \nLA MÉLODIE\n  \nL’invitation est pressante\, pour ne pas dire impérieuse\, sur les trois salicus de vovéte\, de etréddite. Elle se continue sur Dómino Déo véstro – notez les deux tristrophas qui insistent – avec toutefois une nuance de vénération pour le Seigneur. Dans la seconde incise la mélodie est plus dégagée\, il n’y a de pression que sur affértis et c’est la joie qui domine. \nCette joie de l’Eglise\, sûre de la protection de son Dieu\, s’avive dans la seconde phrase\, et dès le premier mot\, tout en élan sur le sommet. Elle se balance ensuite sur les beaux rythmes de qui aufert et revêt un certain éclat de triomphe sur spíritum príncipum. \nDans la dernière phrase c’est l’autorité redoutable du Seigneur que l’auteur a voulu évoquer. La mélodie descend dans le grave et remonte avec un caractère de force qui s’impose. La nuance est très fortement marquée sur la double note de réges qui est une bivirga épisématique. \nLa progression\, et du mouvement et de la force\, est toute indiquée sur les trois salicus de vovéte et réddite. Elle devra se continuer jusqu’à la fin de l’incise. Il faut après véstro\, faire une pause légère car ómnes ne se rapporte pas à vovéte\, il est le sujet de affértis múnera. Un second mouvement commence donc là\, qui doit tout mener vers la cadence de múnera. Donnez de la force à l’accent de affértis et élargissez-en légèrement le torculus. \nLa seconde phrase sera légère. Par contre la troisième sera quelque peu retenue à mesure qu’elle descend dans le grave\, sur ápud notamment. Allongez un peu la première note du podatus de ómnes et posez avec autorité la bivirga de réges. \n\nCantiques pour tous les temps\nPolyphonies pour tous les temps\n\n  \nEpître\, évangile et préface chantés de cette messe\, voir ici
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SUMMARY:Notre-Dame du Rosaire
DESCRIPTION:En France la fête est solemnisée le dimanche 1 octobre 2023 \nCommentaires des pièces de cette messe par Dom Baron.\nLe 7 Octobre 1571\, les armées chrétiennes remportèrent\, contre la flotte turque\, à Lépante\, une victoire décisive. Elle fut attribuée à l’intercession de Notre-Dame que le Pape avait invoquée\, rosaire en main. Deux ans plus tard\, Grégoire XIII institua\, le premier Dimanche d’Octobre\, une fête d’action de grâce qui  devait être célébrée dans les églises dotées d’un autel de la Bienheureuse Vierge du Rosaire. Cette fête devient vite très populaire. Léon XIII s’éleva au rite double de IIe classe pour l’Eglise universelle. Pie X la fixa à la date même de la victoire de Lépante.L’office est\, en fait\, la commémoration des quinze mystères où sont résumées les joies\, les douleurs et les gloires de Notre-Dame. C’est ainsi que les antiennes des Ires  Vêpres\, des Laudes et des IIes Vêpres se les partagent. A la messe\, il n’y est pas fait d’allusion séparée. C’est la gloire dont Notre-Dame jouit à jamais qui est célébrée. Ils s’y trouvent d’ailleurs tous ramenés comme à leur fin. \nINTROÏT\nGaudeámus de Sainte Anne. \nGRADUEL\nLE TEXTE\nA cause de ta vérité\, de ta douceur\, de ta justice…Et elle te conduira merveilleusement\, ta main.Verset. – Ecoute\, ma fille\, et vois\, et prête l’oreille car il a désiré\, le Roi\, ta beauté. Ps. XLIV. 5 \, 11\, 12.La première phrase\, n’ayant pas de verbe\, n’a\, par elle-même\, aucun sens précis\, mais celui qu’elle reçoit du contexte liturgique est clair. Empruntant les paroles de la Sagesse\, si bien faites pour elle\, Notre-Dame vient de chanter à l’Epître le poème splendide de sa destinée enfin établie. « J’ai cherché partout le repos et voilà que dans l’héritage du Seigneur je vais demeurer… Il m’a dit\, celui qui m’a créée et qui a reposé dans mon sein : Prends ton  héritage au milieu des élus…étends tes racines…Comme un Cèdre je me suis élevée…comme un cyprès…comme un palmier\, comme les rosiers de Jéricho. Comme le cinnamome et le baume j’ai exhalé mes parfums… » La suivant des yeux dans cette montée de sphère céleste en sphère céleste\, l’Eglise émerveillée laisse alors aller vers elle\, comme en une exclamation de joie\, les mots qui dans le psaume chantent la beauté du Roi…  « Tout cela à cause de ta fidélité\, de ta bonté\, de ta sainteté…Elle te conduit merveilleusement ta main… » \nLA MÉLODIE\n(V)    Própter veritátem et mansuetúdinem et justítiam         Et dedúcet te mirabíliter déxtera túa.Un chant de contemplation paisible qui s’exalte en admiration vers déxtera túa où il s’épanouit juste avant de s’achever.Le première incise est très recueillie : un récitatif presque immobile sur le fa avec quelques broderies à la tierce et des notes allongées qui lui donnent un rythme solennelle et le font grave\, humble\, profond. Parole intérieure qui n’est que pour l’âme\, et pour Notre-Dame qui entend désormais le silence de la pensée.Sur Justítiam\, le mot qui dit la sainteté\, la mélodie s’élève\, prend de l’ampleur\, s’anime même quelque peu\, mais sans que la sérénité en soit troublée ; la quinte n’est pas atteinte et le si b retient l’élan. Ce n’est qu’un exaltation d’amour dans la contemplation.Cette exaltation se poursuit et s’accentue tout au long de la seconde phrase\, à mesure que sont évoquées les merveilles de l’éternité. La mélodie s’est dégagée\, elle a retrouvé\, avec plus d’élan\, la simplicité du début. Elle se meut autour de la dominante en des ondulations légères et gracieuses qui la conduisent vers déxtera túa où elle s’épanouit en une formule splendide d’admiration enthousiaste\, de vénération et de tendresse.Le Verset. – Audí fília et víde et inclina áurem túam quía concupívit rex spéciem túam.Joie nouvelle. Dans le jeu liturgique\, cette mélodie reviendrait bien\, plutôt qu’à l’Eglise entière\, à ceux du ciel seulement : aux Divines Personnes\, au Christ\, aux Anges\, aux élus\, chantant à Notre-Dame\, à mesure qu’elle monte\, l’invitation à la Béatitude.La joie dont elle déborde se pénètre sur Fília de vénération tendre pour la Fille par excellence du Père. Des ondulations vont et viennent de la dominante à la tonique en des balancements qui s’éclairent\, au sommet\, de broderies légères élargies en accents de ferveur par les épisèmes. Le mouvement se pose un instant sur la tristropha de la tonique mais c’est pour un élan nouveau. Il s’anime en effet\, va toucher le mi et enveloppe et víde d’une ardeur qui\, par delà inclína\, retrouve sur áurem túam\, pour s’épanouir\, la formule des grandes exaltations : celle du Père saluant son Fils dans le Graduel de la Messe de Minuit \, celle qui chante le nom glorieux du Christ dans le Chrístus fáctus est\, celle de l’Hæc díes. Sommet éclatant de cette phrase splendide qui depuis les premières notes monte en un crescendo de ferveur ininterrompu.La grâce paisible du début revient pour finir. Des intervalles harmonieux ramènent la mélodie à la tonique et elle est\, à nouveau\, toute contemplative ; entourant de vénération l’amour du Roi et le mystère d’éternelle prédilection pour l’épouse qui vient à lui dans la splendeur de sa virginale beauté.La première phrase demande un mouvement large\, paisible\, des voix douces\, quelque peu éteintes. On donnera un peu plus de vie\, une pression un peu plus forte à justítiam et on en rythmera bien la cadence. Dans le même mouvement\, un peu plus animé\, on ira en léger crescendo vers déxtera túa. Les premières notes de déxtera\, trois virgas épisématiques\, seront bien posées\, appuyées avec expression et lancées à la fois dans l’élan de l’accent tonique. On s’élèvera alors balancé\, soulevé\, jusqu’au torculus du sommet qui sera très arrondi et on se laissera descendre doucement sur le beau rythme large et souple du pressus\, de la tristropha et du torculus final.Le verset sera plus léger\, vif\, joyeux\, mais très régulier. Quelques voix douces et claires et ce sera assez. Elles toucheront à peine les ictus et balanceront\, sans se presser\, en s’y complaisant même\, les rythmes admirables de fília. La clivis et la tristropha sur fa seront très douces et très souples ; on notera que l’ictus est sur la note qui précède ma clivis. La cadence de fília sera quelque peu élargie\, mais on veillera à ce que le mouvement et la progression du crescendo passent sur et víde qui sera très chanté ; c’est un très beau motif et qui exprime ici tant de choses indicibles !La chaleur dont aura pénétré cette fin de phrase passera\, renforcée par l’élan de l’intonation\, sur inclína\, qui sera brillant et gracieux à la fois\, et elle ira donner à la cadence de áurem túam l’accent de triomphe enthousiaste qui convient.Retenez quelque peu le mouvement sur toute la dernière phrase. Liez avec grand soin les intervalles et complaisez-vous sur les neumes qui s’étirent\, larges et doux. \nALLELÚIA\nLE TEXTE\nC’est la solennité de la glorieuse Vierge Marie\, de la race d’Abraham\, issue de la tribu de Juda\, de la noble lignée de David.Les mêmes mots – à part solémnitas qui remplace ici natívitas – forment la première antienne des vêpres de la Nativité de Notre-Dame le 8 Septembre. Il faut l’entendre comme une sorte de prélude à l’Evangile qui va commémorer\, dans le récit de l’Annonciation\, la gloire la plus haute de Notre-Dame : sa maternité Divine. \nLA MÉLODIE\nCelle de la fête du Saint-Sacrement\, de la Transfiguration\, de Saint Laurent. Elle est joyeuse\, mais\, nous l’avons vu dans l’Allelúia Cáro méa\, ses très belles formules qui planent très haut dans l’atmosphère recueillie du Ier mode\, se prêtent aussi fort bien à la contemplation. C’est encore le cas ici. Elles ont été amenées\, très heureusement\, sur les titres glorieux de Notre-Dame et\, sur ces neumes\, qui offrent à la voix des modulations très agréables et très expressives\, l’âme peut chanter\, à loisir\, la Vierge et la gloire qui l’enveloppe\, montant de tous les mystères de sa race\, de sa vie\, et de son éternité.Pour les conseils d’exécution : Allelúia de la fête du Saint-Sacrement. \nOFFERTOIRE\nLE TEXTE\nEn moi la grâce de toute voie et de toute vérité.En moi tout l’espoir de la vie et de la force.Comme le rosier\, planté sur le bord des eaux\, j’ai porté mon fruit. Eccli. XXIV 25 – XXXIV 17.Notre-Dame s’applique à elle-même ces paroles de la Sagesse. Elle en a bien le droit et\, après l’Evangile qui vient d’être chanté\, elle le fait vraiment à propos. Pleine de grâce\, elle a été\, par prédestination\, associée au Verbe\, Sagesse du Père. C’est d’elle qu’il prend chair\, en elle qu’il vit d’abord. Avec lui\, elle a sauvé le monde et\, avec lui\, elle répand sur les hommes la grâce rédemptrice. Plantée sur le bord des eaux vives qui sortent de Dieu\, elle a vraiment donné son fruit : le Christ Jésus ; et elle continue à lui donner sa taille définitive\, en contribuant à lui incorporer ses membres\, les uns après les autres. C’est ce fruit qu’elle nous invite à goûter\, et dans lequel nous trouverons la voie\, la vérité et la vie. \nLA MÉLODIE\nC’est celle de l’offertoire Diffúsa est de la messe Me expectavérunt  du commun des Saintes Femmes\, et aussi de la Purification de Notre-Dame \, l’incise finale exceptée\, qui\, elle\, est empruntée à la fin de l’Offertoire Bónum est du Dimanche de la Septuagésime.L’adaptation est excellente car\, ici et là\, c’est le même chant d’amour extasié. En effet\, ce que Notre-Dame chante ici dans les deux premières phrases\, ce n’est pas tant elle-même\, que la  sagesse éternelle ; après l’Evangile on peut préciser encore plus : c’est le Christ\, son fils\, qu’elle porte en elle : In me. Elle le contemple\, ravie\, après le  départ de l’ange\, et c’est la joie de sa contemplation qu’elle livre dans cette mélodie presque immobile sur la dominante\, fixe comme la pensée sur l’objet qui la fascine\, planant au-dessus de la matière\, du temps\, du mouvement ; mais si vivante ! En effet sous cette immobilité d’extase\, vibre une ardeur qu’on sent partout latente ; elle monte sur grátia après avoir mis  sur le pressus  de me un accent d’indicible bonheur\, elle anime\, comme d’un souffle délicat\, les ondulations si fines des tristrophas et des distrophas répercutées de la seconde phrase et c’est encore elle qui fait l’envol gracieux de virtútis.La troisième phrase demeure dans la même atmosphère. Aussi bien la contemplation est la même ; Notre-Dame en se chante ici que dans le fruit béni qu’elle a produit. Elle laisse sa paix heureuse s’épanouir sur rosa\, le mot du jour\, en un motif splendide et la berce\, pour finir\, sur les beaux rythmes de fructificávi après avoir évoqué  avec tendresse sur rívos aquárum la miséricorde infinie du Seigneur qui l’a plantée en une terre si féconde.Il n’y a rien à ajouter à ce qui a été conseillé pour l’Offertoire du 2 Février. La troisième phrase\, qui est propre à l’Offertoire d’aujourd’hui\, est tellement dans le style des autres que les mêmes conseils valent pour elle. On veillera seulement à envelopper fructificávi