Deuxième Dimanche de Carême

2 mars 2020 | Messes du Temporal

L’introït Reminiscere du deuxième dimanche de carême

La répétition du Trait Confitemini Domino par Bernard Lorber

A noter: il n’y pas de Gloria.

Commentaires des pièces de cette messe par Dom Baron.

LEÇONS DES MATINES : Histoire de Jacob (Gen XVII).

ÉPÎTRE : I Thess. IV, 1-7. S’abstenir de pécher afin de réaliser la sanctification à laquelle Dieu nous a appelés en Jésus-Christ.

ÉVANGILE : Transfiguration de Notre Seigneur.

STATION : Sainte Marie in Dominica.

IDÉE CENTRALE : Le Samedi des Quatre-Temps était jour d’ordination. La cérémonie commencée tard dans la soirée durait toute la nuit et s’achevait aux premières heures du dimanche par la messe qui est aujourd’hui celle du Samedi. Il n’y avait donc pas de messe le Dimanche. Ce n’est que plus tard, quand la liturgie romaine fut célébrée hors de Rome, que celle que nous chantons aujourd’hui fut composée. Les chants furent empruntés au mercredi précédent, l’Évangile au samedi ; l’Épître est propre. Voulue ou non, une idée se dégage assez nette de l’ensemble. Jacob, le béni de son père, doit souffrir de longues années avant de conquérir l’épouse avec laquelle il fondera sa race. Avant d’entre dans l’épreuve, il jouit à Béthel, de la vision de la gloire céleste et reçoit la bénédiction du Très-Haut pour lui et sa postérité. Ainsi le Christ, Fils bien-aimé du Père, doit-il passer par la souffrance et la mort pour conquérir son épouse, l’Eglise. Avant d’entrer dans l’épreuve, il laisse la splendeur de sa gloire paraître et le transfigurer aux yeux des apôtres, puis, lui aussi, reçoit la bénédiction du Père : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé… » Ainsi de nous ; avant d’atteindre le jour où nous serons unis à l’Epoux, dans la gloire des noces de l’Agneau, nous avons à passer par les épreuves ; la souffrance, la mort : toutes choses mises sur notre chemin pour nus purifier et nous rendre dignes de l’union divine qui nous attend. Le Carême et la Passion en sont, plus que toutes les autres périodes, le temps. Au moment où nous commençons à en entir le poids, la vision du Christ transfiguré nous est offerte, comme pour révéler la béatitude qui sera le fruit de notre épreuve, quand nous serons avec lui enveloppés dans la même lumière de gloire. Mais cet état ne se réalisera que par la miséricorde de Dieu : tous les chants de la messe la demandent donc.
Dimanche de la miséricorde, demandée, manifestée, expérimentée.

INTROÏT

LE TEXTE

Souviens-toi de tes bontés, Seigneur,
Et de ta miséricorde, qui avant le temps sont.
Que jamais ne dominent sur nous nos ennemis : libère-nous, Dieu d’Israël, de toutes nos angoisses.

Ps. Vers toi Seigneur, j’ai levé mon âme.
        Mon Dieu, en toi j’ai confiance, je n’aurai pas à rougir. Ps. XXIV, 7, 22, 1, 2.

Il faut distinguer dans ce texte deux idées différents : un appel à la miséricorde du Seigneur et une prière pour qu’il nous délivre de nos ennemis. Ce serait une erreur de traduire ne par afin que, reliant ainsi ne únquam à reminíscere. « Souviens-toi...» forme une phrase ; « Que nos ennemis ne nous dominent pas…» en forme une autre. La mélodie appuie fortement cette interprétation. Il reste que le tout ne fait qu’une seule prière, mais avec deux objets.

Le premier, c’est le pardon des péchés. Il n’est pas explicitement mentionné car la miséricorde a un objet plus étendu, mais tout le contexte du Psaume l’indique, de même le contexte liturgique. Le fait d’ailleurs qu’il demeure inexprimé donne au texte quelque chose de plus intime, come une plainte dont on garde au fond de l’âme l’objet précis, sachant bien qu’il est connu de celui à qui l’on s’adresse.

