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Dimanche « in Albis » ou « Quasimodo » Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Résumé du commentaire de cette messe par Dom Schuster, dans son oeuvre L'année liturgique.

Selon l'ancien concept romain, avec les vêpres d'hier se terminait la semaine de Pâques ; aussi la collecte de la messe d'hier rappelait-elle en effet la conclusion de la solennité pascale. Par suite, pour marquer que la fête est terminée, les néophytes déposent-ils aujourd'hui leurs blanches tuniques, pour reprendre leurs vêtements ordinaires, et l'Eglise, dans la collecte de la messe, considère la solennité pascale comme une fête désormais célébrée. C'est la raison pour laquelle l'office divin de ce dimanche n'est pas celui du jour de Pâques, mais l'office ordinaire des dimanches, eu égard toutefois au cycle liturgique pascal, qui se poursuit jusqu'au samedi après la Pentecôte.

L'antienne d'introït qui précède le psaume 80, est tirée de la Ire Epître de saint Pierre (II, 2) où il invite les néophytes à goûter les douceurs que le Seigneur leur prodigue en ces débuts de la vie chrétienne : « Comme de tendres enfants, nés récemment à la vie spirituelle, venez goûter du lait spirituel et pur. Louez le Seigneur ». Ps. : « Exultez au Seigneur, notre aide, jubilez au Dieu de Jacob ». V. « Gloire,... ».


Le verset-graduel est tiré de l'Evangile de saint Matthieu (XVIII, 7). « Louez, louez le Seigneur ! Quand le temps de ma résurrection sera venu, je vous précéderai dans la Galilée ».

Le verset alléluiatique est comme un prélude de l'Evangile qu'on va lire : « Louez le Seigneur. Huit jours plus tard, à portes closes, Jésus apparut au milieu de ses disciples et leur dit : Paix à vous » (Jn XX, 26).


Le verset de l'offertoire est identique à celui du lundi de Pâques. L'Eglise grecque, le second dimanche après Pâques, célèbre une fête spéciale en l'honneur des saintes Femmes Myrrophores, c'est-à-dire porteuses des aromates au Sépulcre. La liturgie latine a uni leurs louanges à tout l'office de la semaine pascale.


Dans l'antienne pour la communion on répète les paroles de Jésus à Thomas. Participant au sacrement, nous aussi nous touchons par la foi les plaies des mains et du côté de Jésus et nous confessons sa résurrection en tant que nous croyons que cette chair dont nous nous nourrissons spirituellement n'est plus la chair morte d'un crucifié, mais le corps glorieux d'un Dieu immolé, ressuscité et vivant.

 

 
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