
| Le chant grégorien et son interprétation |
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On dit que le chant grégorien est un art et une prière et l’on a raison. En lui art et prière sont étroitement unis.
Aussi est-il impossible de le bien chanter sans le prier. Ses exécutants doivent à tout prix se faire une âme de prière. De même, on ne pourra le bien prier sans le chanter bien. Magnifique expression de l’âme chrétienne, il ne peut être goûté ni vécu si on ignore les éléments indispensables à sa correcte exécution. Pour le bien prier, il faut le chanter très bien. En effet, il ne supporte pas la médiocrité. « Le chant grégorien, par la simplicité même de sa facture mélodique, modale et rythmique, et de ses procédés de composition, est chose délicate qu’un rien suffit à altérer. Si vous voulez qu’il produise en vous d’abord, et ensuite dans les âmes qui vous sont confiées, ses fruits salutaires – que peut-être même vous ne soupçonnez pas – alors il vous faut absolument le chanter à la perfection. Condition sine qua non. Tant que vous resterez dans l’à-peu-près, ce terrible à-peu-près qui gâte tout, vous pourrez le pratiquer toute votre vie : jamais vous n’en sentirez la bienfaisante et bénie influence. » (Dom Gajard, Notions sur la rythmique grégorienne). Nous donnons ci-dessous les notions de base du grégorien: - les neumes - la modalité - le rythme - Enfin, diverses remarques propres à améliorer le chant liturgique. Ces quelques éléments sont accompagnés d'exercices d'apprentissage. |
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