29 Septembre: La Dédicace de Saint Michel Archange


Commentaires des pièces de cette messe par Dom Baron.

Il est question de Saint Michel trois fois dans l’Ecriture. Au livre de Daniel (X, 13 et XII, 1) où on le voit aider à la délivrance des Juifs. Dans l’Epître de Saint Jude (Liber Sacramentorum VII. 185) où il est rapporté qu’il se disputa avec Satan au sujet du corps de Moïse. Dans l’Apocalypse (XII, 7) où Saint Jean nous rapporte la vision qu’il eut de l’Archange et de ses anges combattant le dragon. De ses interventions on a déduit que, dans la lutte engagée par Satan contre Dieu, depuis le commencement, c’est lui qui mène le combat à la tête de la milice  céleste. Combat de tous les instants partout dans le monde. C’est pourquoi Saint Michel a toujours été regardé comme le protecteur du peuple de Dieu, de l’Eglise, de chacun de nous ; et particulièrement à l’heure de la mort où la lutte est plus serrée. «  C’est à lui que Dieu a confié les âmes pour qu’il les conduise au joyeux paradis » chante l’Eglise au deuxième Répons du deuxième nocturne  et, à la troisième antienne des Laudes: «Archange Michel, je t’ai établi prince sur toutes les âmes à recevoir».

Le culte du Saint Archange date des tous premiers siècles. A Rome, une Basilique lui fut dédiée dont la dédicace selon le cardinal Schuster était déjà fêtée, le 29 ou le 30 septembre au temps de Saint Léon Le Grand (Liber Sacramentorum. VII. 185). C’est cette dédicace que nous célébrons encore à cette même date.

La messe qui fut composée à cette occasion est devenue celle du XVIIIe Dimanche après la Pentecôte. Celle qui l’a remplacée, et que nous chantons aujourd’hui, ne contient aucune allusion ni à une dédicace, ce qui peut s’expliquer, ni à Saint Michel, ce qui est d’autant plus curieux que les textes qui pouvaient servir à louer le Saint Archange ne manquent pas dans l’Ecriture, nous l’avons vu ; on les trouve d’ailleurs au cours de l’office. Seul l’Allelúia, qui est récent, y fait une allusion directe. Tous les autres chants célèbrent les Saints Anges.

INTROÏT

LE TEXTE

Bénissez le Seigneur, tous ses anges puissants en force, qui réalisez sa parole pour obéir à sa voix.
Ps.Bénis, mon âme, le Seigneur. Et que tout ce qui est en moi loue son saint nom. Ps. CII. 20. 1.

Bénir quelqu’un, c’est dire du bien de lui : béne dícere, c’est le louer. Ainsi c’est une invitation à louer Dieu que l’Eglise, ici, adresse à Saint Michel et aux Anges. Invitation superflue, il va de soi ; on ne fait pas autre chose au ciel. Mais l’Eglise a tellement conscience de ce qui fait défaut à sa propre louange qu’elle se plaît à demander aux esprits célestes ce qu’elle ne peut donner. Elle se joint d’ailleurs à eux dans le Psaume et les deux louanges, celle de la terre et celle du ciel, n’en font plus qu’une dans l’Eglise qui chante.

LA MÉLODIE

Il semble qu’on pourrait fort bien la voir comme deux versets de Psaume ornés. Le premier aurait son intonation sur Benedícite, sa cadence de médiante sur Angeli éjus et sa cadence finale sur vérbum éjus. Le second, son intonation sur le torculus de ad audiéndam, sa cadence de médiante sur les distrophas et sa cadence finale sur sermónum éjus. Il y a en effet, surtout dans la première phrase, entre les cadences une teneur sur la dominante qui se poursuit comme la teneur d’un Psaume.
Cette forme très simple ne nuit d’ailleurs en rien à l’expression car intonations et cadences sont parfaitement adaptées aux mots. Un bel élan joyeux, très invitant, monte sur Benedícite va s’en va jusqu’à Angeli où il s’épanouit en admiration et en vénération sur la distropha, la répercussion et la cadence de éjus si délicate Virtúte et vérbum bien en évidence sur la dominante sont revêtus d’autorité forte.

