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Commentaires des pièces de cette messe par Dom Baron.
Seul
l'Alleluia est propre. Tout le reste est emprunté à la Messe du jour de Noël.
Il n'y a rien à ajouter au commentaire qui en a été fait. Toutefois, la
Circoncision ayant été la cérémonie au cours de laquelle le nom de Jésus qui
veut dire Sauveur fut donné à Notre Seigneur, tous les textes qui y ont trait
prennent un accent d'actualité plus marqué : et vocabitur, nomen éjus dans
l'Introït, Salutare Déi dans la Communion sont dans ce cas. Il sera facile de
les rattacher à l'Evangile qui fait le récit historique de l'événement.
ALLELUIA
LE TEXTE
De bien des manières, autrefois,
Dieu a parlé par les prophètes.
D'une façon toute nouvelle, en ces jours,
Il nous a parlé, à nous, par son Fils.
Héb. I, 1.
Il
est bien évident qu'il ne faut pas faire de ce texte une application qui se
limiterait à la Circoncision ; ce n'est pas au huitième jour de sa vie que
Notre Seigneur a parlé. Il faut l'entendre de la Révélation du Christ dans
toute son étendue, de celle qu'il apporte à tous les hommes de tous les temps ;
les mots istis diébus gardant un sens présent qui fait ces paroles de Saint
Paul actuelles pour toutes les générations. Il reste que le jour où le Verbe
fait chair reçoit officiellement le nom qui définit sa mission, elles sont tout
à fait à leur place sur les lèvres de l'Eglise qui, après elles, dit sa joie de
voir venir la Parole de Dieu en la personne même de son Fils.
LA MÉLODIE
Comme
toutes les mélodies du VIIe mode, elle est caractérisée par de grand intervalles,
par sa teneur élevée sur la dominante, par la variété de ses rythmes, la grâce
de son mouvement, l'élan qui l'emporte jusqu'aux limites du mode et au-delà, et
surtout par l'admirable composition de ses phrases qui s'allongent, au gré de l'inspiration
sans qu'on ait jamais l'impression de l'effort, de l'excès ou du forcé. Elle
est un chef-d'œuvre de mélodie libre dans le genre improvisation. Tout cela,
qui lui donne une vie intense, contribue très heureusement à exprimer l'attitude
de l'âme qui se laisse aller toute à la joie. Tous les mots en sont imprégnés. Quelques-uns,
caractéristiques, le sont plus que d'autres : Déus, prophétis, diébus
istis et nobis surtout. Filio suo n'est qu'une réplique de l'Alleluia, mais,
placé soudain dans le grave, il évoque admirablement la reconnaissance émue de
l'âme devant l'amour du Père, qui est allé jusqu'à nous donner son Fils.
Prendre
un mouvement dégagé et chanter légèrement toutes les magnifiques vocalises qui
se déroulent dans les hauteurs.
Faire
une bonne pause après prophétis, mais relier locutus est à diébus istis. La
deuxième note du second podatus de locutus est a l'ictus rythmique.
Dans
la dernière incise, bien lier tout le mouvement à la virga pointée en y posant
doucement la voix et en la renforçant ensuite vers la virga du sommet.
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