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IIIe dimanche et suivants après l'Epiphanie Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Résumé du commentaire de ces messes par Dom Schuster, dans son oeuvre L'année liturgique.




 

 


IIIe dimanche après l'Epiphanie

Comme tous les dimanches de ce cycle, l'introït s'inspire d'une sainte joie et d'une allégresse reconnaissante envers Dieu. Il emprunte son antienne intercalaire au psaume 96.

Le répons-graduel est tiré du psaume 101. « Le Seigneur s'est revêtu de puissance en réédifiant Sion, et il a répandu la crainte en tous les monarques de la terre. »

Le verset de l'alleluia appartient au psaume 96, qui est un véritable cantique de triomphe pour l'inauguration du nouveau royaume messianique, de caractère non plus nationaliste, comme celui d'Israël, mais vraiment universel.

L'antienne pour le psaume d'offertoire est un cantique de triomphe. « La droite du Seigneur a accompli un prodige, la droite du Seigneur m'a soulevé. Non, je ne succomberai pas à la mort, mais je vivrai et je raconterai les merveilles du Seigneur ».

Cette triple glorification de la droite divine, telle qu'elle se trouve textuellement dans le psaume 117, est une allusion au mystère de l'auguste Trinité. Elle est répétée par l'Eglise à la messe de l'Invention de la sainte Croix.

L'antienne de la communion est prise en saint Luc (IV, 22) : « Tous étaient remplis d'admiration pour ce qui sortait des lèvres de Jésus ». Maintenant ce chant est hors de place, puisqu'il ne se rapporte plus à la lecture évangélique correspondant au discours de Jésus dans la synagogue de Nazareth, qui, à l'origine, était assignée à la IVe ou à la VIe férie après la Theophania.


IVe dimanche et suivants après l'Epiphanie

Les messes dominicales qui suivent, jusqu'à la Septuagésime, n'ont pas de chants spéciaux, mais reprennent ceux du IIIe dimanche. C'est une anomalie qui s'explique par le fait de l'incertitude même qui domine cette dernière partie du cycle après l'Epiphanie. Tout dépendait du commencement du jeûne quadragésimal ; or, dans plusieurs lectionnaires romains, ce cycle comprenait jusqu'à dix semaines, tandis que d'autres en énumèrent à peine trois. Les derniers dimanches après la Pentecôte se trouvent dans des conditions identiques ; aussi, tout donne à penser que, en l'absence de chants spéciaux pour ces dimanches supplémentaires, la rédaction grégorienne de l'antiphonaire représente vraiment l'usage du VIIe siècle.

 

 
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