Après le bel élan de ad audiéndam, la seconde phrase est plutôt thétique, comme une sorte de contemplation sur la soumission toute d’amour des Anges aux ordres de Dieu.

Il ne faut chanter ni fort ni vite, mais éviter de traîner. Les voix planeront légères et très souples. Un accent bien lancé sur Benedícite donnera le branle jusqu’à celui de Angeli qui le reprendra. La distropha sera soulevée, de même la clivis allongée, et toute la cadence qui sera discrètement retenue. Donnez du poids à la double note de virtúte, une bivirga épisématique. Enchaînez qui à virtúte. La double note de vérbum est aussi une bivirga épisématique, appuyez-la mais doucement. Etablissez la cadence sur éjus très nette et donnez-lui de la sonorité.

Départ a tempo sur ad audiéndam, le torculus élargi, les deux distrophas douces et soulevées. Que vócem ne forme qu’un seul mouvement avec sermónum éjus. La cadence finale, délicatement retenue et bien rythmée.

Un a tempo plein d’ardeur sur le Psaume.

GRADUEL

LE TEXTE

Le texte est le même que celui de l’Introït.

LA MÉLODIE

(III) Benedícite Dóminum ómnes Angeli éjus Poténtes virtúte qui fácitis vérbum éjus.

C’est encore l’invitation à la louange mais l’âme n’est plus dans la même attitude. A-t-elle été frappée dans l’Epître par ces premiers mots de l’Apocalypse : « Heureux celui qui entend les paroles de cette prophétie et qui garde les choses qui y sont inscrites car le temps est proche » et par l’image des sept esprits qui se tiennent devant le trône de Dieu, prêts à porter au monde et aux âmes ses messages ? Toujours est-il que la mélodie a quelque chose de recueilli, de grave. Ce n’est pas de la tristesse, ni de la crainte, mais comme une vénération, une révérence humble et douce pour les esprits célestes, à qui elle s’adresse, et pour le Seigneur qu’ils sont invités à bénir.

L’intonation est si réservée, si intérieure qu’elle semble comme un souffle qui s’élève du silence de la contemplation dans laquelle les paroles mystérieuses de l’Epitre ont plongé l’âme. Elle s’étale, paisible et douce sur les  tristrophas et les clivis allongées de Benedícite, se mouvant à peine vers Dóminum où elle trouve enfin, dans cet admirable motif, exclusivement réservé au Seigneur, la nuance de tendresse qui, sans la sortir de son recueillement, l’anime et l’éclaire comme d’un sourire discret et profond. La joie la prend là et la soulève de son souffle léger sur Angeli. C’est alors, sur éjus, l’épanouissement d’une louange admirable, louange qui plane d’abord, puis s’envole, d’un mouvement large et rythmé, où passe tout le bonheur de l’amour heureux.

Il y a peut-être moins d’exaltation dans la seconde phrase. C’est putôt une impression d’autorité, de force qui se dégage de l’ensemble ; notez les notes longues de virtúte qui sont des virgas épisématiques, le pressus, la virga allongée et le salicus de fácitis et un salicus encore, sur éjus. Ce n’est que sur la vocalise finale que revient la joie pure, tempérée cette fois, d’une nuance de vénération et de tendresse.

Le Verset. – Bénedic anima méa Dóminum Et ómnia interióra méa nómen sánctum éjus.

Même atmosphère.

Bénedic est grave comme Benedícite, mais la joie s’en dégage vite. Elle monte sur ánima méa et, reprenant tout de suite, la formule épanouie de ángeli éjus, dans la première partie, s’envole vers les hauteurs. Elle ne les quitte plus. Comme dans les jubilus des Allelúia, l’âme ne fait plus que chanter et elle chante éperdument. Un motif de quelques notes qu’elle répète sur interióra, un autre sur nómen et c’est toute sa joie qui passe à travers ces quelques notes et les fait vivantes de sa vie.

