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SUMMARY:Troisième au sixième dimanche après l'Épiphanie
DESCRIPTION:Commentaires des pièces de cette messe par Dom Baron.\nINTROÏT\nLE TEXTE\nAdorez Dieu\, tous ses Anges. Elle a entendu et elle s’est réjouie\, Sion ; Et elles ont bondi de joie\, les filles de Judée. \nPs. — Le Seigneur règne\, qu’elle exulte\, la terre\, Et qu’elles soient dans la joie\, toutes les îles. Ps. XCVI\, 7-8\, 1. \nLe Psaume XCVI dans la Vulgate porte en tête : De David\, quand son pays lui fut rendu. C’est un chant d’action de grâces\, dans lequel le Prophète royal se sert des images les plus éclatantes pour décrire la façon merveilleuse dont Dieu est venu à son aide. La nuée l’enveloppe… Le feu marche devant lui… Ses foudres illuminent le monde… Les monts coulent comme la cire à son aspect… Soudain au milieu de cette scène terrifiante ; une voix donne un ordre : Vous tous ses anges\, adorez-le. C’est alors la joie du peuple : Elle a entendu\, Sion\, et se réjouit… Il faut évidemment aller plus loin que l’événement historique qu’il célèbre si l’on veut avoir tout le sens de ce Psaume. Par delà la terre d’Israël rendu au peuple de Dieu\, c’est la terre entière — entendue au sens de tout le monde créé — rendue totalement et définitivement à Dieu au dernier jour. Dans le cadre grandiose des éléments bouleversés qui préparent sa venue\, le Christ donne aux Anges l’ordre de se courber devant Dieu\, montrant par là qu’il est le maître des esprits les plus hauts\, que tout lui est soumis\, qu’il a tout en main pour remettre tout au Père ; ce dont les élus se réjouissent. Telle est l’interprétation stricte du texte de la Vulgate. — Il y en a une autre qui est plus dans l’idée générale du Psaume. Le mot que la Vulgate après les Septante a traduit par Angeli est dans le texte hébreu Elohim. Il signale tous les êtres surnaturels\, anges ou démons ; selon le contexte\, il s’entend bien ici des idoles\, ou mieux encore des démons dont elles étaient en fait les représentations. Ce sont eux qui se prosternent et\, c’est de voir leur foi justifiée dans cette adoration du Christ par toutes les puissances qui lui furent opposées\, que les élus se réjouissent. Dans le cadre des derniers dimanches après l’Epiphanie — car cet Introit est celui de tous ceux qui peuvent suivre — le sens de ces deux versets n’a pas à subir la moindre adaptation. Ils entrent d’eux-mêmes dans l’idée qui continue d’occuper l’Eglise depuis la fête : la manifestation de la Royauté du Christ. Le premier Dimanche\, les Anges l’adorent dans l’éternité : « Sur un trône élevé\, j’ai vu siéger un homme que la multitude des anges adorent ». Le second\, c’est la terre qui est appelée à lui rendre hommage : « que toute la terre t’adore ». Ici\, ce sont toutes les puissances supra-terrestres\, au jour de l’Epiphanie suprême. On notera l’à-propos et la grandeur que revêt\, dans ce développement progressif\, l’interprétation du mot Angeli dans le sens de l’hébreu : le Christ courbant les puissances rebelles à ses pieds\, achevant ainsi par ce geste qui les écrase à jamais la lutte qu’elles n’ont cessé de mener contre lui depuis le commencement. « Alors viendra la fin\, lorsqu’il aura remis le royaume à son Père\, après avoir anéanti toute principauté\, toute domination\, toute puissance ». (I Cor. XV\, 24.)Quelle que soit l’interprétation que l’on choisisse\, il faut faire grande attention à la forme très dramatique que prennent ces deux versets isolés de leur contexte. Les chanteurs auront donc à être d’abord le Christ glorieux qui commande\, puis le prophète qui rapporte la scène ou\, mieux encore\, l’Eglise qui évoque sur les paroles du Psaume ce que sera le triomphe de son Chef\, et qui en jouit déjà\, car depuis la résurrection du Christ cette parole ne cesse d’être entendue des anges\, bons et mauvais\, dans la joie… ou dans la rage. \nLA MÉLODIE\nElle est incontestablement revêtue d’autorité dans la première phrase ; la douceur n’en est pas exclue mais c’et bien une volonté qui s’impose. Cette volonté\, très nette dès l’intonation sur l’impératif de adorate — la double note est en effet une bivirga épisématique\, la voix s’y appuie donc et va se renforçant vers l’accent tonique\, lui-même quelque peu élargi — s’accentue et se renforce sur l’accent de Déum et sur le salicus de omnes\, et atteint toute sa puissance sur la bivirga de Angeli\, elle aussi épisématique. On notera enfin que la cadence a quelque chose de brusque\, les trois notes de éjus n’ayant aucun signe d’allongement. Ce n’est pas à dire que le ton doive être rude. Si on fait le Christ s’adressant aux Anges il faut même que