• Français
  • English

Log in






Lost Password?
No account yet? Register

Products

Your cart

VirtueMart
Your Cart is currently empty.

Find a product

Your acount

Download Area
E-mail
Polyphonic Chant arrow Mondonville: Venite exultemus - De profundis

Availability

Usually ships in:

48h.gif

Mondonville: Venite exultemus - De profundis

12,00 €
JEAN-JOSEPH CASSANEA DE MONDONVILLE (1711-1772)
DE PROFUNDIS – VENITE EXULTEMUS

Choir of new college, Oxford
London baroque – Edward Higginbottom


Contenu du disque
1 - 9 : Venite, exultemus (24'50)
10    : Regna terrae (5'36)
11    : In decachordo psalterio (4'52)
12-18: De profundis (22'28)
19    : Benefac Domine (3'46)

Ecoutes d'extraits

Piste 3


Piste 6


Piste 8


Piste 9


Piste 11


Piste 12


Piste 18


Ce disque, très bien interprété, va nous faire redécouvrir l’un des compositeurs français les plus marquants du XVIIIe siècle, à travers deux œuvres de joie et d’affliction, le Venite exultemus et le De profundis qui furent célèbres, souvent interprétées, et eurent la faveur du public sous le règne de Louis XV.

Né à Narbonne le 25 Décembre 1711, de Mondonville apprend la musique avec son père et le violon dont il devient un véritable virtuose. De 1735 à 1739, il séjourne à Lille, occupant les postes de 1er violon et de maître de violon; il va rapidement s’affirmer dans l’écriture des Grands motets. De cette période datent Dominus regnavit, Magnus Dominus, Jubilate Deo et un bon nombre de partitions instrumentales.

Il quitte ensuite la province et fait ses débuts comme violoniste et compositeur dans les années 1738 au Concert spirituel qui fut la première société de concerts publics modernes mise en place par Philidor en 1725; elle eut une grande importance pour la propagation de la musique sacrée jusqu’en 1791. C'est là que se retrouvaient les plus grands compositeurs de l’époque : Delalande, Couperin, Bernier, Campra, Rameau , etc…

En 1744 il obtient la charge de sous-maître de la Chapelle du roi. Il écrit beaucoup à cette époque, opéras, musique religieuse et instrumentale et se produit comme violoniste. Il devient directeur du Concert spirituel, charge qu’il occupera de 1755 à 1762. Outre de nombreuses expériences dans le domaine instrumental, Mondonville invente la forme de l’oratorio à la française avec Les Israélites sur la montagne d’Horeb en 1758. Les dernières années de sa vie verront s’infléchir sa verve créatrice due à la moindre diffusion de ses Motets. Il meurt en 1772 à Belleville.

Le Venite exsultemus date de 1740 et est écrit pour soprano, haute-contre, basse, chœur et orchestre. C’est une œuvre qui fut jouée une soixantaine de fois au Concert spirituel et qui connut un grand succès. Comme Campra et Mouret, Mondonville vient du sud et cela transparaît dans sa musique. On sent dans sa manière de traiter la voix une véritable jubilation. Tout y est plein du soleil du Languedoc et va à l’encontre de ce côté hiératique de la musique française héritée de Lully. Cette partition est bouillonnante d’inspiration, terriblement virtuose, déployant une véritable frénésie vocale. Il n’est qu’à écouter les deux airs pour haute-contre Sicut in exacerbatione et Quadraginta annis, avec leurs vocalises acrobatiques et leur accompagnement fébrile aux cordes pour se rendre compte du caractère particulier de cette musique qui semble participer de la folie des vocalises de Haendel dans certains de ses opéras, de la nervosité orchestrale de Vivaldi au service de l’architecture forte d’un Delalande. A noter ce magnifique travail d’écriture dans le Gloria final qui ne comporte pas moins que 4 thèmes, d’abord traité en canon puis en contrepoint fleuri et qui va jouer sur les oppositions de tempi et orchestrales, les alternances petit chœur et grand chœur et les échanges entre les solistes, utiliser enfin toutes les ressources, polyphonie, homophonie, thème sur fond polyphonique, effets de carillons, dans un travail sur la couleur orchestrale très original.
Cette œuvre est incontournable. Jamais le divin Enfant n’aura été chanté avec autant de fougue.

Le De Profundis a été composé pour la cérémonie funèbre du compositeur jésuite Henri Madin, le 17 février 1748. Cette œuvre a également été très populaire, fréquemment jouée pour la commémoration des Défunts au XVIIIe siècle. On en dénombre 40 exécutions de 1748 à 1762. Dans cette belle partition, point d’exaltation vocale, mais une trame musicale recueillie et sobre avec une formidable unité de climat due aux choix de tonalités sombres, le plus souvent mineures, accompagnant chaque verset. Mondonville va puiser dans certains types d’écritures héritées du madrigal cette façon d’illustrer musicalement le texte comme dans le premier et sublime chœur De profundis. Dans cette œuvre qui fait écho et rend hommage au De profundis de Delalande, Mondonville utilise toute sa science de compositeur avec retenue et simplicité faisant souvent apparaître les solistes accompagnés par le chœur et l’orchestre comme dans le magnifique « Quia apud Dominum misericordia » où le haute-contre évolue en une courbe mélodique très expressive sur de riches harmonies.

Nous trouvons également dans ce disque trois petits motets pour soprano, violon et clavecin, où la voix va être inspirée par l’écriture instrumentale avec prédominance de la musique italienne pour In decachordo et française pour le Regna terrae et Benefac Domine.
Rendons hommage aux quatre solistes de ce disque qui exécutent cette musique comme il convient, sans emphase, dans une véritable justesse de ton.
Alain MAUREL

 



You may also be interested in this/these product(s)

The Sanctoral Cycle - 9th Volume (CD 18 and 19)
The Sanctoral Cycle - 9th Volume (CD 18 and 19)
27,95 €
25,16 €
You Save: 10.00%

Membra Jesu nostri by D. Buxtehude
Membra Jesu nostri by D. Buxtehude
14,00 €

Sacred Polyphonie and Gregorian Chant
Sacred Polyphonie and Gregorian Chant
19,80 €
15,84 €
You Save: 20.00%

Association Sacra Musica – 50, rue de la Gare – F - 59170 Croix