dans un legato serré\, donnant une certaine durée aux la de la syllabe ca\, tout en les soulevant bien. \nCOMMUNION\nLE TEXTE\nFleurissez\, fleurs\, comme le lis\, et exhalez des parfums\, et poussez des tiges gracieuses. Chantez un cantique et bénissez le Seigneur. Eccli. XXXIX\, 19.Cette invitation de la Sagesse à développer notre activité surnaturelle pour produire le fruit que Dieu attend de nous prend un sens précis dans le cadre liturgique. La fleur qu’il faut fleurir c’est le rosaire. De ces guirlandes d’Ave\, qui s’enroulent en frondaisons\, monte le parfum d’amour que le Seigneur accepte ; et le cantique\, c’est le Glória qui bénit le Père\, le Fils et le Saint-Esprit. \nLA MÉLODIE\nL’original est la Communion Confundántur supérbi de la messe Loquébar du commun d’une vierge martyre. L’intonation avec ses rythmes binaires qui s’épanouissent sur la belle cadence de flóres est gracieuse ; de même la retombée sur odórem. Sur et frondéte\, commence un crescendo qui monte discret d’abord puis\, après la grande barre\, ardent sur collaudáte. C’est l’invitation à la louange. Elle est pressante sur la double note et le pressus. Elle se détend ensuite avec beaucoup de grâce sur cánticum. La détente prend toute l’incise suivante\, donnant à la mélodie dans le grave une très belle nuance de recueillement.Balancez les rythmes de l’intonation. Après le retard discret de flóres\, repartez a tempo\, dans un mouvement léger. Retenez quelque peu odórem. Crescendo discret sur grátiam et\, par delà la grande barre\, sur collaudáte ; la double note est une bivirga épisématique. Rattachez benedícite à cánticum. La cadence finale\, très balancée et élargie.Cantiques et polyphonies en l’honneur de la Vierge Marie \n\nPolyphonies
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SUMMARY:Dix-huitième dimanche après la Pentecôte (XVIII)
DESCRIPTION:Commentaires des pièces de cette messe par Dom Baron.\nLEÇONS DES MATINES : en Septembre : Tobie\, Judith\, Esther. En Octobre : les Machabées.ÉPÎTRE : Nous sommes riches de toute la richesse du Christ. Elle s’épanouira en nous  lors de son avènement\, si nous sommes irréprochables. (I Cor. I. 4-8)ÉVANGILE : Notre-Seigneur remet les péchés du paralytique de Capharnaüm et le guérit ensuite pour prouver qu’il en a le pouvoir. (Math. IX. 1-8)IDÉE CENTRALE : Ce dimanche suit les Quatre-temps de Septembre. Comme ceux qui viennent après les Quatre-temps de l’Avent\, du Carême et de la Pentecôte\, il n’avait pas primitivement de messe propre\, l’office de la veille se terminant le matin par la messe qui est actuellement celle du samedi.Lorsque la vigile fut avancée dans la journée du samedi – et bien avant hors de Rome et dans les monastères\, où l’office était célébré selon un rite différent du rite papal –  il fallut une messe pour le dimanche.En raison de la proximité de la fête de saint Michel\, on emprunta celle qui avait été composée pour la dédicace de l’église du saint archange à Rome.De cette messe\, les chants nous restent. Il n’est pas sûr que les textes lus soient actuellement ce qu’ils étaient alors\, mais\, intention ou coïncidence\, les uns et les autres s’harmonisent assez bien autour de l’idée du sacerdoce et s’appliquent parfaitement aux jeunes prêtres ordonnés la veille; ne sont-ils pas devenus riches de la science du Christ\, comme le dit l’Epître\, et de sa puissance sur le péché manifestée d’une façon si éclatante dans le miracle de l’Evangile. D’autre part\, la paix et le pouvoir d’intercession demandés pour les prophètes dans l‘Introït peuvent\, à juste titre\, être sollicités pour ceux qui sont chargés de pacifier les âmes et de prier pour le peuple. Enfin le Graduel\, l’Offertoire et la Communion qui célèbrent la parole de Dieu et le sacrifice célèbrent bien les deux actes principaux du sacerdoce : la messe et la prédication. \nINTROÏT\nLE TEXTE\nDonne la paix\, Seigneur\, à ceux qui t’attendent afin que tes prophètes (qui l’ont promise) fidèles soient trouvés Exauce les prières de ton serviteur et de ton peuple Israël.  \nPs. Je me suis réjoui de ce qui m’a été dit. Dans la maison du Seigneur\, nous irons.  \nEccles. XXXVI. 18. Ps. CXXI. 1. \nLe texte de l’Ecclésiaste a été légèrement modifié. Au lieu de : donne une récompense\, l’auteur de l’Introït a mis : donne la paix. \nLa paix\, ce sentiment de tranquillité heureuse qui est au fond de l’âme quand on a conscience que la volonté repose dans la volonté du Seigneur\, L’Église en est bien la demeure sainte. Il n’est pas de souhaits plus fréquemment redits sur ses murs lorsqu’ils sont consacrés : « Qu’une paix éternelle soit accordée à cette demeure par Dieu le Père« . « Que le Verbe\, Fils du Père\, source éternelle de paix\, l’apporte à cet édifice« . « Que l’Esprit consolateur donne la paix à ce temple. » N’est-elle pas la maison où la paix nous est rendue par le Baptême et la Pénitence\, donnée plus abondamment par les sacrements\, souhaitée tout au long de notre vie jusqu’à notre mort ? \nPax tecum\, Vade in pace\, Requiescat in pace… \nAfin que tes prêtres\, qui la promettent aussi\, soient reconnus fidèles\, donne-la nous\, Seigneur\, et en cela exauce les prières de ton peuple afin que\, dans la joie de ce qui nous sera dit en ta maison de la terre\, nous allions vers l’autre\, celle de l’éternel repos dans ta paix Bienheureuse. \nLA MÉLODIE\nLa première phrase est la même dans l’Introït Statuit du commun d’un Confesseur Pontife. Laquelle des deux est l’originale ? Il serait vain sans doute de le chercher. L’idée de l’une et de l’autre\, d’ailleurs\, est une idée de paix et de paix sacerdotale. C’est bien la prière paisible aimable\, délicate\, tendre des Introïts Inclina et Justus es. Elle  s’élève en un bel accent de ferveur sur Domine et descend sans heurt\, sans pression\, toute confiante et abandonnée sur sustinentibus te. \nElle s’élève à nouveau avec un peu plus d’insistance sur prophetae – notez la double note\, qui est une bivirga – et la ferveur croît jusqu’au sommet. Mais c’est sur la thésis que l’expression est la plus marquée. Il y a sur la double note du haut un accent qui fait la prière très pressante. Ils se renouvellent sur le pressus et\, en fait\, garde la supplication ardente jusqu’à la fin. \nLa troisième phrase est plus nuancée. L’insistance est plus familière\, plus intime\, plus tendre; sur tui notamment\, et sur plebis tuae. Sur Israël\, c’est une délectation. \nAlors\, comme si