Le second, c’est d’être libéré. De quels ennemis ? Pour le psalmiste, il s’agissait tout d’abord de ses ennemis personnels ou de ceux du peuple juif. Pour l’Eglise, il s’agit aussi de ses ennemis extérieurs, toujours agissant ici et là de quelque manière, mais, plus encore, des ennemis de l’âme : le démon, le monde, la concupiscence, plus actifs peut-être en un temps de pénitence qu’en tout autre période. Entendue ainsi, dans un sens spirituel, cette seconde idée rejoint la première et forme avec elle un ensemble qui se tient comme se tiennent les dernières demande du Páter : Pardonnez-nous nos offenses… et ne nous laissez pas succomber à la tentation, mais délivrez-nous du mal.
Prière de l’Eglise pénitente.

LA MÉLODIE

Elle aussi se compose de deux parties.
La première est faite de deux phrases à peu près semblables. Elles sont composées l’une et l’autre de deux incises qui commencent par une tristropha. Nous avons déjà rencontré cette forme musicale dans l’Introït Omnis térra, le IIe Dimanche après l’Epiphanie. Elle s’alliait là à un développement mélodique assez considérable ; il n’en n’est pas de même ici, la mélodie descend du fa au re, remonte du re au fa avec quelques broderies au sol et au la et c’est tout. Il s’ensuit une sorte de monotonie sans couleur, un ton de grisaille, mais qui est de la plus haute expression. Prière de contrition. Elle n’est pas seulement humble, elle est lourde de souffrance, de cette souffrance particulière qu’est le poids du péché revenant toujours le même. Il n’y a pas d’appel angoissé, pas de cri de détresse, pas de passion ; une plainte murmurée délicatement, sans souci de plaider, ni de presser, répétée sur le même motif quatre fois, alourdie par la longueur de la tristropha du début et s’achevant sur une cadence, triste elle aussi, de la tristesse du péché. Mais au fond de cette monotonie, l’enveloppant, la vivifiant de l’intérieur, une tendresse toute fixée sur Dieu, confiante, assurée déjà, par l’expérience, du pardon qui, une fois de plus, va venir.

Dans la seconde partie, c’est la même sobriété, la même réserve, avec toutefois quelque chose de plus extérieur. Un sentiment plus vif perce un peu partout. La supplication se fait plus osée. Elle insiste. Aussi bien ne s’agit-il plus seulement de l’âme elle-même et de son péché mais de ses ennemis qui sont aussi les ennemis de Dieu. Il y a sur le pressus et sur la double note de ne únquam – qui est une bivirga épisématique – une allure de décision ferme, avec une touche d’indignation qui devient de plus en plus ardente sur inimíci nóstri.

Elle passe à la phrase suivante où elle mêle à la supplication revenue une nuance de force ; au début du moins, car peu à peu la mélodie redevient paisible, abandonnée, intérieure, traversée seulement à la fin, sur angústiis, par une sorte d’angoisse qui la fait plus émouvante encore.

Tout doit être très lié. Les tristrophas seront légères, les torculus de miseratiónum et de misericórdiæ bien arrondis.

Le crescendo de la deuxième phrase sera discret mais englobera toute la phrase. Ne pas trop élargir la dernière cadence ;  un léger crescendo, appuyé dès le début de angústiis
sur la clivis élargie, le quilisma, l’oriscus, le salicus ; c’est un mot qui a ici un sens considérable.

GRADUEL

LE TEXTE

Les tribulations de mon cœur se sont multipliées :
de mes angoisses, délivre-moi, Seigneur.

Verset.Vois mon abaissement et ma peine : et pardonne-moi tous mes péchés. Ps. XXIV, 17-18.

Encore deux versets du Psaume XXIV. Le sens en est clair. Le psalmiste dit à Dieu que sa souffrance d’avoir péché – disons sa contrition, car c’est bien ce qu’il faut entendre par les tribulations de son cœur – se fait de plus en plus vive. Il le supplie de regarder son âme abaissée dans l’humble repentir, et la peine qu’il prend pour se libérer de son péché ; et de lui pardonner enfin.

