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Résumé du commentaire de cette messe par Dom Schuster, dans son oeuvre L'année liturgique.
L'Eglise appelle Pascha nostrum la résurrection de Jésus-Christ parce que, après son triomphe sur la mort et sur le péché, il répandit sur son corps mystique la plénitude de sa vie divine, la grâce, les charismes du Paraclet et la suprême gloire de l'éternité ; aussi saint Ambroise put-il dire que le monde tout entier est ressuscité avec le Sauveur. Aujourd'hui les antiennes de l'introït, de l'offertoire et de la communion sont inspirées par un vif sentiment de reconnaissance pour un si grand bienfait, et chantent la victoire de Jésus ressuscité, dont l'écho se prolonge jusqu'aux extrémités de la terre.
L'introït est tiré d'Isaïe (XLVIII, 20) ; c'est un cri de joie jusqu'aux derniers confins du monde, là où est annoncé le Christ crucifié, Rédempteur du genre humain.
Dans le verset de l'Alleluia, on chante encore une fois la victoire du Triomphateur de la mort, laquelle est d'autant plus glorieuse que Jésus, après une mort ignominieuse, est ressuscité du tombeau, et a partagé son triomphe avec l'humanité tout entière.
Dans le chant alléluiatique qui précède l'Evangile, nous décrivons, avec les paroles du Sauveur, toutes les phases de notre vie. Comme Jésus, nous aussi nous venons de Dieu, et nous sommes au monde pour accomplir une mission. Laquelle ? Celle du salut de l'âme et du retour à Dieu.
Le verset de l'offertoire est le même qu'au mercredi des grands scrutins baptismaux (mercredi de la quatrième semaine de Carême). Le Seigneur n'a pas rejeté ma supplication au jour de la tribulation, c'est-à-dire quand il fut dit aux satellites : « Voici votre moment et l'heure du pouvoir du prince des ténèbres ».
Dans la collecte sur les oblations, on supplie Dieu d'accueillir les prières du peuple fidèle qui accompagnent les offrandes présentées par celui-ci à l'autel comme symbole de sa dévotion. Au moyen de ces offrandes, dans l'antiquité, les fidèles exprimaient la participation active qu'ils entendaient prendre au sacrifice du prêtre. Maintenant, la dévotion diminuée a induit l'Eglise à modifier sur ce point sa discipline primitive ; mais dans les premiers siècles, pour que le sacrifice festif que l'évêque ou le prêtre offrait pour tout le peuple, représentât même matériellement l'offrande sociale de toute la communauté fidèle, chacun des assistants, sans exception, y compris même le Pape à Rome, présentait à l'autel sa propre oblation. Au Latran on faisait une seule exception en faveur des petits chantres de l'orphanotrophium musical, qui toutefois devaient présenter à la messe au moins l'eau à verser dans le calice du divin sacrifice.
Durant les siècles postérieurs, cette discipline primitive fut remplacée par l'usage d'offrir au célébrant des sommes d'argent, dites aumônes, pour la messe.
L'antienne pour la Communion provient du psaume 95. C'est un cri d'allégresse qui fait un doux écho à celui de l'introït : « Chantez au Seigneur, bénissez le nom nouveau qui lui a été attribué en récompense de sa douloureuse passion ».
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