elle était sûre d’être exaucée ou comme si elle l’était déjà\, l’âme chante\, dans le rythme léger du psaume\, la joie d’avoir entendu les mots qui la guident vers la Maison du Seigneur\, où elle Le trouvera\, dans la paix éternelle\, fidèle à jamais. \nGRADUEL\nC’est celui du IVe Dimanche de Carême. Il entre fort bien dans l’ordonnance de la messe\, les Églises de la terre étant le symbole du ciel ; Domus Dei elles aussi. Tout ce qui a été dit de la Jérusalem céleste\, le Dimanche Laetare\, vaut donc\, l’adaptation à l’Epître exceptée. Mais\, ici\, elle est encore plus parfaite puisque la lecture s’achève sur l’évocation du jour où le Christ Jésus viendra nous prendre pour nous introduire corps et âme dans la maison du Seigneur. \nALLELUIA\nLE TEXTE\nElle craindront\, les nations\, ton nom\, Seigneur\, et tous les rois de la terre ta gloire. \nPs. CI. 16. \nLe psaume CI est la plainte du peuple juif en captivité. Il s’achève dans un acte de conflit en ce dieu un qui reconstruira Jérusalem et lui rendra sa gloire : \nTu te lèveras\, Seigneur\, et tu auras pitié de Sion. Alors elles craindront\, les nations\, ton nom\, Seigneur. \nMais par-delà la cité matérielle relevée de ses ruines\, l’autre aussi est évoquée\, la Jérusalem Céleste où le Verbe s’est fait chair\, Nom substantiel de Dieu : figura substantiae ejus\, qui dominera tous les rois et sera vue en majesté dans son infinie splendeur. \nCette prophétie du Psaume qui a commencé à se réaliser le jour de l’Épiphanie avec les premiers rois prospères au pied de l’enfant Dieu\, l’église la redit\, ici\, dans la joie de la voir s’accomplir de plus en plus au cours du temps ; puis\, se tournant vers l’avenir et gardant son sens prophétique\, elle la chante comme la vision future de l’éternité\, quand le Christ\, après avoir achevé la Jérusalem nouvelle\, règnera dans la splendeur d’une gloire incontestée et reconnue de tous les peuples soumis dans l’amour. \nIl n’y a rien à ajouter à ce commentaire du même texte que nous écrivions pour le Graduel du IIIe Dimanche après l’Épiphanie\, sinon que ce chant de joie est fort bien adapté à une consécration d’église\, car les rois\, comme les autres hommes\, viennent à l’église révérer le Seigneur\, et qu’après le graduel\, il paraphrase très heureusement l’Epître qui s’achève sur l’évocation de l’avènement glorieux de Notre-Seigneur Jésus-Christ \nLA MÉLODIE\nIl y a une joie discrète répandue partout sur timebunt : la joie de l’église qui voit déjà le triomphe du Christ et la splendeur de cette révérence pleine d’amour des rois et des peuples. Sur nomen tuum il n’y a plus que de l’adoration ; la mélodie se perd dans la contemplation\, s’en allant\, de plus en plus effacée\, vers le silence. \nElle rebondit sur omnes reges\, et une nuance d’autorité forte se mêle à la joie qui s’avive et monte. Gloriam se développe en majesté\, en une majesté grave\, qui s’attarde\, solennelle\, somptueuse comme les plis d’un manteau royal. Alors\, sur tuam\, la joie\, redevenue simple\, se donne libre cours en des neumes souples et légers. \nOFFERTOIRE\nLE TEXTE\nIl consacra\, Moïse\, un autel au Seigneur\, offrant sur cet autel des holocaustes et immolant des victimes. Il fit un sacrifice du soir\, en odeur de suavité\, au Seigneur Dieu\, devant les enfants d’israël.  \nExode. XXIV. 4\,5. \nIl s’agit dans ce texte\, qui résume les premiers versets du chapitre XXIVe de l’Exode\, du sacrifice que fit Moïse au pied du Sinaï avant de monter recevoir les tables de la loi et dans lequel fut établie l’alliance du peuple avec Dieu.  » Moïse rapporta au peuple toutes les paroles du Seigneur. Le peuple répondit d’une seule voix : tout ce qu’a dit le seigneur nous le ferons. Moïse écrivit toutes les paroles du Seigneur\, et\, se levant de grand matin\, il érigea un autel au pied de la montagne et douze monuments selon les douze tribus d’Israël. Et il envoya les jeunes hommes d’entre les enfants d’Israël\, et ils offrirent des holocauste et ils immolèrent des génisses en hosties pacifiques au Seigneur. Et Moïse prit la moitié du sang et le mit dans les coupes\, et répandit l’autre sur l’autel. Et prenant le livre de l’alliance\, il lut devant tout le peuple\, qui dit : nous ferons tout ce que le Seigneur a dit et nous lui obéirons. Moïse prit donc le sang et le répandit sur le peuple\, et dit : voici le sang de l’alliance que le Seigneur a faite avec vous en toutes ces paroles. » \nEn ce sacrifice qui scella l’Ancienne Alliance\, tous les détails de celui en qui devait être scellé la Nouvelle étaient figurés : l’autel du Cénacle et du Calvaire\, le Sang du Christ\, et le monde nouveau sur lequel il se répand par l’Eucharistie avec sa vertu sanctificatrice. Aussi\, ce texte\, chanté à la consécration des Autels\, est-il tout à fait à sa place au moment de l’offrande\, le jour où l’on célèbre le Temple\, l’autel et le Sacerdoce. \nLA MÉLODIE\nC’est un chant noble\, solennel\, avec des élans enthousiastes de joie sainte. \nL’intonation\, plutôt recueillie et grave\, va vers Moyses et altare qu’un élan large et sonore porte à la dominante enveloppée de majesté. Ainsi\, dès le début\, sont en plein relief\, le Pontife et la Pierre du sacrifice sur laquelle va être scellé l’alliance. \nLa deuxième phrase garde la même ampleur\, mais dans un déroulement plus paisible autour de la tonique. Illud est très en relief\, comme l’est altare dans la première phrase\, mais dans le grave\, ce qui l’enveloppe d’une atmosphère mystérieuse\, sacrée\, qui persiste jusqu’à la fin de la phrase à travers les neumes souples et doux de holocausta. \nImmolans victimas est le centre et le sommet de toute la pièce. La mélodie\, fixée\, dès le début de la phrase\, sur la dominante par le motif qui a mis Moyses en noble évidence\, se balance d’abord solennelle sur le podatus et le climacus\, et après s’être posée sur la double note – en bivirga épisématique – comme pour y reprendre vigueur\, lance victimas aussi haut que possible\, jusqu’au mi\, dans un rythme magnifique\, vibrant de joie ample et claire\, et s’achève\, toujours sur la dominante\, en une cadence sonore. On sent passer\, dans ce mouvement splendide\, le saint enthousiasme du peuple de Dieu\, et sur ces mots aussi riches de sens où tout le présent demeure\, il est d’une émouvante grandeur. \nCommence alors la détente. Elle se fait lentement. La mélodie demeure quelque temps encore sur la dominante en de longues tenues