Advent and Christmas Music of the 18th century in Prague : some promising why, when and where, three elements for an alchemy one would love to discover more often...
Faire sortir de l’oubli de grands compositeurs du XVIIIème siècle,
exhumer des œuvres rares, pratiquement jamais jouées de nos jours est
l’une des tâches qui nous tient particulièrement à cœur et qui fut
encore le fil conducteur de ce concert. Avec le Miserere de Hasse et le
Requiem de Heinichen nous sommes en présence de deux magnifiques
partitions du patrimoine religieux, comme il s’en écrivait tant à cette
époque de façon constante et naturelle, tant les compositeurs étaient
rompus aux affaires de Dieu et à l’expression de leur foi.
Membra Jesu nostri de D. Buxtehude est une œuvre exceptionnelle.
Composée vers 1680 sur un texte intégrant l'Ecriture sainte et du saint Bernard, elle est un ensemble de
sept petites cantates qui sont chacune une méditation sur les
souffrances du corps du Christ durant sa Passion.
Chaque partie - relativement indépendante des autres - s'articule en
une introduction instrumentale suivie de l'alternance plus ou moins
régulière des solistes et du choeur; la dernière se clôt par un Amen
monumental.
MICHAEL HAYDN (Rohrau, 11 septembre 1737 - Salzbourg, 10 Aout 1805)
Comme son frère Joseph, il fait ses débuts à la cathédraleSaint-Etienne de Vienne où sa voix de soprano embrassant trois octavesle fait remarquer. Il étudie le violon et la composition, s'inspire deFux dont le style sévère de la Missa Canonica se retrouve dans sa MissaSancti Cyrilli et Methodi datée de 1750. En 1757 il est nommé maître dechapelle de l'évêque de Grosswardein en Hongrie. Il a déjà écrit 14messes, 1 Te Deum et 6 Salve. En 1762, c'est le départ pour Salzbourgoù il entre au service du prince-archevêque Siegmund von Schrattenbach,grand protecteur des arts. En 1763 il est nommé 1er violon dansl'orchestre de la cour. Sa première messe salzbourgeoise, la MissaSancti Raphaelis date de 1765.