
| Ier dimanche de l'Avent |
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Résumé du commentaire de cette messe par Dom Schuster, dans son oeuvre L'année liturgique Introduction : La Liturgie de l'Avent à l'Epiphanie Le missel romain actuel commence au premier dimanche de l'Avent son cycle liturgique, à la différence des anciens Sacramentaires où l'année s'ouvrait par la solennité de Noël. La raison en est que l'Incarnation du Verbe de Dieu est le vrai point central, la colonne milliaire qui divise la longue série des siècles parcourus par l'humanité. Ce fut vers le milieu du Ve siècle que la commémoration de la naissance du Sauveur acquit une grande célébrité et qu'à Ravenne, dans les Gaules et en Espagne, commença à apparaître dans la liturgie un cycle spécial de préparation à Noël. La sainte liturgie, durant ce temps, recueille dans les Ecritures les expressions les plus énergiques et les plus aptes à exprimer le désir intense et la joie avec lesquels les saints patriarches, les prophètes et les justes de tout l'Ancien Testament ont hâté par leurs vœux la descente du Fils de Dieu. Premier dimanche de l'Avent L'antienne d'introït : Ad te levavi avec le psaume 24 qui lui fait suite exprime très bien les sentiments de l'humanité abattue, mais pourtant pleine d'espérance : elle prie le Seigneur qui conduit à Bethléem, sur la voie de la vérité et de la justice. On omet le Gloria à la messe, pour en reprendre avec plus d'allégresse, la nuit de Noël, le chant interrompu. A Rome, toutefois, au Moyen-Age, le Pape l'entonnait solennellement à ce jour à Sainte-Marie-Majeure, usage qui s'accorde fort bien avec le caractère de fête de tout l'office de l'Avent. Le répons graduel, comme c'est de règle dans l'antique liturgie, est emprunté au même psaume 24 dont a été tiré l'Introït. Le verset alléluiatique qui, originairement, suivait la seconde lecture aujourd'hui disparue, - l'Evangile était la troisième, - est tiré du psaume 84 et exprime le vœu que le Père nous montre désormais sa miséricorde et son salut : c'est-à-dire Jésus incarné. Dans la lecture évangélique de ce jour (Luc, XXI, 25-33), l'Eglise met en relation la seconde venue de Jésus à la fin du monde, in gloria majestatis suæ, avec sa première apparition à Bethléem in humilitate passionis, en qualité de Rédempteur. L'antienne de l'offertoire vient, elle aussi, du psaume 24 - qui est donc le psaume propre du premier dimanche de l'Avent - et en exprime très bien le sens : celui qui attend le Seigneur avec une foi vigilante, ne sera pas confondu. L'antienne pour la communion est un chant de jubilation et de reconnaissance, tiré du psaume 84, celui-là même qui nous a donné le verset alléluiatique. L'Eucharistie nous est le gage de la bonté infinie du Seigneur, et notre terre, naguère aride et stérile à cause du péché, baignée maintenant par la rosée de la grâce, portera désormais son fruit. La collecte d'action de grâces après la sainte communion s'inspire du psaume 47. Le pain céleste auquel nous avons participé est celui qui, mieux que tout autre, nous disposera par sa vertu divine à nous préparer convenablement à la fête prochaine du commun rachat. Dans le bas Moyen-Age, au commencement de la nouvelle année liturgique, c'était un usage assez répandu de chanter avant l'introït quelques versets en l'honneur de saint Grégoire le Grand, le rédacteur inspiré de l'Antiphonarium qui porte son nom : hommage, certes mérité, à celui qui eut le soin de codifier et réunir les trésors du chant liturgique que nous connaissons dans la Messe.
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