qui font planer les mots sacrés comme au-dessus des êtres\, entre ciel et terre\, entre les hommes et Dieu. Une cadence en la sur vespertinum fait la mélodie toucher un instant le IIe mode\, mais elle remonte tout de suite à sa teneur hiératique et supra terrestre. Suavitatis l’en fait enfin descendre en un motif délicieux\, pour y mettre l’onction que le mot suggère et elle se pose à nouveau en la\, enveloppant Domino Deo de vénération. \nUne remontée passagère au début de la dernière phrase\, et elle se détend tout à l’aise\, dans le grave cette fois\, baignant le nom du peuple élu d’une tendresse qui s’épanouit à loisir sur la splendide cadence finale. \nL’évocation de cet acte si grave et si saint sur cette mélodie grandiose qui se plaît en des teneurs élevées aux tonalités imprécises\, donne à cette Offertoire quelque chose de grand\, de sacré\, qui en fait un chef d’oeuvre d’une incomparable beauté. En le chantant\, nous nous sentons comme au dessus de ce qui se passe\, dans la région où l’homme et Dieu s’unissent\, et ce n’est plus le sacrifice de Moïse que nous évoquons\, mais l’éternel sacrifice qui se renouvelle sur l’autel dans le geste du prêtre tendant vers Dieu l’hostie qui sera bientôt changée en la victime unique et totale que nous demandons nous aussi au Père d’accepter comme la nôtre\, in odorem Suavitatis. \nCOMMUNION\nLE TEXTE\nApportez lui des hosties et entrez dans ses parvis. Adorez le Seigneur dans son Temple sacré. \nPs. XCV. 8\,9. \nC’est une invitation au sacrifice en trois mots qui en indiquent les stades progressifs : offrez\, entrez\, adorez. Elle vient fort à propos le jour où l’église est consacrée\, car l’église doit être avant tout la maison du sacrifice et le parvis du ciel où le Seigneur veut qu’on l’adore dans sa présence eucharistique. \nElle est bien faite aussi pour le moment de la communion. C’est alors que se complète le sacrifice. C’est l’heure pour nous de nous offrir à l’action transformatrice du Christ\, d’entrer plus avant dans le temple de notre âme ou s’opère cette transformation\, et de nous perdre en une soumission toute d’amour qui est précisément l’adoration en esprit et en vérité. \nLA MÉLODIE\nL’invitation est pleine d’entrain et de joie sur tollite hostias\, mais elle se pénètre tout de suite de recueillement sur introite; notez la cadence en si. Sur ejus\, la tendresse est tellement  mêlée à la joie et au recueillement qu’on ne sent guère qu’elle. Sur adorate\, il n’y a plus qu’adoration. Splendide mouvement qui courbe l’âme et le corps dans le geste lent et plein d’amour qui les met l’un et l’autre aux pieds du Christ et les fait se perdre en lui. Il y a une petite reprise de vie sur in aula sancta ejus\, comme l’épanouissement de la joie au fond de l’âme abandonnée. \n\nCantiques pour tous les temps\nPolyphonies pour tous les temps\n\nÉpître\, évangile et préface chantés de cette messe\, voir ici
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SUMMARY:Dix-neuvième dimanche après la Pentecôte (XIX)
DESCRIPTION:Commentaires des pièces de cette messe par Dom Baron.\nEPÎTRE : Il faut se revêtir de l’homme nouveau. (Ephes. IV. 23-28.)EVANGILE : La Parabole des invités à la noce du fils du Roi. L’un d’eux n’ayant pas la robe nuptiale est mis dehors. (Math. XXII. 1-14)IDÉE CENTRALE : Saint Paul nous demande dans l’Epître de nous revêtir de l’homme nouveau. Cet homme nouveau c’est celui que crée en nous la grâce du Baptême en nous faisant participer à la nature du Christ. Le revêtir\, c’est revêtir le Christ. En termes plus explicites\, c’est se soumettre à sa volonté\, se livrer à son influence\, de façon à penser\, à vouloir\, à agir selon lui ; c’est lui permettre de vivre\, à travers notre propre vie\, sa vie. Mais n’est-ce pas là revêtir la robe nuptiale et participer aux noces du Fils du Roi\, qui consistent précisément en l’union de cette vie avec Dieu à travers le Christ\, ici-bas dans l’obscurité de la foi\, là-haut dans la clarté de la vision face à face ?L’idée centrale de cette messe pourrait donc être ce revêtement de Jésus-Christ\, condition de notre entrée dans la gloire. Et ce serait comme la première allusion à la fin des temps vers laquelle s’orienteront\, de plus en plus désormais\, les Dimanches qui vont suivre. Les deux aspects en sont bien nets dans la parabole de l’Evangile : ma noce de l’Agneau et les ténèbres extérieures où sont jetés ceux qui n’ont pas revêtu le Christ. \nINTROÏT\nLE TEXTE\nLe salut du peuple\, c’est moi\, dit le Seigneur.De quelque tribulation qu’ils crient vers moi\,Je les exaucerai.Et je serai leur Seigneur à jamais.Ps. – Soyez attentifs\, mon peuple\, à ma loi.Inclinez votre oreille aux paroles de ma bouche.Ps. LXXVII. 1.Cet Introït – un des rares dont le texte ne soit pas tiré de l’Ecriture\, seul le verset en est extrait\, – est chanté une première fois le Jeudi de la IIIème semaine de Carême\, à l’occasion de la station en l’église des Saints Cosme et Damien\, deux médecins martyrs\, par l’intercession desquels de nombreuses guérisons étaient obtenues. Le choix en est heureux. Il est la voix du Seigneur qui vient encourager ceux qui sont dans l’épreuve à recourir à lui\, qui demeure à jamais leur maître bienveillant et bienfaisant.C’est peut-être la même circonstance qui l’a fait choisir pour ce XIXème Dimanche. En effet\, « selon les anciennes listes romaines\, le dimanche précédent la fête des martyrs Cosme et Damien\, la station était dans leur basilique sur la Voie sacrée ; selon le capitulaire Würtzbourg\, cette station est indiquée après le second dimanche suivant la solennité de saint Cyprien. Mais en réalité\, il s’agissait d’une fête mobile et c’est peut-être la raison pour laquelle la messe de ce jour\, à commencer par l’Introït Salus populi\, conserve comme un dernier souvenir de cette solennité en l’honneur des deux célèbres médecins « thaumaturges » dont le peuple de Rome durant la période byzantine\, attendait la santé de l’âme avec celle du corps ». (Cardinal Schuster. Liber sacramentorum. V. 208)Quoi qu’il en soit\, le sens de ces paroles dépasse le culte de ces deux saints martyrs. En cette période où commencent à être évoquées les épreuves terribles par lesquelles devra passer le monde des derniers temps\, et celles par lesquelles nous passerons\, nous aussi\, dans une certaine mesure avant de mourir \, elles nous arrivent comme la voix du Seigneur nous encourageant à avoir recours à lui avec