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SUMMARY:Saint Jean l'Evangéliste
DESCRIPTION:La répétition de l’introït In médio \n\nCommentaires des pièces de cette messe par Dom Baron. \nINTROÏT\nLE TEXTEAu milieu de l’Eglise\,Elle (la Sagesse) a ouvert la bouche de celui-ci.Et il l’a rempli\, le Seigneur\,De l’esprit de Sagesse et d’intelligence\,Et d’un vêtement de gloire\, il l’a revêtu.Ps. Il est bon de louer le Seigneur\,Et de chanter ton nom\, ô Très Haut. Eccli. XV\, 5. VI\, 32. Ps. XCII\, 1.Cet Introït a bien été composé pour Saint Jean ; ce n’est qu’au XIIe siècle\, lorsqu’a été formé le Commun des Saints\, qu’il y a été inscrit pour les messe des Docteurs.Dans l’Ecclésiastique\, ces paroles sont au futur. Il s’agit des qualités que la Sagesse procurera à celui qui sait la recevoir et la cultiver. Elle l’inspirera lorsqu’il aura à parler dans l’assemblée – c’est le sens qu’il faut donner à ecclésiae – elle lui donnera de savoir juger droit et le revêtira de gloire\, en lui donnant de jouir de l’estime des hommes.L’Eglise en fait ici une louange à Saint Jean. Il n’y a eu qu’à mettre les verbes au passé et l’application s’est trouvée parfaite ; Saint Jean est bien en effet celui à qui il a été donné de parler avec le plus de profondeur des mystères de Dieu et il n’a pu le faire que sous l’inspiration des dons de sagesse et d’intelligence dont le Seigneur l’avait rempli. Quant au vêtement de gloire dont il a été revêtu\, on ne saurait dire pleinement ce qu’il est\, mais le fait d’avoir été celui que le Sauveur aimait entre tous et à qui il confia sa Mère\, lui a certainement valu durant sa vie et lui vaut de génération en génération\, de la part des hommes\, une très particulière vénération. Il est d’autre part raisonnable de croire que le seigneur\, à qui il fut fidèle jusqu’à la Croix\, lui a donné de participer à sa gloire à un degré peu commun.Le Psaume est comme une exclamation de l’Eglise qui contemple la béatitude de Saint Jean louant Dieu dans les splendeurs de l’éternité. Autrefois\, lorsqu’il était chanté en entier\, les derniers versets sur le Juste qui se multiplie comme le palmier\, s’appliquait tout naturellement à la belle vieillesse de l’Apôtre.LA MÉLODIEElle est très sobre\, comme une parole que l’on se dit à soi-même lorsqu’on évoque le souvenir d’un être cher. C’est bien ce que fait l’Eglise ici : elle se recueille devant l’admirable figure de Saint Jean et se redit à elle-même très simplement la parole inspirée en quoi se concentre toute sa pensée. Quelques notes lui suffisent : une sorte de récitatif paisible et doux auquel les tristrophas répétées sur la dominante communiquent quelque chose de l’immobile contemplation.Elle s’anime quelque peu\, au début de la seconde phrase\, à l’idée de la grâce insigne que le Seigneur a faite à Saint Jean\, en le remplissant de la Sagesse et de l’intelligence qui font toute sa gloire et dont elle a tant profité. Et implévit éum … C’est le centre de la louange. Le mouvement arsique se développe sur l’accent de implévit et va s’épanouir sur éum en un pressus qui donne à ce pronom l’éclat particulier que mérite le nom du Saint dont il tient la place. Il rebondit ensuite délicatement sur sapiéntiae et intelléctus qu’il marque d’un salicus\, et s’achève en une cadence d’une mystérieuse profondeur.Il y a une nuance d’admiration sur gloria\, puis\, sur induit une affirmation pleine d’autorité ; les doubles notes sont des bivirgas.Les tristrophas de la première phrase seront légères et tout le mouvement très souple. Mette quelque ardeur dans l’arsis de implévit éum ; le pressus du sommet un peu élargi. La distropha de intelléctus en léger crescendo vers la première note de a clivis. Bien appuyer les bivirgas de induit. \nGRADUEL\nLE TEXTEIl courut\, le bruit\, parmi les frères\,Que ce disciple ne mourrait pas.Verset. – Mais : « Ainsi\, lui\, je veux qu’il demeure\, jusqu’à ce que je vienne. »Toi\, suis-moi. Jean XXI\, 23\, 22.Pour avoir le sens de ce texte\, il faut le lire en entier dans l’Evangile\, car il est ici fort mal coupé. C’est l’interrogatoire que Notre Seigneur fit subir à Saint Pierre après la Résurrection : Pierre\, m’aimes-tu ? … Il lui prédit\, à la fin\, le martyre de la croix et ajoute : suis-moi. Voyant Saint Jean près de Notre Seigneur\, Saint Pierre pose alors une question quelque peu indiscrète : « Et celui-là ? » à quoi Notre Seigneur répond par une parole mystérieuse : « Si je veux que\, lui\, il