toute la phrase soit pénétrée de sa douceur\, mais qu’elle soit ferme aussi\, puisque c’est précisément son autorité de Roi universel qu’il manifeste. Si on le fait parler aux démons\, elle aura\, il va de soi\, plus de mordant en même temps qu’un accent de triomphe. Dans les deux autres phrases\, c’est la joie. Elle est très marquée dans les rythmes binaires de laetata est\, dans la broderie légère et si gracieuse de et exultavérunt et jusque dans la quinte descendante de filiae\, si expressive d’un bonheur profond. Joie de l’Eglise qui voit le Christ et tous ses membres\, un dans l’adoration éternelle du Père\, accomplissant enfin le geste en vue duquel tout a été fait. Un autre sentiment se fait jour dans la dernière incise ; la tendresse qui s’éveille dans l’âme à l’idée des « filles de Juda ». Le mot est à prendre dans un sens poétique. Il s’agit des villes de Judée\, filles de Jérusalem\, mais pour nous\, c’est toute la Jérusalem céleste\, toute la terre de Dieu et son peuple d’élus\, qui est évoquée là et enveloppée de respect et d’admiration. La montée sur la dernière syllabe de Judae et surtout la répercussion sur la clivis avec le rebondissement léger sur le pressus\, avant la retombée finale\, en rendent fort bien les nuances délicates. Selon l’interprétation que l’on donnera au texte\, la première phrase sera plus douce ou plus forte\, pour ne pas dire plus dure. La technique sera la même\, il va de soi\, mais les nuances\, la force des accents\, la puissance du crescendo sur omnes angeli et la cadence finale différeront nécessairement. Mettre un bon intervalle entre la première et la seconde phrase. Audivit sera pris a tempo. Bien poser les premières notes des podatus de laetata. Pas de ralenti à Sion : y relier d’assez près exsultavérunt dont la descente sera retenue avec grâce\, ainsi que toute la cadence finale. \nGRADUEL\nLE TEXTE\nElles craindront\, les nations\, ton nom\, Seigneur\,Et tous les rois de la terre\, ta gloire.Verset. — Parce qu’il a édifié\, le Seigneur\, Sion. Et il sera vu en majesté. Ps. CI\, 16-17. \nLe Psaume CI est la plainte du peuple juif en captivité. Il s’achève en un acte de confiance en Dieu qui reconstruira Jérusalem et lui rendra sa gloire : Tu te lèveras\, Seigneur\, et tu auras pitié de Sion ; Alors elles craindront\, les nations\, ton nom\, Seigneur. Mais\, par delà la cité matérielle relevée de ses ruines\, l’autre aussi est évoquée\, la Jérusalem Céleste où le Verbe fait chair\, Nom substantiel de Dieu\, dominera tous les rois et sera vu dans la majesté de son infinie splendeur. Les miracles et les enseignements pleins de sagesse de Notre Seigneur\, que la liturgie fait revivre en ces Dimanches après l’Epiphanie\, furent les premiers actes par lesquels il faisait reconnaître la puissance de son nom divin\, comme aussi les premiers fondements de la Jérusalem nouvelle. La prophétie du Psaume commençait donc à s’accomplir. L’Eglise la redit ici dans la joie de la voir réalisée en ces événements merveilleux ; de la voir s’accomplir de plus en plus au cours du temps ; puis\, se tournant vers l’avenir et lui gardant son sens prophétique\, elle la chante comme la vision future de l’éternité évoquée dans l’Introït\, quand le Christ\, après avoir achevé la Jérusalem nouvelle\, y règnera dans la splendeur d’une gloire incontestée et reconnue de tous les peuples soumis dans l’amour. \nLA MÉLODIE\n(V) Timebunt gentes nomen tuum Domine\,Et omnes règes terrae gloria tuam.La première phrase est la même que celle du Graduel Misit Dominus du Dimanche précédent. Elle s’accorde bien avec le caractère de crainte révérentielle qui est partout dans le texte en raison de la vision d’éternité qu’il évoque\, mais elle est surtout pénétrée de certitude. La belle et noble formule de verbum suum\, dans le Graduel Misit\, se retrouve ici sur nomen tuum tout à fait adaptée\, car le Verbe\, qui est e Mot par lequel le Père se dit à lui-même ce qu’il est\, est aussi son Nom. Elle l’enveloppe du même amour et de la même confiance\, avec une nuance de grandeur\, de puissance\, d’autorité\, peut-être plus marquée encore en raison du contexte. C’est la même expression d’espérance forte dans la première incise de la seconde phrase\, mais\, à travers l’insistance très marquée de règes terrae\, tout le mouvement va vers gloria tuam et en fait une magnifique louange qui s’élève lentement sur un motif qui évoque le grand Jubilate du Dimanche précédent. Elle s’achève en une très belle cadence finale\, toute de paix : la paix de l’Eglise en contemplation devant la glorieuse éternité. \nLe Verset. — Quoniam aedificavit Dominus Sion et videbitur in majestate