confiance\, à ne pas avoir peur\, puisqu’il nous a invités. Que nous veillions seulement à garder sa loi\, à être attentifs à ce qu’il veut de nous\, et nous aurons de quoi garder dans sa pure beauté la robe nuptiale qui nous donnera d’entrer au festin des noces de l’Agneau pour jamais. \nLA MÉLODIE\nLa première phrase s’élève très douce et très liée sur Salus populi. Retenue dans son élan par le si b\, elle descend lentement sur égo sum et prend sur la cadence en mi un admirable caractère de tendresse compatissante. On sent vraiment le Seigneur penché sur son peuple et lui disant d’avoir confiance\, ce qu’il est là et qu’il le sauvera.C’est un autre sentiment qui domine dans la seconde. Une invitation pressante se dessine dès les premières notes : la mélodie s’établit en VIIIe mode\, le mouvement s’anime\, devient très arsique\, entrainant la pensée\, par delà tribulatióne qu’il met en plein relief\, vers ad me où il s’épanouit en un très beau motif qui donne à ce mot un élan plein d’attirance. Repris sur exáudiam éos\, ce motif est là plus expressif encore\, quelque chose de la tendre compassion de la première phrase se mêle dans le grave sur exáudiam\, comme si le Christ n’attendait qu’un geste de l’âme vers lui pour donner libre cours à sa miséricordieuse bonté.Après cette offre si invitante\, la douceur revient enveloppant toute la dernière phrase. On y retrouve l’onction paternelle de égo sum\, sur Dóminus notamment\, avec un bel élan qui monte sur in perpétuum\, riche de toute la promesse de l’éternelle béatitude.La première phrase demande à être liée et douce. Eviter de faire la cadence de la fin plaintive.Il y aura une reprise de mouvement et même une légère accélération au début de la seconde\, mais on veillera à ce que tout contraste soit évité. C’est au cours du crescendo vers la distropha de tribulatióne que se fera la transition. Liez avec soin le groupe de ad me et tout exáudiam éos et ne forcez pas la voix.La dernière phrase\, très simple\, l’accent de ero bien soulevé. Retenez quelque peu Dóminus et faites très expressif in perpétuum. \nGRADUEL\nLE TEXTE\nQu’elle monte ma prière\, comme l’encens\,Devant ta face\, Seigneur.Que l’élévation de mes mainsSoit comme le sacrifice du soir.Ps. CXL. 2.L’encens\, à cause de son parfum très agréable qui monte avec les volutes légères de la fumée\, symbolisait la prière que Dieu aimait particulièrement et qu’il recevait en odeur de suavité. De même le sacrifice du soir\, parce qu’il était fait de manière délicate – de farine assaisonnée d’huile et d’encens – et peut-être aussi parce qu’il prenait à la chute du jour quelque chose de plus intime\, de plus profond\, était considéré comme très agréable au Seigneur. C’est pourquoi David se sert de ces deux images qui lui sont familières pour dire à Dieu combien il désire que sa prière\, expression de son âme aimante\, soit agréée de lui avec bonheur.C’est aussi ce que l’Eglise demande au Graduel.Ce n’est pas la première fois qu’il est chanté. Il l’a déjà été le mardi de la première semaine de Carême après une invitation pressante d’Isaïe à invoquer le Seigneur. Il l’a été à nouveau trois jours plus tard\, le samedi des Quatre-Temps\, et encore le samedi des Quatre-Temps de Septembre\, amené sans doute\, en ces deux dernières occasions\, par l’heure tardive de l’office : Sacrificium vespertinum…On ne saurait dire ce qui en a ici déterminé le choix\, mais il vient bien après l’Epître. Il est comme la prière de l’Eglise et de ses membres\, de l’homme nouveau\, du Christ : plus agréable au Père que tout autre. Il prend d’autre part\, en cette période liturgique qui évoque le soir du monde\, un caractère particulièrement émouvant\, étant comme la réponse à la pressante invitation du Seigneur dans l’Introït : « qu’ils cirent vers moi et je les exaucerai ». \nLA MÉLODIE\nAussitôt après l’intonation enveloppée de grâce aimable\, la mélodie s’élève en un mouvement paisible\, très lié\, mais qui va en une progression continue\, puissante et pleine de vie\, vers méa qu’il fait très suppliant sur la cadence en demi-ton\, puis vers incénsum où il s’épanouit\, planant\, léger\, sur l’accent tonique et la clivis allongée\, puis se laissant s’incurver gracieux et souple comme des volutes d’encens. Il rebondit quelque peu sur in conspéctu et se détend en une longue thésis qui s’achève sur Dómine en une belle supplication\, pénétrée d’amour tendre et délicat.Le verset. – On ne trouve pas ici les beaux accents de prière de méa et de Dómine\, mais la mélodie est plus gracieuse encore que dans la première partie. Elle s’élève\, dès le début\, du ré au sol et même au la\, mais ce mouvement hardi n’a rien de brusque ; il se retient\, léger et souple dans la montée\, plane ensuite longuement sur le fa\, se laisse tomber au do puis au la\, remonte\, se balançant sur les notes doubles et allongées en s’élargissant avec grâce sur la cadence en ré de elevátio. Il s’élève sur mánuum avec la même souplesse et descend très vite vers le sol suivant la même ligne ondulante\, de plus en plus paisible aussi. Ce n’est pas une supplication ; il semble que l’âme s’oublie à chanter le mouvement d’amour qui la porte vers son Dieu : elle contemple.La dernière phrase\, qui évoque le sacrifice du soir\, a beaucoup moins d’élan. Elle prend dans le grave je ne sais quoi de discret\, d’effacé\, comme une demi-teinte de crépuscule qui ajoute d’ailleurs à son caractère de supplication. Celui-ci est très marqué sur vespertinum : il y a sur la double note\, sur la virga pointée\, sur les pressus une insistance\, délicate\, paisible\, mais ferme aussi\, qui se continue jusqu’à la cadence finale.Il faut chanter dans un mouvement paisible\, mais qu’on veillera à entretenir vivant.Elargissez les derniers neumes de Dirigátur\, et faites très souple toute la montée vers méa\, sans qu’on sente l’effort\, que le crescendo soit discret. Allongez légèrement la virga du sommet de mé dans méa et faites la clivis pointée de la cadence très expressive\, sans arrêter le mouvement qui enveloppera tout de suite sicut incénsum. Donnez un peu d’ampleur au punctum de incénsum dans le soulèvement que doit donner à la syllabe l’accent tonique puis laissez votre voix se poser sur l’épisème horizontal en un ritardando qui portera sur toute la cadence. Ici encore sans arrêter le mouvement qui saisira tout de suite in conspéctu. Retenez légèrement Dómine\, notamment la montée sur ne et rythmez