Pour finir, éjus comme dans la première partie est baigné de vénération tendre.

Ce qu’il faut ici, à tout prix c’est de la légèreté et de la souplesse. Des voix douces, bien posées et toujours prêtes aux nuances qui sans cesse vont s’offrir.

Commencez doucement, ondulez légèrement sur les tristrophas et les virgas allongées de Benedícite, et enchaînez Dóminum dans la même douceur. Le crescendo vers le sommet sera très discret. Omnes ne sera pas attaqué brusquement ; l’intensité se fera progressive vers les distrophas de éjus et, par delà, vers les sommets de la vocalise. Le mouvement aussi aura pris de la vie, mais il demeurera très léger. Ne retenez pas trop la cadence et repartez sans retard sur poténtes. Le crescendo sera très ferme sur virtúte, les deux notes avant la clivis allongée sont des bivirgas épisématiques. Pas de ralenti, ou si peu, sur la cadence de virtúte qui se reliera à qui. Balancez le pressus et la clivis de fácitis et allez, d’un seul mouvement, vers le salicus, puis vers celui de éjus. Ondulez les longues tenues de la cadence finale qui sera très retenue.

Le verset, très léger, retenu sur Bénedic. Les vocalises sur les notes élevées, très souples. La double note de ómnia est une bivirga épisématique. Faites les épisèmes horizontaux de interióra très soulevés – ils ne sont pas ictiques – et détaillez bien le rythme si délicat des broderies. Faites très joyeux, enthousiaste même, le grand élan au mi  de nómen. La cadence, très retenue.

ALLELÚIA

LE TEXTE

Saint Michel Archange, défendez-nous dans la lutte, afin que nous ne périssions pas dans le terrible jugement.

Prière très simple, que chacun comprend et fait sienne avec ferveur.

LA MÉLODIE

Elle est déjà chantée pour la Commémoraison de Saint Paul, le 30 Juin ; là aussi, sur des paroles déprécatives.

La première incise n’est que vénération aimable. C’est une courbe extrêmement gracieuse, mais la prière n’y est pas encore. On ne la sent monter que sur praélio, avec peut-être une touche d’angoisse qui passerait sur ut non, dans la phrase suivante, et deviendrait supplication ardente sur le motif si expressif de pereámus. On la retrouve dans le jubilus qui ne fait d’ailleurs que reprendre et développer la vocalise de praélio.

Chantez dans un mouvement ample. Balancez les temps composés binaires de Sáncte Míchael et gardez une bonne et belle sonorité pour les notes graves. Liez avec soin l’intervalle de Míchael à Archángele. Un crescendo sur praélio; la cadence bien étalée. Elargissez le podatus de ut au début de la seconde phrase et retenez en dégradé la thésis de pereámus. Dans le jubilus, faites un crescendo ininterrompu jusqu’au ré et étalez la cadence.

OFFERTOIRE

LE TEXTE

Il se tint un ange, près de l’autel du temple, ayant un encensoir d’or à la main. Et il lui fut donné beaucoup d’encens. Et elle monta, la fumée des parfums, devant la face de Dieu, Allelúia. Apoc. VIII, 3.

Saint Jean décrit, dans ces quelques lignes, une partie de la fonction liturgique qu’il vit se dérouler au ciel, lorsque l’Agneau immolé vint briser le septième sceau du livre mystérieux.