sua. Il n’y a ici que de la joie. L’Eglise voit l’œuvre du Seigneur\, la cité bâtie peu à peu\, resplendissant\, dans la vision lointaine de l’éternité\, de la clarté de Dieu et de la majesté du Christ. Après avoir revêtu le nom divin d’une formule de tendresse à lui seul réservée\, elle laisse aller sur Sion sa joie débordante d’enthousiasme\, de fierté\, de reconnaissance\, d’amour\, de désir. L’élan est splendide\, c’est comme un cri modéré\, retenu\, prolongé\, qui s’achève sur la cadence en la en une nuance délicate d’espoir — car ce n’est qu’une vision d’avenir… L’enthousiasme passe dans la phrase suivante où il se détend peu à peu sur vidébitur\, le mot de la vision béatifique. La formule finale est très commune mais parfaitement adaptée à la contemplation de la majesté divine qu’elle chante. La double note de timébunt bien appuyée de même celle de nomen\, ce sont des bivirgas épisématiques. Avec le pressus de tuum\, elles contribuent à donner un caractère de puissance et d’autorité à toute cette première phrase. Beaucoup de vie dans la seconde ; relier gloria à térrae. Un fort crescendo sur l’arsis de tuam ; toute la thésis très retenue. Le Verset\, très alerte et joyeux. Bien rythmer quoniam aedificavit. Se complaire sur Dominus\, bien appuyer la double note de la fin qui est une bivirga et porter l’élan jusqu’à la première du climacus au sommet\, répercuter sur la première du second climacus\, ne pas ralentir\, ou très peu\, et bien lancer Sion\, large et ardent. A la fin sur le fa ce sont trois virgas. Peu de ralenti à la cadence. Et videbitur\, léger. La formule finale\, paisible. \nALLELUIA\nLE TEXTE\nLe Seigneur règne\, qu’elle se réjouisse\, la terre ! Qu’elles soient dans la joie\, toutes les îles ! Ps. XCI\, 1. C’est le Psaume de l’Introït. Le sens est le même : l’Eglise dit sa joie de voir le Christ régner. \nLA MÉLODIE\nMélodie type déjà entendue le Ier Dimanche de l’Avent\, et à la Messe de Minuit ; on l’entendra à nouveau le Samedi de Pâques et pour l’Ascension. Les textes qu’elle revêt sont différents\, mais ils se rapportent tous à Notre Seigneur Jésus-Christ. Elle est en quelque sorte le leit-motiv qui chante les diverses étapes du voyage divin : l’attente du Sauveur\, sa naissance\, son règne qui commence avec sa vie publique\, sa Résurrection\, son Ascension. L’expression varie avec les mots\, mais la joie est toujours là. Même le Premier Dimanche de l’Avent\, alors que le texte est une supplication\, à l’évocation du Sauveur\, la prière\, nous l’avons vu\, fait place sur salutare tuum à une contemplation heureuse. Ici il n’y a pas autre chose ; de la première à la dernière note\, l’allégresse est partout ; Elle revêt au début une certaine ardeur sur regnavit\, puis se fait légère et paisible tout le long des neumes qui se déroulent : avec\, ici et là\, des accents qui révèlent de quel amour profond elle jaillit. Bien que ce soit une invitation à la joie\, il ne faut pas presser le mouvement ; qu’il soit retenu\, mais sans lenteur et bien vivant. \nOFFERTOIRE\nLE TEXTE\nLa droite du Seigneur a fait éclater sa puissance. La droite du Seigneur m’a exalté. Je ne mourrai pas\, mais je vivrai\,Et je raconterai les œuvres du Seigneur. Ps. CXVII\, 16-17. Le Psaume CXVII fut sans doute composé pour la dédicace du second Temple après le retour de la captivité. C’est un chant d’action de grâces\, qui s’achève en un cri de confiance et une promesse d’éternelle louange. Dans ces deux versets\, il s’agit du peuple juif et c’est lui qui parle. La main du Seigneur lui a rendu sa gloire. Il ne périra pas et proclamera les œuvres merveilleuses de son libérateur. Tel est le sens historique. Il y en a un autre. Le retour de la captivité et la dédicace du nouveau temple étaient la figure d’une autre délivrance et d’une autre dédicace : la délivrance de l’humanité retenue sous l’emprise de Satan et son retour à Dieu\, toute groupée dans le Christ pour être offerte par lui au Père\, comme le temple vivant dont tous les autres ne sont que la figure. C’est le sens de cet Offertoire. Le Christ — et avec lui tout le Corps mystique — chante les merveilles que Dieu a faites pour lui ; le miracle qui vient d’être relaté dans l’Evangile et\, par delà cet incident\, entre tant d’autres semblables\, l’Incarnation\, la Rédemption\, l’Eglise… Déxtera Domini fecit virtutem. Puis\, tourné vers l’avenir\, vers la glorieuse éternité\, il chante l’exaltation de cette absolue royauté qui se déploiera pour lui et ses membres en cette Epiphanie suprême\, qui sera l’éternelle vie dans l’éternelle louange… Dextera Domini exaltavit me… vivam et narrabo opéra Domini. Un sens plus actuel