bien la cadence finale.Le verset sera léger\, mais pas rapide ; c’est une contemplation. Allongez la première note et retenez toutes les autres délicatement\, notamment les trois virgas sur fa qui sont surmontées\, dans les manuscrits\, d’un tenete très marqué. Toute cette phrase d’ailleurs est couverte de signes d’allongement ; il faut s’y complaire du commencement à la fin. Ce qui n’empêchera pas qu’on lui donne de la vie\, par de discrets crescendo dans les arsis.Prenez le temps de lier le la au ré dans mánuum et sans port de voix. La dernière phrase\, sera plus légère\, du moins sacrificium car vespertinum devra lui aussi être un peu retenu ; la double note du début est une bivirga épisématique. Rythmez bien la cadence finale. \nALLELÚIA\nLE TEXTE\nAcclamez le Seigneur et invoquez son nom.Annoncez\, parmi les nations\, ses œuvres.Ps. CIV. 1.Cet hommage rendu au Seigneur et cette invitation à publier ses œuvres parmi les nations peuvent être chantés comme l’action de grâces de l’Eglise pour la faveur inappréciable de « l’homme nouveau ». C’est le grand œuvre de Dieu\, son œuvre unique\, que cette unité des hommes dans le Christ et par le Christ.Beau prélude en même temps à l’appel aux noces du Fils du Roi car c’est au banquet de ces noces éternelles que resplendira de tout son éclat son œuvre de divine miséricorde. \nLA MÉLODIE\nElle est très enthousiaste. Dès le début on sent la joie ardente dans la double note et le torculus de confitémini. Elles se relient quelque peu sur Dómino et même sur le reste de la phrase dont le mouvement thétique convient d‘ailleurs fort bien à l’invitation à la prière ; ce n’est plus : confitémini\, c’est invocáte. Il y a sur éjus\, à la fin de la phrase\, une évocation du Seigneur baignée de tendresse.Le mouvement du début revient sur annuntiáte\, par le même motif do mi ré d’ailleurs : balancement joyeux\, qui se prolonge\, tout le long de la phrase\, insistant sur les clivis légères de annuntiáte\, sur la tristropha\, l’oriscus\, la clivis allongée de géntes.La reprise du chœur sur ópera éjus monte en une progression pleine d’élan et débordante de vie sur les doubles notes de éjus et s’épanouit en une admirable cadence qui est comme une exclamation d’immense bonheur.La double note de confitémini est une bivirga\, il faut la bien appuyer mais dans l’élan du mouvement. Elargissez aussi quelque peu la note qui précède. Que le torculus du sommet soit souple. Liez d’assez près et invocáte à Dómino.Un bon a tempo sur annuntiáte : que tout le mot soit très lié : les clivis\, légères et quelque peu accélérées.Sur ópera éjus – comme sur l’Allelúia – menez le crescendo en progression sur les doubles notes et\, par delà le sol\, sur la cadence finale qui sera large\, sonore et très liée ; la double note du début est une bivirga épisématique. \nOFFERTOIRE\nLE TEXTE\nSi j’ai à marcher au milieu de la tribulationTu me soutiendras la vie\, Seigneur.Et sur la colère de mes ennemisTu étendras ta main.Et elle me sauvera\, ta main.Ps. CXXXVII. 7.Ces paroles qui étaient sur les lèvres de David un admirable cri de confiance le sont aussi sur les nôtres. Il y a bien des obstacles sur le chemin du banquet des noces\, bien des dangers qui peuvent nous en écarter\, et nous retenir\, et ternir la splendeur de notre robe\, voire nous la faire perdre\, car des ennemis de toutes sortes sont en nous et autour de nous. Mais le Seigneur aussi est là avec la puissance de sa main protectrice.L’Eglise le lui dit pour affirmer qu’elle continue de marcher\, et qu’elle continuera\, même quand tombera le soir\, assurée qu’elle arrivera à la porte et qu’elle entrera pour se nourrir à jamais de la vision du Roi. \nLA MÉLODIE\nLe motif de l’intonation reçoit des podatus bien posés\, sur les notes fondamentales du mode\, de la distropha\, des deux pressus de la thésis\, un très beau caractère d’affirmation ferme et forte. Il y a ensuite sur le si de tribulatióne quelque chose d’aigu\, comme une plainte vive et\, sur la thésis qui suit\, une lourdeur assez marquée qui affecte même la remontée à la tonique : les mots sont bien servis.Sur vivifica me la formule de l’intonation revient avec le même caractère\, mais la tenue sur la dominante est prolongée et au lieu de venir sur le sol par le si et le la c’est sur le fa que se fait la descente\, sans que le si soit touché et sur un rythme paisible qui se pose et se soulève sur les pressus comme des pas sur des degrés bien établis. Il passe ainsi à travers ce mouvement une confiance forte\, certes\, assurée\, mais paisible aussi\, et qui va se pénétrer de joie et s’exalter sur la remontée et les longs neumes de me avant de mettre sur Dómine la nuance de tendresse délicate qui va droit au Seigneur aimé.Une nouvelle idée commence avec la troisième phrase : l’assurance que Dieu nous protègera contre nos ennemis\, et nous sauvera. C’est encore le motif de l’intonation qui est esquissé sur les deux premiers mots mais la longue tenue sur le do est évitée et le contact répété avec le si ramène la nuance de plainte de tribulatione; la descente sur meorum rappelle aussi la lourdeur de la thésis. C’est la réaction de l’âme à l’évocation des ennemis. Mais voici la confiance à nouveau. Exténdes manum tuam. Tu étendras ta main. La mélodie tout de suite devient paisible et joyeuse. L’auteur a utilisé dans cette fin de phrase deux motifs de l’Offertoire du Lundi de Pâques.La thésis du second a été développée\, très heureusement d’ailleurs ; les deux notes longues sur do lui donnent une fermeté qui évoque la main étendue en protection et il y a\, sur la remontée à la cadence en la de tuam par le podatus et la clivis\, quelque chose de lumineux qui reflète la clarté dans laquelle l’âme voit son chemin sous la garde assurée du Seigneur.Cette clarté passe dans la dernière phrase sur salvum me fécit par les trois tons pleins qui fixent la mélodie sur la dominante si et par la cadence en demi-ton si délicate. Déxtera plane alors immobile comme la main protectrice et sur cette ligne\, fixée au-dessus des contingences\, des labeurs\, des peines\, l’âme\, comme en contemplation\, chante la joie de son abandon au Roi qui l’a appelée\, qui l’a justifiée et qui\, après l’avoir prise sur les chemins\, et sur les places et aux coins des rues\, l’a revêtue de la robe nuptiale\, de la robe d’épouse\, et la mène droit à la salle des noces.Il faut insister sur le motif de l’intonation ; retenez légèrement le