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La veillée pascale Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Résumé du commentaire de cette messe par Dom Schuster, dans son oeuvre L'année liturgique.

La messe n'a pas d'introït comme non plus, d'ailleurs, les autres messes de vigiles, du moins à l'origine, car l'introït est à Rome, d'introduction très postérieure et remonte seulement au temps de Célestin Ier environ, quand la messe eut cessé d'être ordinairement précédée de la Vigile. Ceci explique qu'aujourd'hui, après la prière litanique, le prêtre chante tout de suite la collecte, qui est comme la conclusion naturelle de tout le précédent rite vigilial. Ce qui suit n'a plus un caractère catéchétique, mais formellement eucharistique.


Il est certain que l'Alleluia que le prêtre entonne aujourd'hui si solennellement, aurait sa place logique et naturelle, plutôt qu'après l'épître, à la suite du récit évangélique de la résurrection du Sauveur. C'était là sans doute sa place primitive et spéciale durant la solennelle vigile pascale.

« Alleluia, louez le Seigneur (trois fois). Célébrez le Seigneur qui est bon, parce que sa miséricorde est éternelle ». Suit le psaume alléluiatique 116 : « Louez Dieu, tous autant que vous êtes, ô Gentils ; toutes les nations, louez-le ensemble ». V. « Parce que sa bonté prévaut sur nous, et la vérité du Seigneur est éternelle ».


On ne chante pas d'offertoire, parce que la messe de la vigile pascale est beaucoup plus ancienne que l'introduction de ce chant dans le rit romain ; mais on prépare sur le corporal l'hostie et le calice, et l'on fait les cérémonies et les encensements habituels sur la matière du sacrifice.


On ne récite ni l'Agnus Dei, ni le psaume de la Communion, qui sont d'origine postérieure.


L'absence du verset : Dona nobis pacem doit avoir contribué, durant le bas moyen âge, à faire supprimer avant la communion le baiser de paix, que selon le rit romain, on échangeait avant de s'approcher de la sainte Table.


Après la Communion, on chante en guise de vêpres : Ant. « Louez le Seigneur, louez le Seigneur, louez le Seigneur ». - Ps. « Louez le Seigneur, vous tous ô Gentils,... » - Ant. « Louez... »

Le capitule, l'hymne et le verset étant omis, le prêtre entonne immédiatement l'antienne suivante : « Dans la nuit du samedi, à l'aube du jour suivant, Marie de Magdala et l'autre Marie allèrent voir le tombeau. Louez le Seigneur ».

Suit le cantique évangélique : Magnificat, durant lequel s'accomplit, comme à l'ordinaire, l'encensement de l'autel et du chœur. Puis on répète le chant de l'antienne.

 

 
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