demeure jusqu’à ma venue (c’est-à-dire jusqu’à mon avènement glorieux)\, que t’importe ? Toi\, suis-moi. » Cette dernière parole avait fait impression chez les premiers chrétiens\, si bien que\, voyant l’Apôtre Bien-aimé survivre à tous les autres\, ils en étaient venus à croire qu’il ne mourrait pas. A l’encontre de cette rumeur\, Saint Jean\, à la fin de son Evangile\, rétablit ainsi la vérité : « Jésus cependant n’avait pas dit : il ne mourra pas\, mais : si je veux qu’il demeure etc… » C’est le début de cette dernière phrase qui manque dans le Verset.C’est évidemment comme une louange à Saint Jean que ce texte a été choisi pour être chanté ici. A vrai dire\, si l’on s’en tient à son sens littéral\, on ne voit pas bien en quoi le louent cette rumeur qu’il détruit lui-même et la parole de Notre Seigneur\, simple hypothèse qui\, en fait\, ne se réalisa pas. Il faut aller plus loin que les mots. Le P. Allo interprète ainsi cette réplique de Notre Seigneur : « Comme Pierre représente le dévouement actif pour prêcher\, convertir\, porter la croix de l’apostolat et du gouvernement de l’Eglise\, enfin mourir à la peine\, toutes choses auxquelles sont appelés les chrétiens choisis\, et particulièrement les prêtres\, mais qui suivent le cours le plus variable\, qui changent de forme avec les pays\, les époques\, les circonstances et sont remplacées par d’autres qui\, tout en leur ressemblant par des analogies\, ne sont pourtant jamais les mêmes ; ainsi Saint Jean d’un autre côté\, dans la fondation et la vie de l’Eglise\, paraît appelé à quelque chose qui ne meurt pas\, c’est-à-dire ne change jamais\, qui demeure inébranlable\, en dehors\, pour ainsi dire\, du cours du temps et du flux des choses. Or c’est la contemplation… Saint Jean est devenu le type des contemplatifs et son Evangile\, joint à sa première Epître\, est le livre cher entre tous aux saints contemplatifs. Il représente de la façon la plus pure ce qu’il y a d’immuable dans l’existence de l’Eglise. Il est bien\, au sens spirituel\, celui qui ne meurt jamais\, ce qui reste stable dans les vicissitudes de l’histoire et ne changera pas jusqu’à ce que le Christ revienne. » (L’Evangile spirituel de Saint Jean pp. 152\, 168) « Le Seigneur le fera hériter d’un nom éternel » dit le dernier mot de l’Epître. Voilà ce que chante le Graduel : la gloire du disciple bien-aimé demeurant pour toutes les générations l’héritier du Verbe\, le contemplatif éternel.LA MÉLODIE(V) Exiit sermo inter fratres quod discipulus ille non moriotur.C’est la mélodie du Christus factus est du Jeudi Saint.La gravité dont elle est empreinte s’accorde mal avec le sens littéral des paroles\, il faut bien le reconnaître ; mais si on les entend dans leur sens spirituel\, elle évoque fort bien le culte dont les premiers chrétiens entouraient le vieillard de Patmos et que l’Eglise lui garde. Sans compter que l’atmosphère du Jeudi Saint\, dont elle est toute baignée\, rappelle très heureusement la Cène et le Calvaire\, où le Saint vécut les heures les plus émouvantes de sa vie et où chacun le voit comme fixé dans l’attitude qui le caractérise.A noter\, d’ailleurs\, que discipulus est amené fort à point au sommet de l’arsis et que ille prend un accent de vénération qui lui donne tout à fait le ton qui convient.Le Verset. – Sed : Sic éum volo manére donec véniam : Tu me séquere.L’adaptation ici est parfaite. Toute la joie du Christ ressuscité qui voit\, dans l’avenir\, l’influence de Saint jean se perpétuer\, éveillant les âmes à l’amour et les guidant sur les voies de la parfaite charité\, passe dans l’exaltante formule de manére avec quelque chose du souffle de gloire qu’on y trouve le Jeudi Saint lorsqu’elle chante le Nom au-dessus de tout nom que le Christ a reçu du Père pour son obéissance… Héritier d’un nom éternel… Saint Jean aussi.On pourrait seulement regretter que l’on n’ait pas donné à la formule donec véniam son plein développement.Quelle évocation splendide c’eût été de l’Haec dies et de la joie triomphale du second avènement ! mais sans doute a-t-il voulu que manére fût seul en relief.La formule finale fait contraste. Elle est toute imprégnée de gravité et de tendresse. Il ne semble pas que ce fut sur ce ton que notre Seigneur parla à Saint Pierre en la circonstance\, mais si\, passant par delà la lettre\, on prend conscience de tout ce qui est demandé par le Christ à ceux qui le suivront sur la Croix\, il faut reconnaître qu’elle est bien dans le ton.Tout