
| IVe dimanche de Carême |
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Résumé du commentaire de cette messe par Dom Schuster, dans son oeuvre L'année liturgique.
L'introït est tiré d'Isaïe (LXVI, 10-11), là où le Prophète entrevoyant les destinées futures de l'Eglise, exhorte Jérusalem à se réjouir, et invite aussi à faire fête avec elle ceux qui furent jadis dans le deuil à cause d'elle, alors que le Seigneur veut l'inonder de consolation. Le psaume qui suit est le 121e, choisi en raison de la mention fréquente qui y est faite de Jérusalem. Ce jour est proprement la fête de la Sancta Jerusalem. Le répons-graduel vient du psaume 121 et loue Jérusalem. La seule annonce du retour de l'exil de Babylone à la Cité sainte remplit de joie l'âme fidèle, qui se sent délivrée des liens du corps et libre de prendre son vol vers le ciel. Le psaume du trait est le 124e, d'inspiration et de conception presque identique au 121e. En ce jour où, par respect pour la solennité dominicale, est suspendu le jeûne - non pas l'abstinence de chair, qui, pour les anciens, durait, rigoureuse, tout le Carême, comme maintenant encore chez les Russes et les Orientaux - l'Eglise nous invite presque à prendre saintement un peu de répit pour poursuivre ensuite avec plus d'énergie, le cycle de la pénitence. La liturgie, dans ce but, évoque le souvenir de Jésus qui, dans le désert, multiplie les pains (Jn VI, 1-15) et les poissons afin de rassasier cinq mille personnes. L'antienne de l'offertoire est tirée du psaume 134 : « Louez le Seigneur parce qu'Il est bon ; chantez en son honneur, parce qu'Il est doux. Il a fait ce qu'Il a voulu au ciel et sur la terre ». Le verset pour le psaume (121) de la communion recommence à chanter les gloires de la mystique cité de Dieu, la Jérusalem céleste. |
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