Prière de l’âme repentante, comme l’Introït. Encore qu’elle ait dû se trouver bien des fois sur les lèvres de Jacob, et sur celles du Christ quand il avait sur lui le poids de nos péchés, il n’y a rien qui la rattache à quelque épisode de leurs vies. Elle est une prière de pénitence qui demande miséricorde, c’est tout ; et c’est assez, hélas ! pour qu’elle soit toujours d’actualité sur nos lèvres. Elle est toutefois bien à sa place après l’Epître, qui nous énumère les instruments variés de la mortification et avant l’Évangile, qui nous révèlera la gloire du Christ miséricordieux en qui nous recevons la misériorde du Père.

LA MÉLODIE

Il est rare de trouver une mélodie du Ve mode tout entière en fa comme celle-ci, sur un texte qui est un appel à la miséricorde. Ses tons pleins, son atmosphère paisible, heureuse, parfois joyeuse et exultante s’allie mal avec le poids du péché, la tristesse du remord et les appels douloureux vers la pitié divine. Aussi, si l’on ne chante pas la première phrase avec un peu de lenteur et de poids et dans un sentiment de contrition, elle sonnera faux parce qu’elle aura sur les mots mêmes de la souffrance, Tribulatiónes córdis méi et dilatátæ sunt quelque chose de satisfait qui reflète le bonheur. Mais, si on lui donne le mouvement qui convient et qui semble indiqué dans les manuscrits où les doubles notes de tribulatiónes et de méi sont des bivirgas épisématiques, elle sera, avant la prière elle-même,  un très bel exposé des motifs, humble et déjà suppliant.

La seconde phrase, par contre, est admirablement adaptée. Dès le début, elle module vers le la et s’y établit sur méis en une cadence mineure qui la met en  plein accord avec les mots. Elle s’élève alors sur éripe me en un très bel accent de prière, spontané, vif, ardent, chargé d’angoisse, et qui peu à peu se pénètre de confiance et de paix sur le motif final de Dómine.

Le Verset. – (V) Víde humilitátem méam et labórem méum et dimítte ómnia peccáta méa.

Le défaut de la première partie reparait quelque peu au début sur víde mais, tout de suite, la même modulation en la intervient sur humilitátem et donne au mot son expression parfaite de prière intense et triste. Il n’en va pas ainsi du reste, malheureusement. Il faudra donc, ici encore, remédier au défaut d’adaptation et s’efforcer d’atténuer le caractère de joie qui se dégage de presque toutes les formules.

Faire lourdes et bien allongées les bivirgas de la première phrase dont presque tous les mots sont ralentis.

Mener le crescendo de la seconde, du début, discrètement d’abord et progressivement, jusqu’à me qui sera bien accentué. Retenir le mot Dómine, surtout dans les arsis ; et bien arrondir le sommet.

Le verset, lent aussi. Sur víde, les deux doubles notes sont des virgas épisématiques, y faire peser la supplication. De même sur labórem.
Faire la formule finale aussi priante que possible.

TRAIT

LE TEXTE

1. – Louez le Seigneur parce qu’il est bon,
parce que tout au long des siècles est sa miséricorde.

2. – Qui dira la puissance du Seigneur ?
Qui fera entendre toutes les louanges qu’il mérite ?

3. – Bienheureux ceux qui suivent son jugement,
et qu’ils accomplissent sa justice en tout temps.

4. – Souviens-toi de nous, Seigneur, pour le bien de ton peuple :
visite-nous, dans celui qui vient de toi, pour nous sauver. Ps. CV

Le Psaume CV, qui est un Psaume d’allégresse, vient comme une surprise, en Carême. En fait, il est tout à fait à sa place si on le rattache au dernier mot de l’Épître : « Dieu vous a appelés à la sanctification en Notre Seigneur Jésus-Christ. » Cet appel de Dieu est l’acte éternel de sa miséricorde. L’Eglise vient de l’entendre dire. Elle a d’abord montré sa misère à Dieu dans le Graduel, comme pour le presser d’agir ; maintenant, sûre d’être sauvée, elle chante la miséricordieuse bonté et, pour finir, demande à Dieu, dans une prière qui précise l’idée de l’Introït, de la visiter en Celui qui, s’étant fait chair par miséricorde, apportera à chacun le pardon, dans son sacrifice.

