
| IIIe dimanche de Carême |
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Résumé du commentaire de cette messe par Dom Schuster, dans son oeuvre L'année liturgique.
L'introït est emprunté au psaume XXIV : « Mes yeux sont tournés vers le Seigneur, car c'est lui qui dégage mes pieds des lacets, alors que je suis pauvre, seul et sans aide ». Voici Laurent, le staurophore de l'Eglise romaine, qui, environné d'ennemis et placé sur le gril embrasé, supplie, obtient et triomphe. Le répons-graduel est tiré du psaume IX, et invoque l'aide de Dieu pour que, malgré l'apparent moment de triompher emporté par le tyran sur le martyr, la victoire finale soit à Dieu. Bien plus, Laurent prédit déjà la gloire de ce jour, et voit les ennemis qui reculent, perdent toute force et disparaissent quand Dieu se montre. Le trait, conclusion primitive de la seconde lecture qui précédait l'évangile, est le chant 122 du psautier de David. On y décrit les sentiments de l'âme qui, étreinte de toutes parts par les tribulations d'ici-bas, lève ses regards vers le ciel ; et, comme l'esclave et la servante sont attentifs au moindre signe des maîtres, ainsi ne perd-ellejamais de vue le Seigneur. L'antienne de l'offertoire chante avec le psalmiste (Ps. 18) les louanges de ce Verbe divin, règle éternelle de sainteté qui réjouit les cœurs et ne les opprime pas, puisque la grâce plie aussi la volonté à obéir, tout en la laissant libre pour agir. La parole de Dieu est douce comme le miel parfumé qui coule du rayon. L'antienne durant la communion est empruntée au psaume 83 :« Le passereau se trouve une maison, et la tourterelle un nid pour ses petits. Ma demeure est près de vos autels, ô mon Dieu. Bienheureux ceux qui habitent dans votre maison et vous louent sans cesse ». |
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