
| Jeudi Saint |
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Résumé du commentaire de cette messe par Dom Schuster, dans son oeuvre L'année liturgique. La basilique du Sauveur, près de laquelle, depuis le Ve siècle, les Souverains Pontifes établirent leur résidence ordinaire, réclame aujourd'hui l'honneur des rites par lesquels l'Eglise commence précisément en ce jour la solennité pascale. Autrefois, il y avait trois messes : une le matin, pour la réconciliation des pénitents publics ; une autre pour la consécration des saintes Huiles destinées à l'onction des infirmes et au Baptême ; la troisième enfin, vers le soir, pour la commémoraison de la Cène du Seigneur et la communion pascale. Actuellement, le rite est moins complexe, et la discipline de la pénitence publique étant tombée en désuétude, l'on consacre les saintes Huiles à la messe même de la communion pascale. La triple messe que célébraient nos pères leur avait toutefois suggéré à eux-mêmes un prudent raccourcissement de la cérémonie, et nous apprenons par les documents du VIIIe siècle que la troisième messe commençait directement par la préface, les lectures et les psaumes et tout ce qui précède habituellement l'anaphore consécratoire étant omis. C'est pourquoi, dans notre missel, toute la première partie de la messe du Jeudi saint manque d'éléments propres, et glane dans d'autres messes les morceaux qui la composent.
L'antienne d'introït est tirée, par exception, des épîtres de l'Apôtre (Gal. VI, 14). Loin d'être une source de déshonneur, le gibet de la Croix est pour le chrétien un titre de gloire, puisque c'est de là que, au moyen de Jésus-Christ, jaillit le salut, la vie et la résurrection. Suit le psaume 66 : « Que le Seigneur ait pitié de nous et nous bénisse ; qu'il fasse resplendir sur nous son visage et nous traite avec miséricorde. »
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