le mot fratres sera retenu. La double note avant le premier porrectus de discipulus est une bivirga : la bien appuyer\, de même que le pressus de ille.Non est marqué d’une très belle forte nuance d’autorité : on appuiera donc fortement et le salicus et les trois notes du sommet avec deux répercussions ; les manuscrits portent : t b : retenez bien. Par contre\, les distrophas de moritur seront légères.Dans le Verset\, allonger la première note ; c’est la seule façon de rendre le texte intelligible. La troisième note qui suit le premier quart de barre\, une virga précédent le climacus du sommet\, est allongée. Les climacus de la fin de la phrase légers ; de même la cadence de véniam. \nALLELUIA\nLE TEXTECelui-ci est le disciple mêmeQui témoigne de ces choses.Et nous saurons que véritable est son témoignage. Jean XXI\, 24.Ce verset est le dernier de l’Evangile selon Saint Jean. Il semble bien qu’il ne soit pas de Saint Jean lui-même mais de ceux qui le prièrent d’écrire son Evangile. Il n’importe d’ailleurs.L’Eglise ici se l’approprie et en fait un nouveau couplet à la louange du Saint.LA MÉLODIEC’est encore celle de l’Alleluia de la Messe du jour de Noël. On y trouve les trois phrases psalmiques\, avec leurs intonations\, leurs teneurs et leurs cadences. L’adaptation est bonne ; les mots importants étant bien en place. La première phrase est particulièrement heureuse\, on y met tout naturellement un bel accent de louange pour le disciple bien-aimé. La troisième s’accommode aussi parfaitement de la ferme assurance que comporte ce témoignage solennel ; notez le salicus de scimus et les distrophas\, puis le pressus de vérum. La finale amène fort à propos sur éjus\, qui représente le nom du Saint\, la formule qui dans la mélodie a le plus d’éclat.La formule de perhibet sur la seconde syllabe du mot place la dernière en grand danger de perdre une partie de sa valeur; l’allonger légèrement. \nOFFERTOIRE\nLE TEXTELe juste comme un palmier fleurira\,Comme le Cèdre qui est sur le Liban il se multipliera. Ps. XCI\, 13.Il est à peine besoin de le commenter tant il est simple. Il faut bien note toutefois que c’est au palmier en fleur que le Juste est comparé\, – on compte\, paraît-il\, jusqu’à 200 000 fleurs par palmier – et au cèdre qui a atteint toute sa taille\, laquelle est considérable en particulier dans les montagnes du Liban. Le sens de la comparaison est donc que le Juste produira\, par ses œuvres\, beaucoup de fruits et que\, demeurant vivant par sa doctrine et son exemple en chacune d’elles\, il se développera en quelque sorte comme l’arbre par ses branches couvertes de feuilles\, de fleurs et de fruits.Dans le cadre de la fête de Saint Jean\, il faut considérer cet Offertoire comme une sorte de contemplation. L’Eglise\, après tout ce qu’elle a entendu de Saint Jean dans l’Evangile qui vient d’être lu\, interprétant en particulier le mot de Notre Seigneur « Je veux qu’il demeure\, jusqu’à ce que je vienne » dans le sens de son influence qui continue\, se chante à elle-même ce verset de psaume\, en qui elle trouve l’expression de son admiration et de sa louange. (Cet Offertoire aurait été composé pour la fête de Saint Jean Baptiste et appliqué à celle de Saint Jean l’Evangéliste. Il passa au Commun des Docteurs\, quand fut constitué le Commun des Saints.)LA MÉLODIEL’intonation a bien le caractère paisible\, recueilli\, d’une contemplation ; notez le mouvement retenu dès le début et la tristropha qui prolonge le mot ; l’âme est fixée immobile sur l’image du Juste. Quand la mélodie prend du mouvement et de l’étendue sur ut palma\, sur sicut cédrus\, sur in Libano\, rien ne change. C’est toujours le Saint que l’âme contemple et chante ; seulement\, à l’évocation du palmier en fleur et du cèdre immense\, auxquels le texte le compare\, elle s’exalte dans sa contemplation\, et le chant suit l’image.Ce serait donc une erreur de ne chercher dans cette mélodie qu’une évocation musicale des arbres et des montagnes. Qu’on se plaise à la voir s’élever avec la grâce du palmier\, la majesté du cèdre\, la puissance des monts\, d’accord ; mais qu’on entre un peu plus profondément dans le sens liturgique du texte et l’on y découvrira aussi sans peine l’ardeur de l’Eglise qui s’exalte avec les arsis et redescend toute recueillie et pleine d’admiration sur les thésis ; sur celle de palma\, si doucement posée sur le fa\, qui rebondit retenue par le si b\, et qui s’achève paisible et joyeuse sur les rythmes