Haydn : Theresienmesse et Missa Brevis Sancti Joannis de Deo
19,80 €
JOSEPH HAYDN Theresienmesse
Missa Brevis Sancti Joannis de Deo (Petite messe avec orgue )
Collegium Musicum 90 Richard Hickox
THERESIENMESSE
Superbe réalisation que cette messe de Sainte Thérèse. C'est un enregistrement qui ne peut laisser indifférent, donc incontournable, par la qualité de son interprétation au service d'une œuvre trop méconnue.
Cette messe date de 1799. Elle succède à la Paukenmesse (1796) et à la Nelsonmesse de 1798. Moins jouée que ces dernières, elle est pourtant pleine d'innovations, miroitant de tant de coloris changeants, finement ciselée, mêlant étroitement le savant et le populaire. Haydn semble l'avoir écrite d'un seul souffle sous le feu de l'inspiration.
Véritable messe concertante, le quatuor de solistes est quasi omniprésent, se déployant dans tout un jeu de couleurs surprenant. Hickox et ses chanteurs rendent à merveille ce savant tissage des voix, cette écriture virtuose du quatuor en alternance ou en fusion avec le chœur et l'orchestre.
Que de belles choses dans cette messe !
- Kyrie -
De l'étrange Kyrie presque entièrement aux voix solistes, en passant par le Gloria dont le Cum Sancto et le Miserere offrent des reflets chatoyants, de fines dentelles évoquant le chœurs des anges.
- Qui Tollis -
Et ce remarquable Incarnatus chanté par les quatre solistes, la poignante modulation en Ré bémol avec un assombrissement de l'atmosphère sur Crucifixus à la fin duquel entrent de façon sinistre trompettes et timbales dans le registre grave.
- Benedictus -
- Agnus Dei -
MISSA BREVIS SANCTI JOANNIS DE DEO
Avec la Missa Brevis Sancti Joannis de Deo, Haydn renoue avec l'effectif restreint de la Missa brevis en Fa de 1749. Ecrite en l'honneur des Hospitaliers de Saint Jean de Dieu cette messe date de 1775. L'effectif en est très restreint : soprano, chœur, à l'origine deux violons, basse, orgue obligé (Haydn en tenait la partie ).
C'est une œuvre intime, dépouillée, intense, presque un exercice de méditation.
- Kyrie -
- Credo -
A cet égard il suffit d'écouter l'Agnus, austère, recueilli, ce Dona d'abord à peine perceptible et sa lente gradation vers le silence total, les dernières mesures étant marquées pianissimo et perdendosi, cas unique dans toutes les messes de Haydn.
- Agnus Déi -
L'ensemble Collegium Musicum nous restitue parfaitement l'esprit de cette œuvre.