LA MÉLODIE

Le VIIIe mode eût peut-être mieux convenu au texte. Il est réservé au Samedi-Saint avec l’éclat qui convient aux premières joies pascales. Le IIe mode est bien dans l’atmosphère violette du Carême.

Les formules psalmiques sont absolument régulières. Quelques mots d’importance tombent bien aux cadences ; mais ce n’est pas là qu’il faut chercher l’expression cette fois, c’est dans l’ensemble.

De la première à la dernière note il y a, par delà les fluctuations des incises, des phrases et des versets, une montée ininterrompue qui fait de tout le Trait une louange de plus en plus ample, de plus en plus éclatante, jusqu’à ce qu’elle s’achève, transformée en ardente supplication, dans les régions extrêmes du mode.

Le premier verset débute en ré, et ne dépasse le fa que par quelques broderies. Le second part du ré mais s’établit sur le fa et le mouvement s’anime, avec le texte d’ailleurs. Notez le très beau motif de quis loquétur si bien adapté au mot, à l’idée et à l’interrogation. Le troisième s’établit dès le début sur fa et, en trois notes, il est sur le la ; mouvement rapide qui rend parfaitement le sentiment spontané d’admiration et de désir de Béati, lequel se développe très heureusement sur les formules de custódiunt judícium. Le quatrième est, dans toute sa première partie, nettement basé sur le la. Il se développe sur mémento en  une supplication qui, dans les régions élevées, prend une valeur peu commune. L’ardeur ne s’en manifeste pas par des élans impétueux mais par la redite paisible des mêmes motifs sur les mêmes notes. Il en résulte une insistance très poussée et, en même temps, très délicate et très intime. Une gracieuse ondulation sur nóstri amène le mot Dómine enveloppé de tendresse. Túi est bien à sa place, très en relief à la fin de la phrase ; et l’incise finale porte jusqu’au si bémol qui est le sommet de la mélodie, le mot visita nos qui est aussi le mot de la miséricorde et le sommet de la prière.

Il ne doit y avoir aucun retard sur quis loquétur ; au contraire, le mouvement devra être entretenu en raison des pressus qui s’attirent les uns les autres.

Elargir légèrement Béati et custódiunt ; de même Dómine dans le dernier verset. Bien arrondir le sommet de visita nos.

OFFERTOIRE

LE TEXTE

Je méditerai tes préceptes que j’aime tant ;
Et je lèverai mes mains vers tes lois, que j’aime. Ps. CXVIII, 47-48.

Le Psaume CXVIII est le Psaume de la fidélité à la Loi divine. Ces deux versets disent, d’une façon très simple, l’amour de l’âme pour la volonté du Seigneur qui lui est manifestée soit par la loi écrite, soit par les inspirations du Saint-Esprit. L’expression Je lèverai mes mains doit être entendue comme le désir qu’a l’âme de demeurer tendue vers tout ce qui la lui fera connaître pkus précise et plus détaillée, de sorte que le second verset, tout en disant la même chose, est en progression sur le premier.

Ils forment ici tous les deux une belle paraphrase de l’Évangile. Notre Seigneur nous y est montré transfiguré, entouré de Moyse, le législateur, et d’Elie, le prophète, et il est présenté par le Père comme son Fils bien-aimé qu’il faut écouter : la Loi, les Prophètes et l’Évangile ; tout l’enseignement divin. L’Eglise chante sa joie de l’avoir ainsi concentré dans le gloire du Christ, et le désir qu’elle sent grandir en elle de le méditer et d’en vivre.