pleins de grâce de florébit\, avec une nuance délicate d’admiration sur la tristropha ; sur celle de cédrus se posant un instant sur la cadence du IVe mode\, toute admirative elle aussi\, après l’audacieux élan de l’arsis\, et rebondissant allègre et souple sur Libano pour s’étaler en la même cadence que florébit\, après avoir descendu en un rythme sûr et mesuré les pentes du Liban ; enfin sur le long développement de multiplicabitur qui prolonge l’idée principale en un bercement méditatif.Ainsi du commencement à la fin cette mélodie exprime la contemplation de l’Eglise qui admire et qui loue le Juste dans l’épanouissement de sa gloire.On veillera à garder tout au long de l’Offertoire le mouvement de l’intonation.Le torculus de ut recevra une certaine ampleur et portera la voix dans un crescendo progressif et très lié sur palma où elle s’épanouira sans éclat. Après une répercussion délicate sur la virga\, les trois notes qui relient le do au fa seront légèrement ralenties préparant la double répercussion qui précède le quilisma. Légèrement élargi aussi\, le mot florébit.Il y aura une reprise de mouvement sur sicut dont les podatus seront posés\, leur première note un peu allongée. Tout le mot cédrus très lié\, sans ralenti ; quae in Libano lui sera rattaché de très près\, on mettra un accent de ferveur sur la triple note du sommet ; les deux premières sont des virgas épisématiques. La descente sera retenue\, sans être élargie. De même multiplicabitur. \nCOMMUNION\nLE TEXTEIl courut le bruit parmi les frèresQue ce disciple-là ne mourrait pas.Mais\, il n’avait pas dit\, Jésus : il ne mourra pasMais : ainsi\, lui\, je veux qu’il demeureJusqu’à ce que je vienne. Jean XXI\, 23.Comme on le voit\, c’est encore le texte de l’Evangile qui a servi au Graduel\, mais il est ici au complet. Seule la dernière partie « Quant à toi\, suis-moi » a été omise et c’est bien ainsi\, car elle ne concernait pas Saint Jean.Le sens liturgique est le même : louange à l’apôtre bien-aimé ; il n’y a aucune allusion à la communion.LA MÉLODIEElle est beaucoup plus simple que celle du Graduel. C’est une antienne\, c’est vrai ; mais l’atmosphère même est différente ; pas de gravité\, ni d’emphase\, de la joie plutôt.Elle est composée de trois phrases. Mis à part Exiit sermo inter fratres qui est comme une courte introduction\, elles ont à peu près la même forme : une arsis légère\, la même sur quod discipulus\, et non dixit\, sed sic éum volo ; une thésis\, la même sur non moritur dans les deux premières phrases et qui demeure très apparentée sur donec véniam dans la troisième.L’intonation\, quelque peu mystérieuse\, garde son influence sur toute la première incise\, qui demeure bien dans le ton discret du IIe mode\, mais\, tout de suite après\, sur discipulus ille\, la joie emporte le mouvement et l’établit nettement dans le VIIIe mode par la belle cadence souple\, ferme\, heureuse de non moritur ; non sans avoir souligné ille d’un épisème horizontal qui y met l’affectueuse vénération de l’Eglise pour le saint Apôtre. Elle s’élève à nouveau et avec plus d’élan encore sur et non\, s’incline avec grâce sur dixit Jésus et\, après la même cadence sur les mêmes mots non moritur\, repart du même élan. Cette fois\, c’est la parole du Christ. Il entre lui aussi dans la joie ; la joie de laisser au monde comme un guide dans l’amour celui qu’il aimait plus que les autres\, et qui l’a aimé jusqu’à la Croix. Il se complaît sur manére ; la formule\, assez commune\, se nuance ici d’une douce gravité qui se continue d’ailleurs jusqu’à la fin\, enveloppant la dernière incise de discrétion et de mystère\, avec un bel accent de désir sur véniam.Chanter simplement dans un rythme léger. Bien balancer les cadences de non moritur sans les alourdir. Retenir avec grâce dixit Jésus\, c’est le Domine Jésus de la Communion de Saint Etienne ; il faut l’envelopper de la même tendresse.  \n\nCantiques en l’honneur des Saints\n\nEpître\, évangile et préface chantés de cette messe\, voir ici
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SUMMARY:Dimanche dans l'Octave de la Nativité
