• Français
  • English
Messe des Rogations (Litanies mineures) Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Résumé du commentaire de cette messe par Dom Schuster, dans son oeuvre L'année liturgique.

Durant la période carolingienne, s'introduisit à Rome un triduum de litanies pénitentielles, aux trois jours précédant l'Ascension. Ce rite semble venir de Vienne, en France, et être dû à l'évêque saint Mamert (vers 470) ; il comportait trois jours de jeûne comme en Carême.

Ce caractère pénitentiel, importé à Rome par les Francs et affirmé encore aujourd'hui dans le Missel romain par les ornements violets et par la suppression de l'Hymne Angélique, contraste toutefois avec tout l'esprit de l'antique liturgie pascale à Rome, qui s'inspire de la joie la plus pure. Il s'agit d'une adjonction postérieure, alors que les irruptions des barbares avaient interrompu l'ancienne tradition classique, qui, sur l'ordre des conciles, avait interdit tout jeûne aux fidèles durant le cycle sacré de la joie pascale.

L'introït de la messe - qui ne doit pas être primitif, puisque la litanie remplaçait régulièrement l'introït dans toutes les processions - exprime la confiance du Juste qui sait que sa prière a été bien accueillie par Dieu. L'antienne est prise du psaume xvii. « De son saint temple, le Seigneur entendit ma voix ; louange à Dieu ! Et mon cri devant lui arriva à son oreille. Louange, louange à Dieu ! » Ps. : « Je vous aime Seigneur, ma force ; le Seigneur est mon rocher, mon refuge et mon Sauveur. Gloire,... ».

Le verset alléluiatique est tiré du psaume 78 : Seigneur, pardonnez-nous nos péchés ; pourquoi les nations diraient-elles : « Où est leur Dieu ? » V. « Je veux exulter, me réjouir de votre miséricorde, car vous avez regardé ma misère, vous avez sauvé mon âme de son angoisse ».

L'offertoire tire son verset du psaume 10 : « Mes lèvres célébreront le Seigneur, et je le louerai au milieu d'une grande assemblée ; parce qu'il se tient à la droite du pauvre pour soustraire ma vie aux embûches de mes persécuteurs ».

L'antienne pour la Communion est tirée de la lecture évangélique du jour : « Demandez et vous obtiendrez, cherchez et vous trouverez, frappez et il vous sera ouvert ; car celui qui demande obtient, celui qui cherche trouve, et à celui qui frappe il sera ouvert. Louange au Seigneur ».

 
< Précédent   Suivant >