et plus personnel encore\, si l’on peut dire\, s’ajoute\, du fait que ce texte est chanté au moment où se fait l’offrande de la matière du sacrifice. C’est en effet par l’Eucharistie que Dieu continue à déployer sa puissance en nous et qu’il nous exalte et qu’il nous donne la vie qui ne meurt pas et qui est\, dès maintenant\, éternelle louange. \nLA MÉLODIE\nL’Eglise commence par se complaire sur Dextera Domini en une sorte d’admiration reconnaissante et de vénération qui se courbe aussi bas que possible sur le nom divin. La louange y est déjà\, mais comme retenue par la contemplation. Ce n’est qu’à partir de fecit virtutem qu’elle s’exalte. Alors\, comme si elle prenait peu à peu conscience de tout ce que Dieu a fait dans le Christ et en elle\, l’âme se laisse gagner par l’enthousiasme. Il monte\, grandit\, éclate sur le pressus du sommet ; passe dans la phrase suivante et y prend sur dextera Domini\, nettement établi sur le do cette fois\, une ardeur de plus en plus intense qui pénètre tous les mots d’un courant de joie éclatante et les lance comme une proclamation glorieuse. Notez la fermeté de la ligne sur do\, et les neumes qui insistent sur chaque syllabe\, la distropha de déxtera — qui devrait être une bivirga allongée et répercutée —\, la clivis épisématique de te\, la répercussion sur celle de ra après la distropha\, le pressus de Domini et le beau motif de exaltavit me avec son magnifique élan\, ses deux répercussions\, son pressus et la cadence pleine en VIIIe mode. Quelle affirmation fière et noble ! Cette ardeur se pénètre au début de la troisième phrase d’une inébranlable certitude\, affirmée par l’arsis de non moriar et la tristropha de sed. Celle-ci toutefois a moins d’éclat ;il commence à insinuer une certaine douceur qui va se répandre sur les rythmes ternaires de vivam et pénétrer peu à peu la dernière incise qui chante\, elle\, la louange paisible de l’éternité. Elle s’achève sur l’admirable formule de Domini qui\, entre le quilisma et les deux pressus\, berce pour finir l’ardeur de notre désir. Le mouvement sera plutôt large. Le crescendo partira de la première note de fécit et sera conduit avec soin jusqu’au podatus allongé. Pas de ralenti ou si peu à virtutem. Le second déxtera très affirmé — la double note est une bivirga épisématique — sera rattaché de près à la première phrase dans le même mouvement de grande arsis qui va jusqu’au sommet de exaltavit me\, lequel sera arrondi et ralenti. Beaucoup d’énergie dans non moriar. La première note de sed bien posée et liée à la tristropha. Bien rythmer narrabo. Faire les pressus de Domini bien expressifs. \nCOMMUNION\nLE TEXTE\nIls étaient dans l’admiration\, tous\,Des choses qui sortaient de la bouche de Dieu. C’est le résumé du verset 22 du chapitre IVe de Saint Luc. Il nous livre l’impression des habitants de Nazareth\, lorsqu’ils entendirent Notre Seigneur parler\, pour la première fois\, dans leur synagogue. Ces mots sont bien à leur place car ce fut sans doute la même admiration après chacun de ses miracles. Mais il ne faut pas se contenter de les entendre dans ce sens historique. L’Eglise les chante en effet comme l’expression de notre admiration pour ce que nous entendons du Christ\, dans l’Evangile\, dans l’enseignement de l’Eglise\, dans l’Eucharistie ; et non seulement du Christ\, mais des Trois Divines Personnes qui habitent en notre âme et qui parlent à qui sait les entendre. Notez que le texte porte ici ex ore Déi et non ex ore ipsius comme dans l’Evangile. \nLA MÉLODIE\nElle commence par évoquer d’une façon très heureuse sur mirabantur l’admiration qu’elle décrit. Elle signale ensuite les paroles divines par une gracieuse arsis sur de his et s’achève par un motif de tendre vénération sur de ore Déi. Beaucoup de délicatesse dans mirabantur. Bien lier de his à quae. Arrondir la note qui précède le pressus de ore. \nPartitions \n\nCantiques pour l’Epiphanie \nPolyphonies pour l’Epiphanie\nL’hymne Crudelis Herodes (polyphonie)\n\nEpître\, évangile et préface chantés de cette messe\, voir ici
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SUMMARY:Dimanche de Septuagésime