DESCRIPTION:Commentaires des pièces de cette messe par Dom Baron.\nINTROÏT\nLE TEXTE\nPendant que le silence de minuit enveloppait tout\,Et que la nuit dans sa course était au milieu de son chemin\,Ta toute puissante parole\, Seigneur\,Du haut des Cieux\, du haut des demeures royales\,Est venue.Ps. – Le Seigneur règne\, de beauté il est revêtu\,Il est revêtu de force et il a mis son armure. Sap. XVIII\, 14\, 15. Ps. XCII\, 11.Dans le livre de la Sagesse\, ces paroles ont trait à la dixième plaie d’Egypte\, à l’Ange messager de la parole divine qui passa au milieu de la nuit et tua\, dans le silence\, le premier-né de toutes les familles égyptiennes\, permettant ainsi la délivrance du peuple. Ici elles sont appliquées au verbe fait chair\, Parole substantielle de Dieu. Lui aussi\, au milieu de la nuit\, dans le silence de toute chose\, vient sur terre. Son passage durera jusqu’à la fin du monde. Il s’achèvera par la délivrance de ceux qui\, ayant cru en lui\, auront été marqués de son sang par l’éternelle mort de ceux qui n’auront pas voulu l’entendre.Sur les lèvres de l’Eglise\, cet Introït revêt la forme d’une sorte de contemplation. Penchée sur le mystère de Noël\, sur le mystère du Christ qui commence\, elle voit\, dans le passé\, l’événement qui en fut la figure et\, remplie de la lumière de l’Ecriture\, elle fait monter vers Dieu la parole inspirée comme un hommage de sa foi et de sa reconnaissance. \nLA MÉLODIE\nIl y a une différence assez marquée entre les deux premières phrases et les deux dernières. Tout le début\, jusqu’à omnipotens est traité avec une grande simplicité. Ce sont les formules communes du VIIIe mode qui se suivent en une sorte de récitatif orné. Aussi bien l’Eglise dans ces deux lignes\, encore qu’elle s’adresse déjà à Dieu\, ne fait qu’évoquer le moment où sa Parole toute puissante vint sur terre. Un beau mouvement conduit l’idée jusqu’à la fin de la seconde phrase\, soulignant les mots qui ont un sens particulier : siléntium\, dont le si b ramène la mélodie en fa\, lui coupant son envol vers la dominante et lui donnant comme une discrétion de voix étouffée ; tenérent omnia qui reçoit l’ampleur coutumière quand il s’agit de l’universalité des choses ; cursu et iter qui indiquent le moment exact de l’événement.La seconde partie est tout autre. C’est le mystère qui est relaté. La mélodie descend et se revêt de gravité. Deux salicus soulignant omnipotens et tuus préparent le motif de Domine\, intime comme celui de siléntium qu’il reproduit et tout pénétré d’une humble révérence. Elle se relève au cours de la dernière phrase et prend de l’éclat\, voire une certaine solennité sur a regalibus sédibus qui évoque les royales splendeurs de l’éternité.La première phrase sera chantée souple et légère\, d’un seul mouvement qui s’épanouira sur la tristropha épisématique de omnia en un crescendo discret. La note qui précède le torculus de tenérent est une virga\, elle a l’ictus et forme un groupe de quatre notes avec le torculus.Même légèreté pour la seconde phrase. La double note de cursu et celle de iter sont des bivirgas.Les deux premières phrases pourront avoir un peu plus d’ampleur. Bien marquer la première note des podatus de caélis. Les deux doubles notes de sédibus bien appuyées.De l’ardeur et de la fierté dans le Psaume. \nGRADUEL\nLE TEXTE\nTu es riche en beautéPlus que tous les enfants des hommes.Elle est répandue\, la grâce\, sur tes lèvres.Verset. – Il a chanté\, mon cœur\, un chant merveilleux.Je vais dire moi-même mon œuvre au Roi.Ma langue est comme le stylet du ScribeQui\, à toute allure\, écrit. Ps. XLIV\, 2\, 1.Le Psaume XLIV est un cantique nuptial dans lequel l’époux et l’épousent se louent tour à tour. Etant exclusivement messianique\, il ne s’entend que du Christ et de l’Eglise. Ces deux versets qui constituent le Graduel sont le début du chant de l’épouse.La liturgie n’y ajoute rien sinon qu’elle les fait plus actuels. Après la lecture de l’Epître où Saint Paul nous a rappelé que nous sommes fils d’adoption\, précisément parce que le Christ nous a faits un avec lui dans l’Incarnation\, nous a rachetés dans la Rédemption\, nous fait de plus en plus semblables à lui par son Esprit – ce qui est à proprement parler des épousailles spirituelles puisque c’est dans le don mutuel de nos deux êtres que cette union se réalise – l’Eglise sent son cœur bondir d’amour et sa langue impatiente de chanter tout le charme de Celui dont elle est aimée et qu’elle aime au delà de tout ce qui se peut dire.Pour saisir toute l’expression de ce Graduel et en rendre les nuances si délicates et si profondes\, il faut bien comprendre cette ardeur d’amour\, il faudrait pouvoir l’expérimenter. On n’y arrivera qu’en réalisant que nous sommes l’Eglise\, l’Epouse du Christ – car en toute vérité il nous a épousés dans le Baptême et