torculus initial et donnez du poids à la première note de tous les podatus comme si elle était affectée d’un épisème horizontal. Marquez bien aussi le salicus de médio.L’insistance sera la même sur les podatus de vivificabis mais la distropha et la tristropha seront légères\, comme aussi les pressus qu’il ne faut pas forcer ; il faut toutefois leur garder une bonne sonorité et les relier au la qui suit\, de façon que le mouvement de la phrase ne soit pas coupé mais qu’il aille s’épanouir sur la triple note de me : une trivirga épisématique. Il se détendra ensuite pour prendre sur Domine l’onction qui convient.Donnez de la vie à la troisième phrase\, sans presser le mouvement toutefois ; les deux podatus de meorum auront leur première note élargie. Que l’on sente la joie dans le motif de exténdes manum tuam. La double note de num dans manum est une bivirga.La dernière phrase sera plus discrète\, plus retenue. Faites bien toutes les répercussions de déxteram tuam et retenez toute la finale à partir du dernier quart de barre. \nCOMMUNION\nLE TEXTE\nTu as ordonné que tes commandementsSoient gardés de très près.Puissent-elles m’être indiquées mes voies ;Pour garder tes justes volontés.Ps. 118. 4. 5.Le Seigneur demandait à la fin de l’Introït que l’on fût attentif à sa loi et à tout ce qu’il demande. Il nous a offert ensuite dans l’Evangile un exemple terrible de ce qui arrivera à ceux qui ne suivront pas ses ordres : ils ne seront pas admis à sa table\, et s’ils entrent\, seront mis à la porte. Au moment de la communion l’âme\, pénétrée de la lumière du Christ\, comprend mieux que le tout de l’amour est d’obéir à cette voix si douce\, de tenir la main qui se tend vers nous pour prendre la nôtre et nous guider sur la route de la salle de noce\, et c’est en un cri d’amour ardent qu’elle le dit à son Dieu présent en elle : « O que mes chemins soient tracés par toi afin que je ne fasse que ce que tu veux\, là où tu me veux ; afin d’être avec toi à jamais ! » \nLA MÉLODIE\nC’est un chant délicat\, très intime\, fait de nuances où passe une tendresse délicate.Il commence sur quelques notes pénétrées d’une joie toute simple\, mais qui s’élève\, baignée d’amour ardent sur tua et sur custodiri nimis.Après quoi\, c’est le souhait\, plus que cela\, le désir de l’absolue fidélité. Il y a moins d’assurance dans la mélodie : c’est une humble prière. L’âme sait ce qu’elle désire\, mais elle sait aussi sa faiblesse et que la possibilité de ne pas suivre la voie où la mène le Christ demeure en elle ; d’où cette réserve qui retient l’expression de son ardeur.Le chant monte doucement\, discret\, retenu\, vers viæ méæ\, puis se fixe sur le la et brode autour par le si b et le sol. C’est comme un bercement dans lequel l’âme redit son désir au Seigneur et insiste pour qu’il l’aide à le réaliser. A la fin\, un très bel accent de ferveur monte sur justificatiónes enveloppant d’amour ardent les volontés de l’Epoux et du Maître adoré.Il faut faire l’intonation simple\, légère\, joyeuse. On allongera la première note du podatus de da. Un crescendo très fervent ira du torculus de mandata à la tristropha de tua qui sera liée à la note qui précède\, une virga épisématique. Custodiri suivra de très près et\, ira lui aussi\, en progression sur nimis qui sera très expressif. La double note de re est une bivirga épisématique.La deuxième phrase sera plus retenue\, plus douce aussi. Un crescendo sera mené discrètement jusqu’à méæ et on veillera à bien rythmer toute la fin en un legato très soigné qui s’épanouira sur justificatiónes. La virga du sommet\, comme celle du sommet de tuas\, sera légèrement allongée.  \n\nCantiques pour tous les temps\nPolyphonies pour tous les temps\n\nEpître\, évangile et préface chantés de cette messe\, voir ici
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DESCRIPTION:La fête du Christ-Roi est solennisé le dernier dimanche du moi d’octobre.Cantiques et polyphonies pour la Christ-Roi \n\nHymne Te saeculorum Principem
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SUMMARY:Vingtième dimanche après la Pentecôte (XX)
DESCRIPTION:Résumé du commentaire de cette messe par Dom Schuster\, dans son œuvre L’année liturgique.Le compte des semaines comprises entre la Pentecôte et l’Avent n’a pas été toujours le même puisqu’à Rome on comptait les dimanches voisins des fêtes des Apôtres et de saint Laurent ; venaient ensuite ceux qui suivent la fête de saint Cyprien\, et finalement\, d’après quelques recensions\, se trouvait une dernière série de fêtes dominicales après la dédicace de Saint-Michel: Post Sanctum Angelum. Ainsi s’explique-t-on que les introïts de ces derniers dimanches\, comme nous l’avons déjà observé\, constituent un groupe à part : ils ne sont pas tirés du Psautier\, comme à l’ordinaire\, mais des livres prophétiques.L’introït de ce jour\, pour l’entrée solennelle du célébrant\, s’inspire du prophète Daniel (III\, 31\, 29 et 35) mais la citation n’est pas littérale. « Tout ce que vous avez fait\, ô Seigneur\, à notre égard\, n’est que trop juste et mérité\, car nous avons péché contre vous en nous révoltant contre votre sainte loi ». Voilà la douloureuse confession de la faute\, qui conduit le pécheur sur la voie de la réconciliation. Le répons-graduel est commun à celui du jeudi après le IIIe dimanche de Carême et à la solennité du Très Saint Sacrement. Il est tiré du psaume 144. « Tous les yeux\, Seigneur\, sont fixés sur vous\, pleins d’espérance\, et vous\, au moment opportun\, Vous donnez à chacun l’aliment convenable. Vous ouvrez votre main bienfaisante et comblez de bénédiction chacun des mortels ». Le verset alléluiatique est tiré du psaume 107. « Mon cœur est prêt\, ô Dieu\, mon cœur est prêt. Je chanterai des hymnes\, ô Vous qui êtes ma gloire ». Le verset de l’offertoire qui\, dans l’Antiphonaire grégorien\, est uni à une mélopée remplie d’un sentiment délicat autant qu’élevé\, est tiré du psaume 136\, et il est commun au jeudi de la Passion. « Nous nous sommes assis et nous avons pleuré au bord des canaux de Babel\, en nous souvenant de Sion ». L’antienne pour la Communion est tirée du psaume 118 ; elle est commune au jeudi de la Passion. « Seigneur\, souvenez-vous de votre Verbe\, en qui j’ai placé mon espérance et cherché ma consolation. C’est Lui-même qui m’a réconforté dans ma misère ». Cantiques pour tous les tempsPolyphonies pour tous les temps
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