DESCRIPTION:À noter : il n’y a pas de Gloria à partir de ce dimanche aux messes du temps. L’alléluia est remplacé par le Trait. Durant la Septuagésime\, l’usage de l’orgue est autorisé. \nCommentaires des pièces de cette messe par Dom Baron.\nLEÇONS DES MATINES : Histoire de la Création et de la Chute (Genèse I-IV) \nEPÎTRE : Comparaison du chrétien avec les coureurs du stade (I Cor. IX\, 24 — X\, 5) \nÉVANGILE : Les ouvriers de la Vigne (Math. XX\, I – 16) \nSTATION : Saint-Laurent hors les murs. \nIDÉE CENTRALE : Nous sommes tous touchés par le péché\, par celui d’Adam et par les nôtres propres. Dieu nous sauve dans sa miséricorde\, mais nous ne participons au salut qu’apporte le Rédempteur par sa Passion et sa Résurrection que si nous prions et que si nous travaillons par la mortification à maintenir notre âme en parfait état\, à l’instar de ce que font les coureurs pour leur corps. C’est à cette œuvre que chacun est appelé par Dieu. Il travaille ainsi à la Vigne du Père de famille\, c’est-à-dire à l’édification du Corps mystique du Christ\, pour la Gloire du Père et pour sa propre béatitude. \nINTROÏT\nLE TEXTE\nIls m’ont entouré\, les gémissements de mort. Des douleurs d’enfer m’ont entouré. Et dans ma tribulation\, j’ai invoqué le Seigneur\,Et il a écouté\, de son saint Temple\, ma voix. \nPs. — Je t’aimerai\, Seigneur\, ma force ! Le Seigneur est mon abri et mon refuge et mon libérateur. Ps. XVII\, 5-7\, 2-3. \nLe Psaume XVII est un cantique d’action de grâces dans lequel David chante sa reconnaissance au Seigneur pour l’avoir délivré de ses ennemis. Il y décrit tour à tour ses épreuves\, sa prière et la façon merveilleuse dont Dieu l’a sauvé. Mais c’est plus que sa propre histoire qu’il chante ; c’est l’histoire du monde\, ou mieux l’histoire du Christ\, du Christ total\, du Corps mystique\, telle qu’elle s’est déroulée pour le Corps entier au cours des siècles\, pour le Christ\, tout au long de sa vie ; telle qu’elle se déroule pour chacun de ses membres\, selon le même rythme toujours : épreuve\, prière\, secours divin\, reconnaissance. Les versets choisis pour cet Introït en sont le prélude. On y trouve les quatre idées du Psaume : les épreuves ; circumdedérunt\, la prière\, et invocávi\, l’aide divine\, et exaudívit me et\, dans le Verset\, l’action de grâce\, Diligam te… Au début de cette période\, où elle va avoir à porter les rudes épreuves de la pénitence\, l’Eglise le chante pour y entendre la voix pleine d’expérience de ceux qui les ont déjà traversées : Adam\, David\, le Christ\, les élus\, tous ceux du Purgatoire\, tous ceux de la terre aussi qui ont su en profiter et qui vont en profiter à nouveau. Ce sont bien eux qui chantent. Ils disent à ceux qui ont encore à subir les dures purifications nécessaires — aux catéchumènes entre autres — qu’ils n’ont qu’à prier avec confiance ; le Seigneur les entendra et\, avec la grâce du Baptême renouvelée à Pâques\, leur apportera la délivrance. \nLA MÉLODIE \nA cause de l’idée de mort évoquée dans la première ligne du texte\, on est assez porté à lui donner un caractère de sombre gravité. L’a-t-elle vraiment ? Ne se développe-t-elle pas plutôt dans une atmosphère de confiance et de paix profonde\, en un grand mouvement qui va tout droit vers l’idée principale : et invocávi Dóminum et exaudívit me ? Ce n’est qu’un simple récit\, il ne faut pas l’oublier\, et il est fait par ceux qui ont passé l’épreuve ou qui n’en ont plus peur parce qu’ils ont trouvé le moyen de la traverser sains et saufs et d’en tirer profit. Ils sont établis dans la paix. La mort et la souffrance\, ils les apprécient désormais comme une bénédiction : pourquoi dès lors en parleraient-ils à ceux qu’ils veulent encourager sur un ton déprimant ? D’autant plus que l’épreuve n’est pas l’idée principale\, mais seulement la circonstance qui a motivé l’appel à Dieu. La première phrase a bien quelque chose de lourd ; Circumdedérunt tombe comme un poids sur me et la remontée de gémitus mórtis est sans élan ; le si naturel donne même à dolóres mórtis un caractère de souffrance aigüe. L’âme évoque sa détresse et sa misère d’autrefois ; elle ne saurait le faire sans que sa sensibilité en soit affectée. Mais ce n’est là qu’un appel du passé\, un incident qui laisse intacte l’idée générale ; aussi bien la cadence finale est-elle toute paisible. En fait\, ce qui est chanté là\, c’est l’emprise de l’épreuve sur l’âme — notez que les deux mots en relief sont les deux circumdedérunt\, le second\, par son enroulement compliqué\, est même très évocateur — mais la mélodie\, encore qu’elle soit traitée avec emphase est marquée en un point d’une touche de souffrance aigüe\, n’est pas une plainte ; c’est un simple récit. Ce caractère de narration paisible est encore plus marqué au début de la seconde phrase où l’on retrouve sur in tribulatióne méa le motif de l’intonation quelque peu développé mais revêtu de neumes légers. Peu à peu\, l’intérêt grandit sur invocávi Dóminum. Nous sommes arrivés à ce qui a obtenu le salut\, à la prière\, que l’on recommande indirectement comme le moyen efficace entre tous. Les rythmes s’élargissent ; un salicus vient souligner le mot invocávi qui