2 Février: Purification de la Bienheureuse Vierge Marie

27 janvier 2020 | Messes du Sanctoral

La répétition de l’introït Sucepimus par la Schola Bellarmina

Commentaires des pièces de cette messe par Dom Baron.

L’une des fêtes les plus anciennes en l’honneur de Notre Dame. Célébrée à Jérusalem dès la moitié du IVe siècle, elle est déjà répandue partout en Orient vers le milieu du VIe et, un siècle plus tard, introduite à Rome. La messe est précédée de la bénédiction des cierges et de la procession ; il s’agit de trois cérémonies distinctes.
A Jérusalem, dès le IVe siècle, on fêtait, quarante jours après la Nativité de Notre Seigneur, sa présentation au temple, avec la rencontre de la sainte Famille et du vieillard Siméon. Le mot par lequel le saint vieillard salua l’Enfant-Dieu devait donner à cette fête son caractère propre : Lumen ad revelatiónem gentium. Elle devint la fête de la lumière.

A Rome, bien avant que la fête n’existât en Orient, il y avait, la nuit du 1er au 2 février, une procession pénitentielle qui avait pris la place d’un cortège païen. On y portait des cierges, lesquels remplaçaient probablement les torches profanes. Lorsqu’au VIIe siècle la fête de la Présentation fut introduite, elle se trouva coïncider avec cette procession. Celle-ci demeura avec son caractère propre de pénitence ; on y chantait l’Exsurge Dómine et l’on se dirigeait vers Sainte-Marie-Majeure en chantant les litanies comme au 25  avril et aux Rogations . Mais, à l’approche de la basilique, on remplaçait les invocations des litanies par des antiennes spéciales qui célébraient la marche de Notre Dame vers le temple : Adorna thalamum tuum entre autres. A partir de ce moment, la procession pénitentielle cessait et la célébration du mystère de la Présentation commençait.
Le rite de la bénédiction des cierges fut ajouté au XIe siècle. En même temps, les litanies disparurent de sorte que la procession perdit presque tout son caractère de pénitence. Il n’en est resté que l’Exsurge Dómine et les ornements violets.

Antienne Adorna

« Orne ta chambre nuptiale, Sion, et reçois le Christ Roi, accueille Marie qui est la céleste porte, elle-même en effet porte le Roi de Gloire. Nuée de lumière, elle s’arrête, la Vierge, tenant dans ses mains le Fils engendré avant la lumière et que Siméon, après l’avoir pris dans ses bras, présentait aux peuples comme le Maître de la vie et de la mort, et comme le Sauveur du monde. »

Cette antienne est grecque d’origine. Le début est une invitation adressée à l’Eglise - Sion - d’avoir à revêtir ses parures de joie pour recevoir le Roi de gloire. Suit la description de Notre Dame qui s’avance portant son Fils, et s’arrêtant devant le saint vieillard qui prend l’enfant et le présente au monde comme son sauveur.


Répons Obtulerunt

« Ils offrirent pour lui au Seigneur une paire de tourterelles ou deux colombes, comme il est écrit dans la loi du Seigneur. Après que furent accomplis les jours de la purification de Marie selon la loi de Moïse, ils portèrent Jésus à Jérusalem pour le présenter au Seigneur. »

La mélodie est calquée sur le répons Emendémus de la distribution des cendres, mais les passages plus sombres ont, en grande partie, été laissées de côté de sorte que le caractère pénitentiel se laisse moins ressentir. La mélodie et l’esprit de la pièce sont également apparentés au Ingrediente du dimanche des Rameaux.

INTROÏT et GRADUEL

« Nous avons reçu, ô Dieu, ta miséricorde au milieu de ton temple, comme ton nom, ainsi ta louange s’étend jusqu’aux confins de la terre. De justice est pleine ta main. » Pas. 47, 10

Peu de textes pouvaient être mieux choisis. Chant de pèlerinage, il était en effet tout désigné pour accompagner la première venue en son Temple de l’Ange du Testament que Malachie annonça et qu’il va nous présenter à l’Epître. Ce sont les témoins de la scène qui chantent : Notre Dame, saint Joseph, le vieillard Siméon, la prophétesse Anne… et nous avec eux, qui venons de recevoir par notre participation au mystère liturgique, les grâces que nous réservait dès lors la miséricorde du Seigneur.


ALLELUIA

« C’est le vieillard qui portait l’enfant ; mais c’est l’enfant qui conduisait le vieillard. »

Cette phrase évoque tout l’invisible du mystère : l’impulsion mystérieuse de cet Enfant qui pousse son vieux serviteur à le saisir, qui va lui faire chanter son admirable Nunc dimittis et l’annoncer au monde comme la lumière des nations et le Sauveur attendu. On retrouve la mélodie dans la fête de saint André ainsi qu’au vendredi et samedi de la semaine de la Pentecôte.

OFFERTOIRE

« Elle est répandue la grâce sur vos lèvres. C’est pourquoi Dieu vous a béni, éternellement. » Pas 44, 3

Ce psaume est un cantique nuptial dans lequel l’épouse chante l’époux. Etant messianique au sens strict, il ne s’entend que de l’Eglise et du Christ.
Ce verset, qui se trouve au début du chant de l’épouse, s’adresse ici à l’Enfant divin souriant dans les bras de sa mère ou entre les mains du vieillard Siméon : ce sont eux qui chantent et, avec eux, l’Eglise qui les rejoint. Ravie, elle s’extasie sur la beauté de l’Enfant Dieu qui lui est présenté.


COMMUNION

« Réponse il reçut, Siméon, de l’Esprit-Saint qu’il ne verrait pas la mort sans avoir vu le Christ du Seigneur. » Luc 2,26

La mélodie se chante légèrement, tout en élargissant certains passages comme la cadence sur Simeon et ceci jusqu’à la fin de l’incise. On redonne de l’élan sur non visurum pour élargir sur mortem, relié à nisi, chantant la fin de façon retenue.

Propositions polyphoniques

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