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Comme pour la plupart des messes, l'histoire de la messe de Requiem
est à l'image de ce que fut la formation du répertoire que nous
connaissons aujourd'hui.
Les recherches historiques du dernier siècle ont largement prouvé
que le répertoire grégorien ne se réduit pas un fond primitif romain
que le pape Grégoire le Grand aurait systématisé pour fournir le corpus
actuel. Cette image d'Epinal n'a pas résisté à une étude sérieuse,
laquelle met à jour les méandres d'une histoire dont nous ne
connaîtrons sans doute jamais le détail.
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Entretien avec Mgr Bartolucci, maître émérite de la chapelle Sixtine
Nous remercions les animateurs du site "Disputationes theologicae" dont nous reproduisons l'entretien qu'il ont eu avec Mgr Domenico Bartolucci, maître émérite de la chapelle Sixtine, une personnalité experte en liturgie comme aucune autre, depuis les campagnes toscanes et leurs immanquables processions populaires accompagnées par la fanfare, jusqu'aux fastes et aux splendeurs de la « chapelle papale » dans les Palais apostoliques. Son verbe haut et ses expressions typiquement toscanes – malheureusement difficiles à rendre dans cette traduction française – comme les anecdotes dont il ponctue ses réponses, expriment mieux que de longs discours les convictions d'un homme d'Église qui a vécu dans la souffrance, avec elle, les tumultes des dernières décennies.
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C'est un lieu commun de prétendre que le chant grégorien a subi une
décadence du XIIe siècle au XIXe siècle et qu'il a été «ressuscité»
grâce à l'action de Solesmes, laquelle école de Solesmes nous présente
aujourd'hui le grégorien tel qu'il aurait été ou qu'il devrait être.
L'école de Solesmes a elle-même beaucoup évolué au cours du XXe
siècle – ce qui est tout à son honneur – entre la théorie de Dom Mocquereau et la sémiologie de Dom
Cardine.
On est en droit de se poser un certain nombre de questions :
- Y a-t-il une référence unique en matière d'interprétation de chant grégorien?
- Et si l'on était en mesure de retrouver le style d'interprétation
ayant prévalu à l'époque de la création du grégorien (VIe-Xe siècles),
ce style serait-il encore valable au XXIe siècle?
- D'ailleurs, qui nous dit que durant une période aussi large dans le
temps et l'espace géographique, un style unique aurait été adopté?
- Chaque période ne considère-t-elle pas le chant liturgique à l'aune de ses propres critères?
- Ne parle-t-on pas d'évolution ou de décadence suivant ces critères et l'attitude d'esprit du moment?
On le voit, la question du style d'interprétation du chant grégorien
est loin d'être résolue et nous n'avons aucune prétention à tirer des conclusions définitives. Le texte ci-dessous est extrait de l'ouvrage de Jacques
Viret: «Le chant grégorien et la tradition grégorienne» (pages 58-59,
édition L'Age d'Homme); il précise le status quaestionis, l'état de la
question. Cela permet déjà d'élargir le débat et d'éviter des
focalisations sur des systèmes ou des théories trop exclusives.
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La distribution de la communion est souvent un moment qui dure;paradoxalement, la pièce grégorienne chantée à ce moment là est la plus courte de la messe. En fait, il ne s'agit pas d'un chant responsorial comme le graduel qui est une réponse à une lecture, il s'agit d'une antienne de communion, laquelle fut autrefois chantée en alternance avec un psaume.
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