se prolonge en de grands intervalles où se sent encore l’ardeur de la supplication de jadis\, puis se joint à Dóminum en une cadence pleine d’une tendre révérence pour le Seigneur et tout imprégnée de la paix retrouvée grâce à lui. Cette cadence n’est que transitoire. Elle conduit à et exaudívit\, à l’idée centrale : l’accueil miséricordieux que le Seigneur a réservé à l’appel lancé vers lui. Un souffle de joie reconnaissante\, et plein de réconfort pour ceux qui écoutent\, passe dans toute cette dernière phrase. Il prend sur la double note de exáudi\, attaquée en plein élan sur la dominante\, ce bel accent de certitude entrainante qu’apporte le témoignage de l’expérience puis se détend peu à peu sur sáncto súo et sur la cadence finale où l’âme\, en une sorte d’évocation de la bonté divine\, laisse sa gratitude heureuse se complaire. Alors\, sur la formule claire et pleine de vie du Psaume\, monte la confiance aimante de toute l’Eglise ; de celle qui réconforte et de celle qui est réconfortée…Je t’aimerai\, Seigneur\, ma force. Chanter simplement ; ce qui n’empêchera pas de souligner les mots qui le sont dans le texte et de donner à chaque phrase son expression ; mais se garder de rechercher l’effet. La dernière syllabe du premier circumdedérunt sera bien retenue. Donner du poids et de la sonorité à me. La première note du podatus de gémitus allongée ; la note double bien appuyée\, c’est une bivirga. Veiller à ne pas précipiter le second circumdedérunt et ralentir toute la cadence de me.Retenir invocávi Dóminum. Y relier de très près et exaudívit ; la double note est une bivirga épisématique ; qu’elle soit très appuyée\, sonore\, vibrante même. Faire très expressive la montée vers le pressus de vócem. Le Psaume\, très alerte et bien accentué. \nGRADUEL\nLE TEXTE\nIl y a une aide dans la tribulation. Qu’ils aient confiance en toi\, ceux qui te connaissent ! Car tu n’abandonnes pas ceux qui te cherchent\, Seigneur. \nVerset. — Car ce n’est pas toujours que l’oubli sera sur les malheureux. L’attente des malheureux ne sera pas trompée à jamais. Debout\, Seigneur\, qu’il ne triomphe pas\, l’homme ! Ps. IX\, 9-10\, 18-19. \nLe Psaume IX est un chant d’action de grâces dans lequel David dit à Dieu sa reconnaissance pour l’aide qu’il en a reçue dans ses épreuves. Il est d’abord pure louange puis\, à partir du verset 9\, le psalmiste s’efforce d’inspirer à ceux qui sont dans l’épreuve\, comme il le fut\, une inébranlable confiance en Dieu. C’est tout le sens du Graduel. Après l’Epître\, où Saint Paul a décrit la rude épreuve qu’est la vie chrétienne et dit combien elle impose de sacrifices\, l’Eglise le chante comme un réconfort pour ceux qui se seraient laissés quelque peu effrayer par les paroles de l’Apôtre : « C’est vrai que c’est dur…mais le Seigneur aide… » \nLA MÉLODIE \nElle a bien le ton d’une parole ardente qui s’efforce de remonter des âmes déprimées. Elle affirme avec force et elle est pénétrée d’une vie intense\, avec en plus l’accent direct\, persuasif\, enthousiaste même en un certain sens\, de quelqu’un qui a passé par l’expérience à la fois de l’épreuve et de la consolation\, et qui veut faire profiter ceux qui souffrent de ce qu’il a appris dans la souffrance. Cet accent est très net dès le premier mot. L’élan porte la mélodie d’un bond à la dominante et le mouvement est intense. Opportunitátibus et tribulatióne sont fortement soulignés\, comme il convient\, mais sans la moindre nuance de tristesse ; au contraire\, une certaine joie les pénètre\, la joie profonde qui se trouve dans toute espérance forte et qui veut se communiquer comme un secours.Une autre interprétation de la première phrase est possible. Parce qu’elle n’a pas de verbe\, on pourrait aussi l’entendre comme s’adressant à Dieu : Tu es un Aide…Il va de soi que dans ce cas la mélodie serait une prière et devrait être chantée comme telle : une prière forte\, pressante… Peut-être alors le spérent in te qui suit perdrait-il de son caractère.Après cette affirmation ardente\, brusquement la mélodie change. Elle devient suppliante. L’Eglise se tourne vers Dieu et\, dans une exclamation qui est à la fois un souhait et une prière\, elle émet le vœu que ceux qui sont dans l’épreuve mettent en lui leur confiance. C’est un très beau mouvement. La double note de spérent fermement attaquée sur la dominante et un peu prolongée fait la supplication spontanée et ardente. Elle se prolonge\, délicate et douce sur la tristropha\, descend sur te\, qu’elle enveloppe de vénération\, et rebondit sur novérunt pour retrouver à nouveau le même pronom te et\, à ravers lui\, monte vers Dieu en un nouvel accent de ferveur.Dans