Et quand il ouvrit le septième sceau,
Advint silence dans le ciel comme d’une demi-heure.
Et je vis les sept anges,
Ceux qui se tenaient devant Dieu
Et leur furent données sept trompettes,
Et un autre ange vint
Et il se tint sur l’autel ayant un encensoir d’or
Et lui furent donnés des parfums nombreux
Pour qu’il offrit
Par les prières de tous les saints
Sur l’autel d’or qui est devant le trône.
Et s’éleva la fumée des parfums
Par les prières des saints
De la main de l’ange devant Dieu.
(traduction H. M. Feret. O.P. L’Apocalypse de Saint Jean, vision chrétienne de l’histoire)

C’est toute l’histoire de l’Eglise, « cette dernière période du pèlerinage de l’humanité sur la terre », et non pas seulement les tout derniers événements qui précèderont la fin du monde…

Ces visions, rapportées par Saint Jean, dans un langage imagé, symbolique, sont donc des réalités  qui durent. Ce qui est décrit, en fait, dans cette scène grandiose, c’est l’arrivée devant Dieu des prières offertes par les saints qui sont encore sur la terre, et, très particulièrement, l’offrande du sacrifice de la messe, au moment de l’offertoire. Le prêtre en effet bénit alors l’encens en disant : « Par l’intercession du Bienheureux Archange Michel, qui se tient, debout, à la droite de l’autel des parfums, et de tous ses élus, daigne le Seigneur bénir cet encens et le recevoir en odeur de suavité ». Puis, il encense l’autel, et, pendant que la fumée odorante monte, il en interprète le symbole : «que ma prière monte comme les fumées de l’encens… ». Et elle monte en effet, et, avec elle, celles de tous les fidèles. Là-haut, par l’ange à l’encensoir d’or, ces prières sont portées devant Dieu et reçues en odeur de suavité.

L’Offertoire Stétit Angelus ne fait pas autre chose que décrire cette liturgie du ciel, en quoi se prolonge et s’achève la liturgie de la terre. Il est comme une sorte de chœur céleste qui vient faire le lien entre les deux en chantant, par-delà ce qui se voit, ce qui ne se voit pas.
Cette évocation de l’unique et totale liturgie, au moment même où elle se réalise ici et là-haut, revêt une incomparable grandeur.

LA MÉLODIE

L’intonation est grave, solennelle, majestueuse même ; mais, en même temps, quelle admirable expression de bonheur, de douce sérénité, de paix ! Trois notes longues bien posées, répercutées même, si l’on veut, car ce sont des virgas épisématiques, mais soulevées déjà par le mouvement, vont, à travers une broderie inférieure légère, vers la double note, elle-même empotée, par une broderie supérieure cette fois, vers le torculus de la cadence. Rien de lourd; tout plane, comme au-dessus de la matière. Angelus s’élève à peine et les neumes de áram témpli se déroulent, serrés les uns contre les autres, en un mouvement thétique qui se prolonge, dans la même paix heureuse, jusqu’à la cadence de témpli où s’esquisse un des leit-motivs.

L’expression de la seconde phrase est autre. La noble grandeur, esquissée dans la première, domine ici. Elle est très nette dans la montée de hábens. Le salicus et la clivis allongée lui donnent un rythme large et solennel qui  devient celui de toute la phrase ; notez les deux podatus qui scandent la montée de thuríbulum – leur première note devrait être allongée – et les deux salicus de aúreum, enfin la cadence, grave, mystérieuse de in mánu súa.

Le même mystère enveloppe toute la phrase suivante, qui a d’ailleurs la même structure  que la fin de la précédente ; éi est la réduction de aúreum, et incénsa múlta reproduit in mánu súa.

Alors, symbolisant les volutes parfumées qui montent, et, plus encore, la joie des fidèles qui s’offrent et du Seigneur qui les reçoit en odeur de suavité, commence cette merveille de l’ascéndit fúmus arómatum. Il n’y a pas là de sentiment nouveau ; ce n’est que la joie, jusque là contenue, qui s’exalte. Mais quelle splendeur, dans ces élans vers le sommet, répétés quatre fois et reliés entre eux par des broderies fluides ! Tout cela s’envole, comme la fumée à peine posée sur l’air plus lourd. Cette vocalise splendide se détend, sur fúmus arómatum, par le motif de aúreum repris deux fois et la phras s’achève, par la formule mystérieuse des deux précédentes. L’Allelúia conclut admirablement. Il est puissant ; c’est comme la clameur des deux liturgies, celle d’en bas et celle d’en haut, qui monte vers le Seigneur dans l’amour, la reconnaissance, l’admiration, l’enthousiasme…et la paix.

