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Dimanche de la Passion Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Résumé du commentaire de cette messe par Dom Schuster, dans son oeuvre L'année liturgique.

Aujourd'hui commence la quinzaine d'immédiate préparation à la solennité pascale, qui, au IIIe siècle, comportait aussi le jeûne d'une douzaine de jours avant l'aurore de Pâques. Dans la sainte liturgie, et spécialement dans le bréviaire, il nous est donné de distinguer encore le cycle spécial qui forme ce temps sacré de la Passion. Tandis que durant le Carême - d'origine, comme nous l'avons dit, quelque peu postérieure - l'Eglise est préoccupée de l'instruction des catéchumènes et de la préparation des pénitents à la réconciliation solennelle qui se faisait le Jeudi saint, pendant la quinzaine de la Passion tout cela passe comme en seconde ligne. Une seule idée prime et domine durant ces deux semaines, dans le missel comme dans le bréviaire : celle du Juste qui sait que l'on trame contre lui la persécution la plus impie.

Durant cette quinzaine où la liturgie évoque d'une façon si dramatique la haine du Sanhédrin, qui croît sans cesse contre le Christ, les anciens Ordines Romani prescrivent de supprimer, après la psalmodie, tant antiphonée que responsoriale, la doxologie finale.

Dans l'introït, tiré du psaume 42, le Christ, contre la sentence de mort que trament contre lui ses ennemis, race prévaricatrice et pleine de fraude, en appelle au jugement du Père, afin qu'il leur en fasse rendre compte au jour de sa résurrection.

Le répons-graduel est tiré des psaumes 142 et 17. C'est le Seigneur qui, à l'approche du jour de l'épreuve, a peur et supplie le Père de le soustraire au triomphe de l'impie.

Le psaume In directum ou trait (Ps. 128) s'inspire du même ordre d'idées, mais il décrit avec une plus grande précision de détails la passion du Sauveur.

Le verset de l'offertoire est tiré du psaume 118, qui exprime le désir et la complaisance du juste en suivant la voie des commandements de Dieu, même en face des menaces de ses adversaires.

Le verset pour la communion, contrairement à la règle, n'est tiré ni d'un psaume ni de la lecture évangélique de ce jour. Il est emprunté, avec quelques retouches, à saint Paul (I Cor. II, 24-26), et il exprime fort bien comment le sacrifice eucharistique commémore la passion du Seigneur dont le souvenir liturgique s'inaugure précisément aujourd'hui.

 
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