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Ce qui est célébré en cette fête c'est d'abord le sang de NotreSeigneur
qu'il a versé pour nous racheter à la circoncision, à l'agonie et tout
le long de sa Passion, jusqu'à sa mort ... et après. Mais c'est plus
que cela. Ce n'est pas le sang lui-même qui nous a sauvés, c'est la
personne qui s'est livrée à ceux qui l'ont répandu. Le sang ici est le
symbole de la Rédemption et c'est en fait le Christ, rédempteur du
monde par son sang, qui est l'objet de la fête.
Instituée en 1849 par Pie IX en action de grâces pour la délivrance de
Rome par les Français le 1er juillet, elle fut d'abord célébrée le
premier Dimanche de ce mois. Pie X la fixa à la date exacte de
l'évènement qu'elle commémore. En 1934 Pie XI l'éleva au titre de
double de première classe à l'occasion du dix-neuvième centenaire de la
Rédemption.
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Commentaires des pièces de cette messe par Dom Baron.
Dès le Ve siècle, il existait en Orient, le 2 Juillet une fête en l'honneur de Notre-Dame. Lorsqu'elle fut introduite chez les Latins, ceux-ci pensèrent que, comme elle survenait au lendemain de l'Octave de la Nativité de Saint Jean-Baptiste, il serait bien de la consacrer à fêter la visite que fit Notre-Dame à sa cousine Elisabeth. Et ce fut la fête de la Visitation.
Comme l'Annonciation, la Visitation n'a pour objet que quelques instants de la vie de Notre-Dame ; mais combien précieux ! Ceux où elle rencontra sa cousine et où les deux mères se saluèrent dans a joie de leur maternité. Ceux où le Christ qui se formait en Notre-Dame sanctifia son Précurseur, le faisant exulter de bonheur dans le sein de sa mère. Ceux du Benedictus fructus ventris tui et du Magnificat.
Toute cette richesse est exploitée par la liturgie d'une façon splendide à Matines, à Laudes et aux Heures du jour. A la messe, c'est exclusivement Notre-Dame qui est fêtée, et en tant que Mère du Christ qui naîtra bientôt. Dans le jeu liturgique, c'est surtout le rôle d'Elisabeth que nous remplissons, nous qui chantons. Et c'est bien ainsi car, de nous, comme d'elle jadis, doit monter aujourd'hui la louange pour la grâce du Christ que, par sa mère, nous recevons comme elle l'a reçut.
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Commentaires des pièces de cette messe par Dom Baron.
Saint Jacques, dit « le Majeur », pour le distinguer de l'autre saint Jacques, cousin de Notre Seigneur, dit, lui, « le Mineur », était le frère de Saint Jean. Leur mère avait demandé pour eux à Notre Seigneur qu'ils fussent placés à sa droite et à sa gauche dans son Royaume. Notre Seigneur répondit en leur demandant s'ils étaient capables de boire le calice qu'il avait à boire lui-même. Ils affirmèrent que oui. Ils le burent en effet. Saint Jean fut plongé dans une chaudière d'huile bouillante près de la Porte Latine. Saint Jacques, après avoir évangélisé la Judée, la Samarie, l'Espagne, fut martyrisé à Jérusalem vers l'an 43, aux environs de Pâques, par Hérode Agrippa qui voulait, par là, plaire aux Juifs. Plus tard, ses reliques, par crainte des Arabes qui s'étaient emparés de la ville, furent transportées à Compostelle où elles devinrent l'objet d'un culte mondial.
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Commentaire des pièces de cette messe par Dom Baron.
L'Evangile ne nous dit rien de Saint Anne, mais le document qui nous en parle le premier, le Protévangile de Jacques, est un témoin du milieu du IIe siècle très digne de foi. Nous savons par lui que Anne était sans enfant et avait passé l'âge d'en avoir. Interprétant cette stérilité comme une malédiction, Saint Joachim, son mari, s'était retiré au désert pendant qu'elle continuait de demeurer dans sa maison de Jérusalem. Un jour, un ange apparut en même temps à l'un et à l'autre et leur annonça qu'un enfant allait naître d'eux. Comme un signe de la véracité de sa parole, il leur prédit que, sans s'être concertés, ils se rencontreraient à la porte de la ville qui avait le nom de Porte dorée. Joachim rentra du désert. Anna alla au-devant de lui et ils se rencontrèrent en effet au dit lieu, et, de joie, ils tombèrent dans les bras l'un de l'autre. Ce jour-là, fut réalisée la conception immaculée de la Vierge Marie. Neuf mois plus tard, Anne la mettait au monde. Trois ans après elle la conduisait au temple. Après quoi on n'en tend plus parler. A-t-elle connu le divin petit-fils ? Sainte Mechtilde, qui demandait un jour à Notre Dame combien de temps Sainte Anne avait vécu sur terre, reçut cette réponse : « Jusqu'au moment où je ramenai mon fils d'Egypte » (Le livre de la grâce spéciale, Ière partie, Ch. XII.).
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