Cette vidéo artistique qui allie le son et l'image, le chant grégorien et les photos artistiques, a été vue plus de 100 000 fois sur Youtube. On ne pourra pas dire que le chant grégorien n'intéresse pas nos contemporains…
Le chant Libera me de la cérémonie de l'absoute.
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Avec l'année liturgique qui recommence, nous inaugurons une nouvelle rubrique qui comporte des séquences audio. Il s'agit de répétitions de pièces grégoriennes en temps réel, une répétition comme si vous y assistiez.
Pourquoi cette nouvelle rubrique?
Parce qu'elle est demandée. Il ne se passe pas une semaine sans que nous ayons une demande de formation en chant grégorien. Avec le motu proprio Summórum Pontíficum, l'intérêt pour ce que le concile Vatican II lui-même appelle «le chant officiel de la liturgie de l'Eglise» prend de l'ampleur, les demandes sont nombreuses.
Le volume 12 de la collection l'Année liturgique en chant grégorien vient de paraître. Il contient les vêpres et les complies du dimanche.
Mieux encore, il vous propose 25 hymnes des vêpres, propres aux différents temps liturgiques. Ces hymnes ont été composées à différentes époques; leur variété dans le style de composition musicale et textuelle en fait toute la richesse.
Cette variété produit une écoute agréable et permet de voyager au fil de l'année à travers les différents tableaux des mystères du Christ.
Le volume 13 : les motets grégoriens est en cours de production et paraîtra dans les premiers mois de l'année 2012.
Après plus d'un an de travail et une refonte de l'ouvrage, le voici disponible.
Bénéficiant d'un apport conséquent dans plusieurs de ses chapitres – surtout dans celui des cantiques – ce livre est de par son contenu une référence en matière de livre de chant liturgique.
Sa nouvelle maquette en fait un livre agréable et pratique dans son utilisation.
Le Saint-Siège a publié le 31 mai une lettre du pape écrite à l'occasion du centenaire de l'Institut pontifical de musique sacrée fondé par saint Pie X. Adressée au cardinal Zenon Grocholewski, préfet de la Congrégation pour l'éducation catholique et grand Chancelier de l'Institut, le cardinal en fit la lecture le 26 mai à l'ouverture du Congrès international de musique sacrée, tenu à Rome du 26 mai au 1er juin.
Benoît XVI y précise que l'initiative de saint Pie X, faisant suite au Motu Proprio Tra Le Sollecitudini du 22 novembre 1903, avait fixé le programme d'une profonde réforme de la musique liturgique dans la tradition de l'Eglise et hors de l'influence des genres profanes.
C'est un lieu commun de prétendre que le chant grégorien a subi une
décadence du XIIe siècle au XIXe siècle et qu'il a été «ressuscité»
grâce à l'action de Solesmes, laquelle école de Solesmes nous présente
aujourd'hui le grégorien tel qu'il aurait été ou qu'il devrait être.
L'école de Solesmes a elle-même beaucoup évolué au cours du XXe
siècle – ce qui est tout à son honneur – entre la théorie de Dom Mocquereau et la sémiologie de Dom
Cardine.
On est en droit de se poser un certain nombre de questions :
Y a-t-il une référence unique en matière d'interprétation de chant grégorien?
Et si l'on était en mesure de retrouver le style d'interprétation
ayant prévalu à l'époque de la création du grégorien (VIe-Xe siècles),
ce style serait-il encore valable au XXIe siècle?
D'ailleurs, qui nous dit que durant une période aussi large dans le
temps et l'espace géographique, un style unique aurait été adopté?
Chaque période ne considère-t-elle pas le chant liturgique à l'aune de ses propres critères?
Ne parle-t-on pas d'évolution ou de décadence suivant ces critères et l'attitude d'esprit du moment?
On le voit, la question du style d'interprétation du chant grégorien
est loin d'être résolue et nous n'avons aucune prétention à tirer des conclusions définitives. Le texte ci-dessous est extrait de l'ouvrage de Jacques
Viret: «Le chant grégorien et la tradition grégorienne» (pages 58-59,
édition L'Age d'Homme); il précise le status quaestionis, l'état de la
question. Cela permet déjà d'élargir le débat et d'éviter des
focalisations sur des systèmes ou des théories trop exclusives.
Les Alléluias sont nés à la fin du IVe siècle. Ils ont connu un
développement durant les siècles qui suivirent et qui, à Rome,
correspondaient à une période d'influence byzantine.
A l'origine, l'Alléluia est une acclamation hébraïque. Chez les
Juifs, elle fut utilisée avec une vingtaine de psaumes qu'on appelle les
psaumes d'Alleluja (psaumes 104 à 106,110 à 118,134 à 135, 145 à 150).
Cette acclamation était liée, à l'origine, à la considération des
merveilles du seigneur, ce qui en fait un cri de joie.