l’Eucharistie\, en nous faisant un avec lui. Si nous avons ainsi conscience que le Christ se livre à nous à tout instant\, dans un amour qui met à notre disposition la toute-puissance de son être divin\, le charme de sa beauté et les infinies délicatesses de son cœur\, alors notre chant sera vraiment ce que l‘auteur l‘a voulu : la réponse d’amour de l’Epouse à l’Epoux. \nLA MÉLODIE\nOn la trouve deux autres fois au cours de l’année ; le Mardi de la IVe semaine de Carême (Graduel Exsurge) et le 1er Juillet pour la fête du Précieux Sang (Graduel Hic est). C’est donc une mélodie type du IIIe mode.Elle a de particulier que la première partie et le Verset ont la même forme. Une première phrase se développant dans la région supérieure du mode entre sol et mi et s’achevant en la par le même motif sur hominum et bonum. (Dans le Verset\, cette phrase est doublée). Une seconde phrase se développant dans le grave et s’achevant en mi\, elle aussi par le même motif\, sur tuis et scribéntis.Le Graduel se présente ainsi comme un poème de deux strophes à rimes communes.Il en résulte une parfaite unité et un grand charme musical. La puissance d’expression a pu s’en trouver réduite\, certains mots étant contraints de se servir d’une formule toute faite\, mais l’habileté du compositeur a su presque partout éviter cet écueil par d’heureuses variations de détail.C’est une mélodie à la fois ardente et grave. Tel est aussi l’amour divin.La première partie commence par un mouvement plein d’ardeur qui s’épanouit à loisir sur forma. C’est le mot de la phrase\, le mot qui dit la beauté extérieure de l’Epoux. L’Eglise s’y complaît d’abord en une sorte de contemplation où elle admire – notez les distrophas répétées ; puis\, peu à peu\, elle s’exalte en un mouvement qui monte et s’élargit à la mesure de ce qu’elle voit\, de ce qu’elle voudrait dire\, sans arriver à le dire. Elle se pose ainsi\, comme impuissante\, en une cadence de demi-ton et repart sur prae filiis se contentant d’une formule commune qui la conduit à la rime musicale où elle achève son complément par un motif qui\, faute d’avoir l’impossible plénitude\, a tout au moins la grâce et la délicatesse de l’amour.La seconde phrase\, elle\, se développe dans le grave. Ce n’est plus la beauté extérieure qu’elle chante\, c’est celle de l’âme s’épanouissant dans la grâce des paroles d’amour.C’est autrement intime et mystérieux. La mélodie se fait discrète ; elle ne dépasse guère la dominante. Elle est encore ardente – notez la distropha de diffusa – mais elle ne chante plus que pour l’Epoux ; nul autre ne saurait comprendre ce qu’elle a à dire. Ainsi faut-il interpréter toute la phrase. Depuis l’admirable formule descendante de diffusa est tout imprégnée de mystère\, jusqu’aux balancements si délicats des petits motifs binaires de tuis\, jusqu’aux pressus répétés de la dernière incise tout est baigné d’admiration et d’amour intime… et tout s’achève\, ou demeure inachevé\, dans la cadence finale en mi\, mystérieuse et grave comme l’amour.Le Verset. – L’idée est nouvelle ; l’Epouse annonce que\, de son cœur\, a jailli un chant et qu’elle va le chanter à son Roi.La mélodie\, comme le poème\, jaillit débordante d’ardeur joyeuse sur Eructavit. Elle prend juste le temps de poser le mot et\, sur le même motif repris à la tierce supérieure\, conduit la joie dans une admirable progression jusqu’à l’accent de méum où elle éclate. Elle se détend ensuite tout à loisir sur des rythmes tranquilles qui la prolongent en accents de délicate tendresse\, rebondit un instant sur vérbum et devient tout intime et gracieuse sur la rime musicale retrouvée.Même expression dans la deuxième phrase. Elle est moins poussée\, mais les nuances sont les mêmes.La conclusion\, c’est l’impatience de la langue qui s’agite ; La gravité de la phrase qui allait si bien à diffusa est dans la première partie a-t-elle ici sa raison d’être ? C’est peut-être autre chose que le texte demande. Il reste que nous sommes maintenus dans l’atmosphère profonde et mystérieuse de l’union divine\, où il  ne s’agit ni de parler ni d’écrire mais\, dans le silence\, de contempler et d’aimer.L’attaque de forma demande une grande délicatesse ; ces deux distrophas légères seront en mouvement vers la note pointée\, commençant le crescendo qui sera mené sans effort ni éclat jusqu’au quart de barre. A la demi-barre\, pas de ralenti. Toute la phrase très souple\, avec le souffle ardent et discret de l’amour agissant partout