la troisième phrase\, dès le début\, elle devient pénétrée de confiance ; plus que cela\, de certitude. C’est d’abord une affirmation très forte : notez l’insistance de non\, avec le pressus et les distrophas sans cesse ramenés à la dominante. Peu à peu\, une sorte de joie paisible s’y mêle. On la perçoit déjà dans la cadence sur mi ; elle monte avec l’arsis\, s’épanouit sur la distropha de te et enveloppe Dómine d’une longue vocalise toute baignée d’une tendresse intime qui supplie encore mais qui contemple surtout.Le Verset. – L’Eglise s’adresse-t-elle à Dieu\, à elle-même ou aux déprimés ? Il est difficile de le préciser ; sans doute aux trois à la fois. Elle crie sa confiance à Dieu pour se rassurer elle-même et réconforter les malheureux qui l’entendent. C’est la même affirmation que dans le quóniam non de la première partie. L’intonation est identique mais le développement qui suit revêt ici une ardeur persuasive plus accentuée encore : le salicus\, les petits motifs revenant sans cesse à la dominante si\, le grand élan qui monte au fa avec sa note de joie\, l’insistance à nouveau sur la tonique… Quelle admirable certitude ! Fínem est mis en relief par une sorte de rejet qui lui donne une force considérable. Un accent de supplication sur la cadence de páuperis\, et l’ardeur de la foi confiante reprend plus vive dans la montée de patiéntia. Elle s’épanouit à nouveau dans la joie du bonheur futur sur páuperum et y demeure fixée jusqu’à la fin de la phrase. Elle s’achève sur ætérnum en une très belle cadence du VIIIe mode\, ferme\, paisible\, heureuse.Pour finir\, un appel direct à Dieu : « Lève-toi\, Seigneur ; que la nature effrayée\, ne l’emporte pas sur al confiance en ta bonté ». Il n’est pas angoisé\, il jaillit d’une telle confiance ! Mais\, les intervalles de quarte\, trois fois répétés\, et les trois doubles notes sur lesquelles s’appuie le mouvement lui donnent quelque chose de très fort. Ils e fait insistant sur non prævaléat et plus encore sur hómo qui se revêt à la fin d’un admirable accent de prière confiante\, aimante\, intime ; comme l’était le Dómine de la première partie.Ces sentiments si différents qui se succèdent\, souvent sans transition\, d’une phrase à l’autre\, rendent l’exécution difficile. Le mouvement ne saurait être le même d’un bout à l’autre\, il va de soi. Assez vif pour la première phrase\, il se tempérera dans la secondre\, pour reprendre dans la troisième\, au moins au début\, quelque chose de son allure première. Mais que tout cela se fasse sans contrastes forcés.L’élan de opportunitátibus ira jusqu’à l’accent. Attaquer te avec ferveur. Articuler les deux t dans novérunt te. La montée de Dómine retenue.Ardeur contenue au début du Verset. Ne pas précipiter le grand élan de non ; la deuxième note de la clivis après le quart de barre sera allongée ; retenir la cadence en ré. Bien rythmer patiéntia. La double note de Dó dans Dómine est une bivirga épisématique. Retenir légèrement la thésis de hómo et ralentir la dernière formule. \nTRAIT\nLE TEXTE\n1.     Des profondeurs\, j’ai crié vers toi\, Seigneur : Seigneur\, écoute ma voix. \n2.     Qu’elles se fassent\, tes oreilles\, attentives à la prière de ton serviteur. \n3.     Nos iniquités\, si tu les considères\, Seigneur\, Seigneur\, qui subsistera ? \n4.     Mais en toi est la miséricorde\, et à cause de ta parole\, j’ai espéré en toi\, Seigneur. Ps. CXXIX\, 1-4. \nLe Psaume CXXIX fut sans doute composé aux jours les plus sombres de la captivité. Il fut\, sur les lèvres des Juifs\, une supplication très humble mais toute pénétrée de confiance dans la miséricorde de Dieu. C’est dans ce sens qu’il faut l’entendre ici.Il est bien à sa place après le Graduel. L’Eglise vient de chanter : « Qu’ils espèrent en toi\, qui ne saurais oublier les souffrance des malheureux » ; le peuple\, conscient de son péché\, mais\, confiant aussi en la miséricorde du Seigneur\, jette en lui son espoir. \nLA MÉLODIE \nBeaucoup des formules sont très bien adaptées aux mots. À noter entre autres : l’accent de supplication de Dómine et de exáudi dans le premier verset ; de túæ et de oratiónem dans le second ; l’interrogation nuancée de crainte sur quis sustinébit dans le troisième et\, dans le quatrième la paix de propitiátio et de sustínui te\, Dómine.En général\, l’allure des traits du VIIIe mode est alerte. Ce sont des psaumes ornés. Ralentir les cadences et repartir a tempo. La triple note sur do dans la dernière incise est une trivirga épisématique. Il faut l’attaquer avec fermeté et l’appuyer. Bien balancer la cadence finale. \nOFFERTOIRE\nLE TEXTE\nIl fait bon louer le Seigneur\,Et chanter ton