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Né à Narbonne le 25 Décembre 1711, de Mondonville apprend la musique avec son père et le violon dont il devient un véritable virtuose. De 1735 à 1739, il séjourne à Lille, occupant les postes de 1er violon et de maître de violon; il va rapidement s’affirmer dans l’écriture des Grands motets. De cette période datent Dominus regnavit, Magnus Dominus, Jubilate Deo et un bon nombre de partitions instrumentales.
Il quitte ensuite la province et fait ses débuts comme violoniste et compositeur dans les années 1738 au Concert spirituel qui fut la première société de concerts publics modernes mise en place par Philidor en 1725; elle eut une grande importance pour la propagation de la musique sacrée jusqu’en 1791. C'est là que se retrouvaient les plus grands compositeurs de l’époque : Delalande, Couperin, Bernier, Campra, Rameau , etc…
En 1744 il obtient la charge de sous-maître de la Chapelle du roi. Il écrit beaucoup à cette époque, opéras, musique religieuse et instrumentale et se produit comme violoniste. Il devient directeur du Concert spirituel, charge qu’il occupera de 1755 à 1762. Outre de nombreuses expériences dans le domaine instrumental, Mondonville invente la forme de l’oratorio à la française avec Les Israélites sur la montagne d’Horeb en 1758. Les dernières années de sa vie verront s’infléchir sa verve créatrice due à la moindre diffusion de ses Motets. Il meurt en 1772 à Belleville.
Le Venite exsultemus date de 1740 et est écrit pour soprano, haute-contre, basse, chœur et orchestre. C’est une œuvre qui fut jouée une soixantaine de fois au Concert spirituel et qui connut un grand succès. Comme Campra et Mouret, Mondonville vient du sud et cela transparaît dans sa musique. On sent dans sa manière de traiter la voix une véritable jubilation. Tout y est plein du soleil du Languedoc et va à l’encontre de ce côté hiératique de la musique française héritée de Lully. Cette partition est bouillonnante d’inspiration, terriblement virtuose, déployant une véritable frénésie vocale. Il n’est qu’à écouter les deux airs pour haute-contre Sicut in exacerbatione et Quadraginta annis, avec leurs vocalises acrobatiques et leur accompagnement fébrile aux cordes pour se rendre compte du caractère particulier de cette musique qui semble participer de la folie des vocalises de Haendel dans certains de ses opéras, de la nervosité orchestrale de Vivaldi au service de l’architecture forte d’un Delalande. A noter ce magnifique travail d’écriture dans le Gloria final qui ne comporte pas moins que 4 thèmes, d’abord traité en canon puis en contrepoint fleuri et qui va jouer sur les oppositions de tempi et orchestrales, les alternances petit chœur et grand chœur et les échanges entre les solistes, utiliser enfin toutes les ressources, polyphonie, homophonie, thème sur fond polyphonique, effets de carillons, dans un travail sur la couleur orchestrale très original.
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