et qu’on doit sentir ; Bien lier la rime musicale de hominum. Ralentir très peu cette fin de phrase qui doit être toutefois très gracieuse.Toute la descente de diffusa retenue\, après qu’on aura renforcé doucement la voix sur la distropha. Il y a là une admirable expression de tendresse grave. Après le dernier quart de barre\, bien appuyer la bivirga en un bel accent de ferveur.Bien balancer le rythme de la formule finale qui demande beaucoup de soin à cause de la finesse des détails.Au Verset\, départ a tempo sur Eructavit. Ferveur intense. Le crescendo bien mené jusqu’à méum qui aura l’accent très lancé et fort. Y relier vérbum de très près.Ego dans la phrase suivante sera très marqué ; ce sont deux virgas épisématiques ;  l’Epouse se désigne nommément et il va de soi que toute l’ardeur de son amour y passe : « Je dirai moi-même »…La double note de scri dans scribéntis est une bivirga épisématique. \nALLELUIA\nLE TEXTE\nLe Seigneur a régné ; de splendeur il s’est revêtu.Il a revêtu\, le Seigneur\, la force.Et il s’est entouré de puissance. Ps. XCII\, 1.Le Psaume XCII est une louange à Dieu qui a manifesté\, dans la création du monde\, sa sagesse et sa puissance\, comme le fait un roi dans son royaume.Dans la liturgie de Noël\, il est un hommage au Christ qui commence son règne. A ne considérer que l’extérieur du mystère\, on ne voit pas que le petit enfant qui vient de naître en de si pauvres conditions soit revêtu de puissance\, mais l’Eglise va plus loin que ce qui se voit des yeux ; c’est le Verbe fait chair à qui toute puissance a été donnée au ciel et sur la terre\, le Roi universel des siècles\, le Christ\, pour qui et par qui tout a été fait\, qu’elle chante. Elle sait bien qu’il est le plus beau des enfants des hommes\, speciosus forma\, et que c’est à lui qu’il sera dit un jour par des milliards et des milliards d’élus qu’il a été digne de recevoir la vertu\, la divinité\, la sagesse\, la force\, l’honneur\, la gloire\, la bénédiction.Au fond\, l’idée est la même que celle du Graduel. C’est une autre strophe du cantique de l’Epouse. \nLA MÉLODIE\nElle est construite sur quelques notes fondamentales arrangées en deux petits motifs habilement répétés tout au long des deux phrases avec de délicates variations de détail.On les trouve l’un près de l’autre dans l’Alleluia.Ils apparaissent à nouveau réunis au début du Verset sur Dominus. Trois notes plus loin\, on retrouve le second sur regnavit pour finir l’incise ; à nouveau sur decorem\, un ton plus haut\, cette fois ; enfin à la cadence de induit.Le premier motif apparaît dès le début de la seconde phrase et se prolonge sur Dominus. A la fin\, sur virtute\, le second est développé en cadence finale.Il en résulte pour l’ensemble une joie à la fois très simple et extrêmement riche. Il semble que l’âme ait tant à dire sur chaque mot qu’elle ne peut le quitter. Encore que ce soit à peu près la même chose qu’elle dise sur chacun\, elle les conduit tous\, dans une progression ardente\, vers ceux qui sont la source de sa joie parce qu’ils disent la beauté et la force de l’Epoux : decorem\, fortitudinem\, virtute.Bien qu’il s’apparente d’assez près au Graduel par l’idée et même par la forme – car c’est encore le motif de vérbum et de méa dans le Verset\, qu’on retrouve sur decorem – il a un caractère de joie plus légère. Il ne faut pas le chanter trop lentement.Le seul mot qui est élargi dans les manuscrits est Dominus au début de la seconde phrase. Fortitudinem au sommet est léger ; ce n’est pas la force du Seigneur qu’on chante mais la joie d’avoir\, en lui\, la force de Dieu à notre disposition.La double note de Alleluia et de induit\, dans la seconde phrase du verset\, sont des bivirgas. \nOFFERTOIRE\nLE TEXTE\nDieu a affermi le globe de la terre qui ne sera pas ébranlé.Elle a été préparée pour être ton trône\, ô Dieu\, dès alors.Toi\, depuis avant le siècle\, tu es. Ps. XCII\, 2\, 3.C’est une louange à Dieu qui a créé le monde. Au Verbe donc\, car c’est par le Verbe que s’est faite la création. Au Christ donc qui est le Verbe fait chair\, « Image du Dieu invisible par qui et en qui tout a été créé » (Coloss. I\, 16.). L’auteur énonce d’abord le fait de la création de la terre\, puis\, s’adressant au Christ\, il le félicite de s’être fait un trône de son œuvre. Ce qui est rigoureusement exact car si Dieu n’a de trône que lui-même dans son immensité de Christ\, en tant que Roi du Monde\, s’est fait de la terre comme un siège