nom\, ô Très-Haut. Ps. XCI\, 1.Ce verset\, dit très simplement\, la béatitude qu’il y a à louer Dieu. Mais\, chanté après l’Évangile\, où Notre-Seigneur nous est montré sous la figure du Père de famille appelant tous les hommes à sa vigne et les payant\, à la fin de leur vie\, quelle qu’en ait été la longueur\, du même salaire d’infinie béatitude\, il devient\, sur les lèvres de l’Eglise\, une louange de reconnaissance pour la miséricordieuse bonté du Seigneur. Il est en même temps l’expression de la joie qui nous est donnée de pouvoir le louer dans le sacrifice de louange qui commence sur l’autel et de trouver\, dans cette louange\, le gage comme l’avant-goût de la béatitude\, dans laquelle éternellement nous chanterons. \nLA MÉLODIE \nIl y a dans l’intonation une expression simple\, naturelle\, de joie profonde\, disons de béatitude. Cette expression demeure tout au long de la mélodie et lui donne son caractère\, qui n’est pas de louer à proprement parler ni d’inviter à la louange\, mais de dire le bonheur qu’il y a à louer Dieu en chantant.C’est ce bonheur qui passe dans Bónum est. La double note est une bivirga épisématique ; bien posé sur cette base de départ et rebondissant en des intervalles sonores et pleins\, ce motif dit la pleine satisfaction de l’âme qui se complaît dans sa joie.Aussitôt après\, sur confitéri\, c’est l’enthousiasme qui monte et va s’épanouir au sommet sur la triple note – une trivirga épisématique et donc répercutée. Magnifique ampleur de grande louange qui s’achève dignement sur la large cadence de Dómino.L’enthousiasme demeure dans la troisième phrase ; il s’intensifie même\, mais en même temps\, dès le début\, il se pénètre de douceur. Toutes les doubles et triples notes sont ici des distrophas et des tristrophas. On voit la nuance de vénération joyeuse et douce qu’elles donnent à toute l’incise ; il ne s’agit plus de la louange commune\, extérieure\, éclatante\, mais de la louange chantée\, de la louange des cantiques qui jaillissent du cœur de l’Epouse. Dans l’Offertoire Jubiláte du IIe Dimanche après l’Epiphanie\, la nuance était la même sur Psálmum dícite nómini éjus. On pourrait dire que cette onction caractérise toute la phrase car c’est bien en une douce contemplation qu’elle s’achève sur les pressus et la double note de Altíssime\, qui semble prolonger jusqu’à l’éternité la joie de chanter.Le mouvement aura une certaine ampleur mais sera plein de vie ; Peu de ralenti à la fin de la première phrase. Renforcer la tristropha vers le podatus sur psállere. La double note de Altíssime est une bivirga épisématique. \nCOMMUNION\nLE TEXTE\nFais luire ton visage sur ton serviteur\,Et sauve-moi\, dans ta miséricorde.Seigneur\, que je ne sois pas confondu\,Puisque je t’ai invoqué. Ps. XXX\, 17-18.Une prière pour demander que Dieu prenne sa joie à regarder son serviteur – il semble bien que ce soit le sens de illumina fáciem túam – une joie qui serait le signe de la miséricorde et du salut. David l’écrivit au cours d’une de ses grandes épreuves. Elle a été bien souvent sur les lèvres d’Adam et de ses fils aux heures de leur repentir ; elle est bien à sa place sur les lèvres des fidèles au débit de cette période de pénitence qui leur  apportera le salut ; elle vient comme leur réponse au conseil que l’Eglise leur a donné à l’Introït et au Graduel. Toutefois\, chantée au moment de la communion\, c’est peut-être moins le pardon des péchés qu’elle demande que la lumière et la joie profonde de la présence divine qui aide à porter l’épreuve comme il faut. \nLA MÉLODIE \nC’est une prière très discrète\, très humble\, mais ardente tout de même. Peut-être\, intimité serait-il le mot qui la caractériserait le mieux. Elle est comme une pression aimante et délicate de l’âme sur le Christ qui est en elle. Elle s’anime un peu à l’idée du salut et devient sur túa misericórdia un appel pressant ; puis elle reprend sur Dómine son caractère de douceur intime\, persuasive\, avec un accent qui met en relief quóniam pour bien marquer que\, la condition du salut étant remplie\, le Seigneur a\, lui aussi\, à tenir sa promesse.La première note des podatus de sálvum sera un peu allongée ; y lier in túa\, qui sera d’ailleurs englobé dans l’arsis qui part du début de la phrase. Bien accentuer Dómine au début de la dernière phrase.Le graduel grégorien (Adjutor) est très beau\, mais difficile à chanter; il suppose une bonne connaissance du grégorien et une schola bien rodée.Le Trait est un classique en mode 8. Voici néanmoins une adaptation polyphonique. \nEpître\, évangile et préface chantés de cette messe\, voir ici.
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