La messe votive de Zelenka (ZWV 18), appelée en l'occurrence Messe de la Résurrection, a été donnée - brillamment - en concert les 20 et 22 juin 2010 par l'orchestre et le chœur de St-Nicolas sous la direction de Vincent Lecornier.
Ecoutez un extrait de ce disque exceptionnel tant par le faste du répertoire que par la qualité de son interprétation: l'orchestre, les solistes, le chœur, tout est soigné, tous manifestent la joie qui fut celle de Zelenka lorsqu'il composa cette messe en action de grâce pour sa guérison.
Les stagiaires nous ont laissé quelques appréciations sur le contenu, la forme et l'esprit de ce stage qui les a réunis durant quatre jours. Voici quelques extraits.
selon l'esprit des Encycliques de Pie XII "Musicae Sacrae Disciplina" et "Mediator Dei"
De Musica Sacra et Sacra Liturgia - Sacrée Congrégation des Rites - (Septembre 1958)
Sur la musique sacrée, trois documents de très grand poids ont été publiés par les Souverains Pontifes, à notre époque : le Moto proprio de saint Pie X, Tra le sollecitudini, du 22 novembre 1903 ; de Pie XI, la Constitution Apostolique Divini cultus, du 20 décembre 1928 ; enfin du Souverain Pontife Pie XII, l'Encyclique Musicae sacrae disciplina , du 25 décembre 1955 ; sans parler des documents pontificaux de moindre importance et des décrets de cette Sacrée Congrégation des Rites, qui réglaient divers points relatifs à la musique sacrée.
Voici de larges extraits de trois cantiques pour la Pentecôte et son octave.
Ces cantiques harmonisés et chantés par l'ensemble professionnel Bella Carmina font partie d'un volume de 3 disques contenant 50 cantiques en français, parmi les plus beaux. Ces disques sont actuellement en cours de production et seront publiés à l'automne.
C'est un lieu commun de prétendre que le chant grégorien a subi une
décadence du XIIe siècle au XIXe siècle et qu'il a été «ressuscité»
grâce à l'action de Solesmes, laquelle école de Solesmes nous présente
aujourd'hui le grégorien tel qu'il aurait été ou qu'il devrait être.
L'école de Solesmes a elle-même beaucoup évolué au cours du XXe
siècle – ce qui est tout à son honneur – entre la théorie de Dom Mocquereau et la sémiologie de Dom
Cardine.
On est en droit de se poser un certain nombre de questions :
Y a-t-il une référence unique en matière d'interprétation de chant grégorien?
Et si l'on était en mesure de retrouver le style d'interprétation
ayant prévalu à l'époque de la création du grégorien (VIe-Xe siècles),
ce style serait-il encore valable au XXIe siècle?
D'ailleurs, qui nous dit que durant une période aussi large dans le
temps et l'espace géographique, un style unique aurait été adopté?
Chaque période ne considère-t-elle pas le chant liturgique à l'aune de ses propres critères?
Ne parle-t-on pas d'évolution ou de décadence suivant ces critères et l'attitude d'esprit du moment?
On le voit, la question du style d'interprétation du chant grégorien
est loin d'être résolue et nous n'avons aucune prétention à tirer des conclusions définitives. Le texte ci-dessous est extrait de l'ouvrage de Jacques
Viret: «Le chant grégorien et la tradition grégorienne» (pages 58-59,
édition L'Age d'Homme); il précise le status quaestionis, l'état de la
question. Cela permet déjà d'élargir le débat et d'éviter des
focalisations sur des systèmes ou des théories trop exclusives.
Les Alléluias sont nés à la fin du IVe siècle. Ils ont connu un
développement durant les siècles qui suivirent et qui, à Rome,
correspondaient à une période d'influence byzantine.
A l'origine, l'Alléluia est une acclamation hébraïque. Chez les
Juifs, elle fut utilisée avec une vingtaine de psaumes qu'on appelle les
psaumes d'Alleluja (psaumes 104 à 106,110 à 118,134 à 135, 145 à 150).
Cette acclamation était liée, à l'origine, à la considération des
merveilles du seigneur, ce qui en fait un cri de joie.
Une nouvelle custode en simili-cuir vient d'être créée. Elle permet de protéger le paroissien grégorien (nº 780) contre l'usure et les risques qu'encoure un tel livre au fil du temps.
Les éditions Sainte-Madeleine viennent de publier deux nouveautés intéressantes dont l'une était attendue depuis de longues années:
le missel vespéral grégorien (anciennement appelé le «904») qui contient les messes et vêpres des dimanches et fêtes ainsi que les fêtes des saints, avec les partitions grégoriennes et les textes en latin-français.
Et puisque la Semaine sainte approche, il faut évoquer la réédition faite en 2009 du livre de la Semaine sainte qui contient tous les offices avec textes en latin-français et mélodies grégoriennes, de quoi aider à bien suivre les cérémonies, tant les fidèles du dernier rang que les chantres grégoriens.
Ces didacticiels présentent des notions de base du chant grégorien ainsi que des applications pratiques pour les choristes.
Ce moyen est intéressant et peut être très utile; néanmoins, il a ses limites: une réelle formation au chant grégorien est réelle et immédiate, l'échange entre un enseignant et un enseigné; le suivi de formations sous forme de stages s'avère indispensable.
En attendant, vous gagnerez dans vos connaissances du chant grégorien à suivre ces didacticiels.