LA MÉLODIE

Elle est composée de deux phrases d’ossature semblable, la seconde développant la première comme dans les offertoires Jubilate, à la manière d’une variation.
Une première idée sur in mandátis est reprise, développée et trois fois répétées dans la seconde phrase : et levábo mánus méas ad mandáta. C’est le motif de la méditation.
Une seconde idée sur quæ diléxi est, elle aussi reprise, et développée sur les mêmes mots, dans la seconde phrase. C’est le motif de l’amour.

Sur cette construction si parfaitement ordonnée, un chant exquis de contemplation, de conversation intime et tendre. L’âme chante pour Dieu seul, sans souci de se faire entendre de quiconque d’autre. Elle ne lui demande rien ; elle lui parle. Elle lui dit, dans un sentiment d’admiration extasiée et d’amour ardent, ce que le récit évangélique a éveillé en elle. C’est tout.

Toute la paix heureuse dont elle est remplie se trouve dans l’intonation où est esquissé déjà le motif de la méditation. Il prend toute sa forme sur in mandátis, une ligne toute simple qui ondule en broderies légères et qui s’infléchit vers la tonique pour finir ; admiration mêlée de tendresse, d’une tendresse toutefois qui ne se livre pas encore. Mais voici le mot de l’amour : quæ diléxi. L’amour est actif ; il soulève l’âme qui cette fois se laisse aller à la joie sur un rythme ravissant de grâce légère, avant de mettre sa ferveur sur le dernier mot, válde, si expressif de tout ce qui ne peut pas se dire.

Mêmes sentiments dans la seconde phrase ; ils sont seulement plus accentués. Rien ne s’oppose à ce qu’on voit dans les longues tenues répétées de levábo mánus méas comme une description des mains levées ; mais elles sont surtout l’expression du désir sans cesse renouvelé et toujours le même. Le quæ diléxi, si pénétré de joie dans la première incise, s’achève en  un balancement nuancé d’une teinte de mélancolie qui dit bien le désir insatisfait de l’amour qui ne possède pas encore son objet mais qui y tend de toutes ses forces.

La première phrase sera légère et dans un bon mouvement, quæ sera quelque peu élargi et les torculus de diléxi bien arrondis.

La fin de mánus túas légèrement retenue ; de même quæ, comme dans la première phrase.

La dernière syllabe de diléxi, bien élargie dans un rythme très balancé.

COMMUNION

LE TEXTE

Comprends le cri de mon âme.Prête attention à la voix de ma prière, mon Roi et mon Dieu,
Car, vers toi, je ferai monter ma supplication, Seigneur. Ps. V, 2, 4.

Le sens de ce verset est très simple. Il faut seulement noter que clamórem selon l’hébreu n’est pas le cri extérieur mais « la voix intérieure de la pensée ». Traduit par « le cri de mon âme », le texte est ainsi plus adapté au moment de la communion. L’âme, qui reçoit le Seigneur, le prie de ne pas distraire d’elle sa pensée car, elle aussi, va se refermer sur lui en une oraison de plus en plus intime, de plus en plus ininterrompue, jusqu’à ce que soit réalisée l’unité de vie dans l’amour.

LA MÉLODIE

Elle est moins contemplative que celle de l’Offertoire, mais elle se développe dans les mêmes sentiments. Elle est une prière de demande, c’est vrai, mais qui demande à un être très cher, et dans un moment d’intime union, ce qui la fait toute pénétrée de joie.
Il y a quelque chose de pressant dans l’intonation ; puis presque aussitôt la supplication se fait douce avec une nuance de tendresse sur toute la phrase,  y compris le salicus de méæ, qui la renforce encore et la conduit à l’exclamation, ardente comme un cri d’amour, de Rex méus et à la tendresse profonde de Déus méus.

La seconde phrase, elle, débute dans le grave. C’est comme un secret, une confidence qui peu à peu monte sur orábo avec déjà l’intensité de la prière future, et s’achève, sur le nom divin, en un murmure d’amour.

Bien accentuer clamórem. Retenir quelque peu la thésis de oratiónis méæ, y relier de très près Rex méus, en gardant bien sa valeur au punctum de Rex. Retenir le début de Dómine.

Polyphonies pour le carême

Epître, évangile et préface chantés de cette messe, voir ici

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