25 Mars: Annonciation

21 mars 2020 | Messes du Sanctoral

Commentaires des pièces de cette messe par Dom Baron.

Pourquoi l’ange demande-t-il le consentement de cette jeune fille de quinze ans ? Qu’a-t-elle donc qui lui donne autorité pour représenter les hommes en cette affaire capitale ? Extérieurement, rien. Intérieurement, tout. Dieu en effet, de toute éternité, l’a prédestinée à être la mère du Christ et, en lui, spirituellement, la mère de tous les hommes. Ainsi, habilitée par Dieu lui-même, elle peut à bon droit donner le consentement de tous ses fils.

INTROÏT Vultum tuum

« Ton visage ils le chercheront, tous les puissants du peuple, on amènera au Roi des vierges après elle. Ses proches te seront présentées dans la joie et l’exultation. Il a chanté, mon cœur, un chant merveilleux. Je vais dire moi-même mon œuvre au Roi. » Ps 44, 13

Le psaume 44 est le cantique nuptial du Christ et de l’Eglise. Les versets qui forment ici l’antienne de l’introït sont extraits de la réplique de l’ami de l’Epoux à l’Epouse mais, dans le cadre liturgique de l’Annonciation, ils prennent un sens quelque peu différent. Ils sont le compliment de l’Eglise au Christ qui vient d’être conçu ou à sa mère qui vient de le concevoir. A l’un ou à l’autre, car ils peuvent être interprétés dans les deux sens.

GRADUEL Diffusa est

« Elle est répandue, la grâce, sur tes lèvres. A cause de cela, le Seigneur t’a bénie à jamais. A cause de ta fidélité et de ta douceur et de ta sainteté (tu as été choisie). Elle te conduira merveilleusement, ta main. » Ps 44, 3

Ici encore, on ne saurait préciser à qui ces paroles s’adressent : ou au Christ pour célébrer l’éternelle louange du Père qu’il commence dans le sein de Notre Dame, sa fidélité, sa douceur, sa justice et la merveilleuse destinée où sa droite le conduira ; ou à Notre Dame qui vient de dire les paroles si riches de l’Ecce ancilla Dómini et du fiat, et qui, elle aussi, bénie dans les siècles, s’en va vers sa destinée triomphale, fidèle, douce et sainte.

ALLELUIA Ave Maria gratia plena

C’est le salut de l’ange. A cette louange divine, qui dépasse tout, l’Eglise mêle la sienne et la fait monter vers Notre Dame comme l’hommage le plus parfait à sa sainteté et à sa maternité divine.

L’original de la mélodie est l’Alleluia Eripe me du IXe dimanche après la Pentecôte. L’adaptation n’en est cependant pas très heureuse. L’Ave Maria est une salutation joyeuse, et Eripe me la prière d’une âme accablée ; la mélodie, lourde et plaintive par elle-même, ne saurait exprimer la joie délicate et profonde du salut angélique. Cet Ave Maria n’est beau que chanté en supplication humble.

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