Il faut chanter toute la première phrase très simplement, je veux dire sans recherche d’effet ; dans un mouvement sans lenteur, pas trop vite non plus ; paisiblement, d’une voix à la fois légère et chaude. Un crescendo léger partira du salicus de ángelus vers la première note du torculus lequel sera arrondi avec grâce. Júxta áram sera chanté d’un seul mouvement, très lié, les ictus faits seulement d’intention. Par contre, Témpli sera très rythmé ; la voix bien appuyée sur la virga ointe puis, plus fortement, sur la note allongée du salicus, ira en crescendo vers la virga du sommet qui sera arrondi, et la détente se fera quelque peu élargie et gracieuse.

Le rythme sera aussi très marqué encore dans la seconde phrase – à noter que la première note du podatus de et est allongée. Posez bien la première note des podatus de thuríbulum. Il y a dans toute cette phrase un caractère de grandeur, de noblesse qui doit être en relief. La cinquième note de aúreum doit être allongée comme la seconde, mais sans être heurtée, ce qui enlèverait la sérénité de cette cadence qui  reproduit si heureusement, en la développant, celle de témpli. Articulez bien l’accentuation de súa.
Ne donnez pas à et ascéndit un mouvement tellement rapide qui briserait l’unité de la mélodie. Il y a un a tempo bien marqué, rien de plus. Montez au la en liant bien l’intervalle de quinte, appuyez-y votre crescendo qui s’épanouira souple et chaud, sur le pressus, remontera, en s’appuyant cette fois sur le salicus, se détendra à nouveau par-dessus le quart de barre sur le fa pointé après avoir enveloppé d’une légère reprise d’intensité la montée au do, repartira enfin vers le sommet pour revenir au fa et s’éteindre avec le mouvement sur la belle cadence de fúmus arómatum.

L’Allelúia sera scandé, sonore, large aussi ; un crescendo partant du second podatus do ré ira, passant le quart de barre, jusqu’au la et se détendra, retenu, mais toujours sonore, jusqu’au dernier neume. L’accent tonique et la dernière syllabe seront nettement articulés.

COMMUNION

LE TEXTE

Bénissez, tous les anges du Seigneur, le Seigneur,
Dites un hymne et superexaltez-le dans les siècles. Dan. III. 5. 8.

C’est un verset du cantique que chantaient les trois jeunes gens dans la fournaise, debout au milieu des flammes qui s’écartaient.
Il vient bien au moment de la communion. Remplie de Dieu, établie dans la paix, dans l’abandon au Christ qui la prend et la transforme, l’âme impuissante à remercier, appelle ceux d’en haut, qui ont toute leur puissance de louange, à suppléer à ce qui lui manque.

LA MÉLODIE

Très douce, très paisible, toute recueillie, elle s’élève peu à peu sur Benedícite, comme un murmure qui vient du fond de l’âme où le Christ se donne. Elle se fait délicate, aimable sur le salicus et simple, comme on est avec des frères très aimés, jouissant de la même joie. C’est la même délicatesse sur le Benedícite de la seconde phrase, avec un accent de ferveur admirable sur la dernière syllabe. Sur la cadence finale, très retenue par la virga pointée, la distropha, la répercution, les pressus, l’âme est comme perdue dans la contemplation de l’éternité où les anges ne cessent de bénir le Seigneur. Une nuance de désir ardent et discret monte sur le pressus.

Commencez très doucement. On notera qu’il en est ainsi de tous les Benedícite dans cette messe. Marquez bien la première note des podatus en l’allongeant légèrement. Montez en crescendo discret sur  ángeli, puis détendez le mouvement avec une grande simplicité sur Dómini Dóminum. Faites dícite très expressif. La cadence finale, douce et retenue.