
| Dimanche de la Quinquagésime |
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Résumé du commentaire de cette messe par Dom Schuster, dans son oeuvre L'année liturgique. L'antienne d'introït vient du psaume 30 : « Soyez pour moi un Dieu protecteur, et un lieu de refuge où je trouverai le salut ; car vous êtes mon rocher et ma forteresse, et, pour votre Nom, guidez-moi et dirigez-moi ». Aujourd'hui, le répons-graduel est pris au psaume 76 ; il est moins triste que celui des deux stations précédentes, parce que l'âme entrevoit déjà la victoire, grâce à son espérance dans l'aide du Seigneur : « Vous êtes le Dieu qui, seul, opérez des merveilles ; vous avez rendu célèbre votre puissance parmi les nations. Par la force de votre bras vous avez racheté votre peuple, les fils d'Israël et de Joseph ». Le trait est un bel hymne de reconnaissance à Dieu pour ses divins attributs de père et de pasteur de son peuple. « Exultez en Dieu sur toute la terre, servez Dieu dans la joie. Approchez en sa présence avec jubilation ; sachez que le Seigneur est Dieu. C'est lui qui nous a faits, et non point nous ; nous sommes son peuple et le troupeau de ses pâturages ». L'antienne du psaume d'offertoire (Ps. 118) bénit Dieu de ce qu'il a donné la grâce au psalmiste de proférer intrépidement tous ses jugements, même en présence des puissants de la terre et des impies ; en même temps elle le prie de continuer à l'instruire intérieurement relativement à ses commandements. L'antienne pour la communion provient du psaume 77 et, littéralement, concerne les Hébreux qui, dans le désert, se nourrirent miraculeusement de la chair des cailles qu'ils avaient désirées. Mais elle s'applique aussi à la nourriture eucharistique, dont ces miracles de l'Ancienne Loi étaient autant de symboles ou de figures prophétiques : « Ils mangèrent et furent rassasiés, et le Seigneur contenta leur désir ; leur espérance ne fut pas trompée ».
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