royal\, où il commence de régner dès sa naissance\, d’où il étend son règne jour après jour et où il régnera\, dans une absolue domination\, éternellement\, après lui avoir donné sa forme nouvelle.Chanté au temps de Noël\, cet Offertoire est un émouvant hommage du monde à l’acte créateur de l’Enfant-Dieu. \nLA MÉLODIE\nLes intervalles larges et pleins du VIIIe mode donnent  à toute la première phrase un caractère à la fois de bonheur et de majestueuse grandeur. C’est vraiment un hommage solennel qui vient du cœur. Par les distrophas et les répercussions\, sur orbem térrae\, l’immensité de la terre est évoquée ; sur non commovébitur\, c’est l’affirmation d’une volonté forte\, la volonté divine\, qui fixe le monde. Les cadences sur fa et sur sol solidement posées\, mettent d’ailleurs partout cette impression de puissance paisible et sûre d’elle-même.La seconde phrase\, qui s’adresse à Dieu directement\, a plus de vie. Elle commence par une attaque sans préparation sur la dominante qui est tout à fait dans le style direct. Le mot sédes\, tout étendu\, évoque le trône royal que sont la terre et les mondes. Deux épisèmes horizontaux soulignent les clivis de tua\, qui se rapporte à l’Enfant divin ; le mouvement thétique de cette incise se trouve ainsi revêtu de tendresse qui se prolonge sur Déus où elle prend\, au contact du fa et du si bécarre\, une nuance de simplicité délicate. Les deux torculus de ex tunc sont très ralentis ; ils contribuent à mettre en un relief encore plus marqué ces deux mots déjà en rejet\, qui ont dans le texte une importance considérable. Il y a deux façons de les interpréter. Littéralement il faut les traduire par : depuis lors ; ce qui fait entendre que\, dès la création\, la terre a été destinée à être le trône du Christ. On peut aussi traduire par : à partir de maintenant. C’est moins exact ; c’est peut-être plus près de la liturgie\, car la terre\, prédestinée depuis l’origine à être le Royaume du Christ\, ne le devient effectivement que le jour où il y descend (C’est l’interprétation de Saint Augustin P. L . XXXVII col. 1187). Rien n’empêche qu’on ne réunisse les deux idées ; le mot aura alors tout son sens et les torculus allongés toute leur valeur d’expression.Même majesté\, accentuée encore\, dans la troisième phrase. Le salicus de tu met sur ce pronom un accent de foi qui se développe et s’achève dans la certitude paisible et lumineuse de la cadence du VIIIe mode.Chanter dans un mouvement large mais sans lenteur.Dans la première phrase\, élargir le scandicus de orbem. Prolonger autant qu’il le faut sédes dans la seconde. Toute la dernière incise doit être élargie mais le torculus et la clivis du sommet n’en seront pas moins très légers. \nCOMMUNION\nLE TEXTE\nPrends l’Enfant et sa Mère et va dans la terre d’Israël.Ils sont morts en effetCeux qui voulaient la vie de l‘enfant. Math. II\, 20.Ce sont les paroles de l’Ange à Saint Joseph pour lui dire qu’il peut revenir d’Egypte. L’application liturgique se fait d’elle-même. A travers la voix de l’Eglise\, c’est encore l’Ange qui chante\, dans le mystère qui revit devant nous. \nLA MÉLODIE\nL’ange parle à Saint Joseph\, dans la première phrase\, sur un ton de douceur familière nuancée de joie discrète\, avec une touche délicate de respectueuse tendresse sur puerum et matrem\, et\, sur vade\, le mot du retour\, un accent de bonheur qui se prolonge jusqu’à la cadence toute reposée d’Israël.Dans la seconde phrase\, il donne la raison du retour : ils sont morts… La mélodie prend un mouvement de joie intense.  Une arsis pleine d’élan s’épanouit un instant en broderies légères sur les notes élevées de enim\, puis s’élance\, à nouveau\, sur quaerébant où l’on découvrirait aisément une fine pointe d’ironie. La retombée se fait sur animam pueri qui se trouve enveloppé de la même tendresse que puerum et matrem.Chanter avec une grande simplicité dans un bon mouvement.Rattacher matrem à puerum et le ralentir ; il est marqué d’une nuance spéciale dans certains manuscrits : téniter\, doucement\, délicatement.La première note du podatus de defuncti sunt\, bien posée. Quaerébant retenu légèrement. Faire l’accent de animam léger et poser la voix délicatement sur la clivis allongée. \nPartitions\n\nPolyphonies pour Noël\n\nEcoutes de pièces \n\nNoëls anciens et populaires\nRistori – Vivaldi : Messe de la nativité\n\nEpître\, évangile et préface chantés de cette messe\, voir ici
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