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IIe dimanche de l'Avent Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Résumé du commentaire de cette messe par Dom Schuster, dans son oeuvre L'année liturgique.

L’introït est tiré d’Isaïe (ch. XXX), avec le psaume 79, où l’on prie le Seigneur de se révéler enfin devant les fidèles tribus d’Israël. C’est le psaume des “Apparitions” que l’Eglise répète très souvent durant le cycle de Noël, parce qu’il exprime le désir suprême des patriarches et des justes ; que la “Puissance du Très-Haut” vienne racheter l’humanité et dissipe l’empire de Satan, le fort armé qui garde jalousement sa proie.

Le graduel est pris au psaume 49, qui, en des couleurs vives et saisissantes, décrit la parousie du divin Juge, venant dans le monde entouré de la multitude des Saints, pour rendre à chacun selon ses actes. Entre la première apparition de Jésus Enfant et la venue finale du Juge suprême des vivants et des morts, il y a une connexion intime, que l’Eglise ne manque pas de nous faire remarquer. C’est le commencement et la fin de l’ère messianique.

L’alleluia est emprunté au psaume 121, et, faisant une délicate allusion à la Sancta Jerusalem, il exprime la joie de l’âme à l’aurore de son prochain retour en la Jérusalem céleste.

L’offertoire est tiré du psaume 84, qui est nettement messianique. Après de longs siècles d’indignation, Dieu inaugure enfin l’ère de la grâce et regarde son peuple avec douceur. Celui-ci espère et prie, afin que le Père Tout-Puissant révèle au monde sa Miséricorde qui est justement Jésus “Sauveur”.

L’antienne pour la communion est tirée de Baruch (IV et V) qui, sous le symbole de la Jerusalem de l’Ecriture, invite aujourd’hui l’âme à se préparer aux joies futures que le Seigneur lui réserve pour Noël.

 

 
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